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Les avantages de l’ostéopathie pour les femmes enceintes et les jeunes mamans. Interview de Sarah Cavalier

Dans cette interview, Sarah Cavalier, ostéopathe spécialisée en périnatalité à Paris, nous éclaire sur les bienfaits de l’ostéopathie.

 

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KIDD’IZY : Bonjour Sarah Cavalier, vous êtes ostéopathe spécialisée en périnatalité à Paris. Pouvez-vous nous expliquer votre façon de travailler par rapport à d’autres professionnels ?

L’ostéopathie est une thérapie manuelle balistique. Le but de l’ostéopathe est de traiter le patient dans sa globalité. On traite les lésions dites « mécaniques » du corps qui entraînent des gênes fonctionnelles

Dans la prise en charge en périnatalité, cela reste de l’ostéopathie, avec les mêmes principes. La différence réside dans l’approfondissement des connaissances. Nous avons plus de boîtes à outils dans un panel plus varié, des observations plus rapides et des tests plus précis. Ces derniers permettent de détecter également si la prise en charge est de notre ressort, ou non. Il faut alors rediriger le nouveau-né et savoir l’expliquer aux parents.

Ces formations permettent donc beaucoup plus d’aisance dans la prise en charge des nourrissons. Mais surtout dans celle des parents, qui ont besoin d’être rassurés, d’avoir des conseils et qui sont souvent plus stressés que leurs enfants. Il faut qu’on soit présent pour eux afin de les accompagner au mieux.

En périnatalité, il faut prendre le temps de s’occuper du bébé et de la maman. Il est important, également, de détecter le moment où le bébé est dans un état de confort pendant la séance pour continuer dans ce mouvement-là et savoir quand il faut arrêter.

 

Que préconisez-vous comme suivi ostéopathique à une femme enceinte ? 

 

Je conseille à toutes les femmes enceintes une visite à chaque trimestre. La première visite devra être après la première échographie de datation. Elle permet de faire un point sur le début de grossesse, de traiter et prévenir les premiers maux, et éviter leur passage dans la chronicité au prochain trimestre voire au post-partum.

La deuxième visite sera au deuxième trimestre. Il s’agira de pérenniser le confort obtenu lors de la première visite. Également proposer des exercices ainsi que des postures d’auto-correction afin que la maman puisse se soulager.

La troisième visite, au troisième trimestre, se basera sur deux mots clés : espace et mobilité. On travaille sur le gain d’espace afin de faciliter la mobilité du mobile foetal et on travaille sur les structures afin d’aider la maman à supporter la double circulation et le poids. Il faut tout mettre en oeuvre sur cette dernière ligne droite afin d’optimiser le travail et l’expulsion ( l’accouchement ).

Le post-partum, qui est très souvent oublié, est très important. La maman doit être en forme. L’accouchement peut être traumatisant, on travaille donc sur la réorganisation posturale et viscérale afin d’optimiser une récupération générale.

 

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Pourquoi est-il conseillé de consulter un ostéopathe après son accouchement ? Et combien de temps attendre ?

Comme j’ai pu l’évoquer précédemment, c’est une séance presque essentielle. Elle va permettre de réévaluer la posture, redonner de la mobilité à des structures qui étaient soumises à des contraintes et relancer l’équilibre. C’est un temps pour la maman même s’il est vivement conseillé qu’elle soit accompagnée de son nouveau-né.

Après l’accouchement, presque tout tourne autour du nouveau-né, l’hôpital, la famille, les amis etc… Et la maman subit encore de nombreux changements autant internes qu’externes, physiques et psychologiques, expliquant d’ailleurs de nombreuses dépressions post-partum.

Le rééquilibre postural qui va être travaillé lors de cette séance d’ostéopathie va indéniablement moduler tous ces aspects. En théorie, le mieux est d’attendre le retour de couche. C’est-à-dire, environ 6 à 8 semaines après l’accouchement chez une femme qui n’allaite pas au sein, le temps que le travail interne post accouchement se fasse, avec notamment la chute des hormones, l’involution de l’utérus (reprend sa place), la cicatrisation d’une éventuelle épisiotomie etc… Mais en pratique, certaines femmes consultent avant.

 

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La kinésithérapie respiratoire du nourrisson est souvent une source de craintes pour les parents. Est-ce qu’une séance d’ostéopathie du nourrisson est aussi impressionnante ?

C’est une pratique qui fait beaucoup débat, notamment dans la prise en charge de la bronchiolite chez les nourrissons. Elle est décrite comme inconfortable voir même invasive. Cependant, les séances sont prescrites et remboursées.

Une séance d’ostéopathie du nourrisson est différente. Elle n’a déjà pas le même but et ne se déroule pas de la même façon.

On attend, tout d’abord, l’accord du nourrisson avant de commencer à le traiter. Il faut qu’il soit disposé à recevoir les soins.

Il arrive aussi que le nourrisson, pendant la séance, ait besoin de réconfort, d’être nourri, dans ce cas, je le rends aux parents. La séance se déroule au rythme de l’enfant et l’ostéopathe doit s’adapter.

 

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Les séances d’ostéopathie sont-elles complémentaires des séances de kinésithérapie ?

Oui à 1000 %. La kinésithérapie rééduque, travaille sur le renforcement musculaire. Tandis que l’ostéopathe travaille sur les blocages, relance la mobilité, travaille sur les postures, traite les troubles fonctionnels.

Quoi de mieux que de tout débloquer avant de rééduquer ? Le travail des ostéopathes potentialise réellement celui des kinésithérapeutes.

D’ailleurs, dans le torticolis congénital, comme on l’a vu précédemment, des séances de kinésithérapie sont prescrites.

Cependant, une séance d’ostéopathie auparavant permet de tout relâcher, avant que le kinésithérapeute travaille directement sur le muscle. Cela permettra de réduire les séances de kinésithérapeute et de pérenniser l’efficacité du traitement.

 

Le sommeil du bébé est une des questions les plus fréquentes de demande de conseils ou consultation. Peut-on réellement compter sur l’ostéopathie pour soulager les nuits des parents et des bébés ?

 

Le sommeil de bébé dépend de beaucoup de facteurs, aussi bien intrinsèques et extrinsèques. Or, la qualité de sommeil d’un bébé et d’un enfant est essentielle pour son éveil et son développement. Bien sûr, les parents peuvent compter sur l’ostéopathie pour soulager leurs nuits et celles de leur protégé.

L’ostéopathe interrogera les parents sur différents points afin de détecter un souci extérieur puis auscultera le corps de l’enfant à la recherche d’un inconfort quelconque. Il peut être crânien, digestif, ORL, ou bien une nervosité globale.

Le but est d’apaiser le bébé et le mener vers le chemin de la sérénité, aussi bien pour lui, que pour ses parents. Il faudra également accompagner les parents autour de conseils pour le couchage.

 

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Le torticolis congénital est méconnu. Quels signes les parents doivent impérativement surveiller? Comment agissez-vous pour « débloquer » un torticolis congénital?

En effet, il existe 3 types de torticolis congénitaux : le musculaire, le postural et l’osseux.

Le plus fréquent est le torticolis congénital musculaire. Celui-ci est caractérisé par soit, une mauvaise position de la tête qui est dûe à un spasme musculaire, soit une contraction permanente d’un muscle, appelé SCOM (Sterno-Cléido-Occipito-Mastoïdien). Cela peut former une olive, voire une boule dans le cou du nouveau-né. Il est souvent visible entre la 2e et la 4e semaine de vie.

La mauvaise position, elle, est caractérisée par le port de la tête en inclinaison du côté du muscle spasmé et une rotation de l’autre côté.

Ainsi, si les parents constatent que le nouveau-né a la tête posée sur son tronc toujours de la même façon, qu’il a des difficultés à tourner la tête, qu’il s’énerve ou est très douloureux au change, alors il faut consulter.

La consultation précoce est très importante car si tout le système se fixe et reste comme cela, une plagiocéphalie risque de pointer le bout de son nez.

Après tous nos tests neurologiques, et comme pour toute séance, on recherche toutes les zones en manque de mobilité et on travaille dessus afin de les libérer.

 

Les enfants ont de plus en plus tôt des appareils dentaires. Cependant, cela a un effet néfaste sur les structures crâniennes. Est-il conseillé de voir un ostéopathe ?

Je ne parlerais pas d’effet néfaste sur la structure crânienne mais bien de contrainte. En effet, on adjoint une structure rigide sur une structure osseuse en croissance et donc qui doit être mobile.

Il y a plusieurs écoles. Certains orthodontistes veulent s’aider de la croissance de l’enfant et donc contrôler précocement en denture mixte ou lactéale afin de corriger les mauvaises positions et les mauvaises occlusions. C’est plutôt de l’orthopédie dento-faciale.

D’autres orthodontistes préfèrent attendre la denture définitive, aux alentours de 12 ans, avec le pic pubertaire, avec un dernier potentiel de croissance.

Dans tous les cas, il est fortement conseillé de consulter un ostéopathe avant, pendant, et après le traitement orthodontique. Mais également en podologie, puisque nous touchons à l’entrée de la posture.

Il faut rééquilibrer correctement le reste de la posture au même titre que la vue afin d’éviter des compensations, comme par exemple, l’apparition d’une scoliose.

Effectivement, consulter un ostéopathe avant, pendant et après le traitement permettra de relâcher les tensions, de travailler sur la mobilité et cela peut réellement potentialiser le travail orthodontique, voire l’accélérer.

 

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On dit souvent qu’en une séance d’ostéopathie, le patient doit voir une amélioration. Confirmez-vous ces dires ?

Alors, chaque patient arrive avec ses bagages, ses douleurs plus ou moins récentes, plus ou moins sensibles, son environnement (son travail, sa famille, ses activités, son histoire, son état psychique, physique) et tout cela face à une séance qui doit durer en moyenne 45 minutes.

Chaque patient est différent et réagit donc différemment. De ce fait, selon moi, on ne peut pas dire que le patient doit obligatoirement ressentir une amélioration en une séance.

Mais en tout cas, il doit constater un changement, soit positif, soit négatif. Le praticien doit cependant être capable d’expliquer au patient ce qu’il a fait, dans quel but, s’il doit le revoir et dans combien de temps.

 

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Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter la page professionnelle de Sarah Cavalier, ostéopathe spécialisée en périnatalité, membre du réseau certifié Kidd’izy. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Sarah et contacter Sarah ici.

 

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Addictions & drogues enceinte : comment les maîtriser pour le bien de bébé?

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Addictions: beaucoup de femmes en souffrent. Quelles sont les conséquences sur bébé sur le court et le long terme? Comment les aider à décrocher?

 

On sait  que l’usage de drogues est fortement déconseillé durant la grossesse et l’allaitement. Les conséquences des addictions sont néfastes pour le fœtus et le nouveau-né.

Mais au lieu de blâmer les femmes accros à différentes substances, il semble que les accompagner et les assister dans leur quête de sobriété soit une méthode plus efficace pour leur permettre d’arrêter.

Une étude américaine (1) a récemment montré que la période la plus propice au développement d’une addiction est de 18 à 29 ans. La période reproductive s’étend, elle, de 18 à 44 ans.

 

De nombreuses femmes concernées

D’après des statistiques américaines, qui se vérifient aussi en Europe et en Australie :

 5,9% des femmes enceintes utilisent des drogues illicites, 8,5% boivent de l’alcool et 15,9% fument des cigarettes.

Par conséquent, 380 000 foetus sont exposés à des drogues illicites, 550 000 à l’alcool, et plus d’un million au tabac aux États-Unis. Les drogues utilisées les plus communes sont la nicotine, suivie de l’alcool, du cannabis, et des drogues dures comme la cocaïne et les opiacés. Selon l’OMS, le cannabis est la substance illicite dont la consommation est la plus répandue dans le monde, suivi des amphétamines et des opiacés.

 

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Des conséquences des drogues légales néfastes pour le bébé…

Connaître les conséquences des addictions sur leur nouveau-né pousse  de nombreuses futures mères à stopper leur consommation. Effectivement, 96% des femmes alcooliques, 78% de celles consommant du cannabis, 73% des cocaïnomanes et 32% des fumeuses réussissent à s’abstenir durant leur grossesse.

Par contre, la consommation de drogues augmente après l’accouchement. Seulement trois mois après ce dernier, 58% des anciennes fumeuses, 51% des anciennes alcooliques, 41% des femmes consommant du cannabis et 27% des anciennes cocaïnomanes reprennent.

 

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La consommation excessive d’alcool durant la grossesse augmente le risque de fausse-couche, et de mort prématurée du nouveau-né.

En plus de cela, les bébés naîtront généralement plus tôt, et seront plus petits. Ils pourraient aussi souffrir d’un retard de développement neuronal.

Sur le long terme, l’enfant aurait des difficultés cognitives et sociales. Il pourrait en effet avoir plus de mal à apprendre à parler et à s’exprimer. Ces conséquences le suivront jusqu’à l’âge adulte.

Une consommation très occasionnelle d’alcool n’aurait pas ces conséquences.

La consommation de tabac a des conséquences directes sur bébé. Le cordon ombilical pourrait être touché, le risque de fausse couche augmente, le poids de naissance sera plus faible. Les risques de mortalité infantiles augmentent aussi.

La fumée secondaire est aussi très dangereuse pour le nouveau-né. Elle peut causer des infections respiratoires et auditives, des retards de développement cognitifs et comportementaux. Les femmes fumeuses avant la grossesse sont plus propices d’arrêter l’allaitement rapidement pour pouvoir reprendre la consommation de cigarettes.

 

…et illégales.

La consommation de cannabis est également déconseillée. Les mythes selon lesquels elle serait inoffensives sont faux. Les conséquences incluent une naissance prématurée, et un poids faible. Le développement du cerveau du bébé et de l’adolescent, l’attention, ainsi que ses développements comportementaux et cognitifs pourraient aussi s’en trouver négativement affectés.

La consommation d’autres drogues est aussi fortement déconseillée. Seulement, peu d’études arrivent à isoler la consommation d’autres drogues que la cigarette ou l’alcool, pour en déceler leurs conséquences propres.

Elles s’accompagnent généralement d’une faible attention de la mère envers l’enfant et d’une instabilité du foyer peu propice au développement de l’enfant.  

 

 

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Comment se sortir de ses addictions pour le bien-être de l’enfant?

Il existe de nombreux services capables d’accompagner la personne dépendante. Pour celles souffrant d’addiction, des centres spécialisés de discussion et d’accompagnement leur permettent d’apprendre à prendre soin d’elles-mêmes et leur enfant. Les fumeuses en sont quant à elles remises à leur volonté, et à la certitude qu’arrêter de fumer ne pourra qu’avoir des conséquences positives sur leur vie et celle de leur enfant.

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Kidd’izy est le 1er réseau de  professionnels santé & bien-être, certifiés et spécialistes de la maternité et parentalité. Vous pouvez répondre à ce  questionnaire d’orientation, afin d’être orienté individuellement vers les professions qui correspondent à vos besoins.

 

Source :
(1) Substance use during pregnancy. Ariadna Forray.

Fausses couches à répétition : à chaque cause sa solution

On parle de fausses couches à répétition quand une femme perd un bébé au moins trois fois à la suite. Dans de tels cas, il est tentant de désespérer quant à la possibilité d’avoir un enfant.

Une récente étude revient sur ce phénomène qui touche 2 à 5% des couples en détaillant les causes et les solutions existantes.

 

Une grossesse sur quatre se finit en fausse couche. Ainsi, une femme sur trois connaît une fausse couche dans sa vie. Ce n’est donc pas un phénomène rare, et même plutôt connu.

En revanche, les fausses couches à répétition sont un phénomène un peu moins connu du grand public. Pourtant, il toucherait 2 à 5% des couples.

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Un article universitaire canadien publiée en mai 2017 réalise une étude de fond du phénomène. Il présente toutes les causes pouvant mener aux fausses couches à répétition et les solutions existantes aujourd’hui.

 

Alors, quelles causes ? Et surtout quelles solutions ?

 

Une grossesse sur quatre se finit en fausse couche. Ainsi, une femme sur trois connaît une fausse couche dans sa vie. Ce n’est donc pas un phénomène rare, et même plutôt connu. En revanche, les fausses couches à répétition sont un phénomène un peu moins connu du grand public. Pourtant, il toucherait 2 à 5% des couples.

 

 

Causes directement liées à l’utérus.

  • Les causes.

Selon l’étude, 19% des femmes subissant des fausses couches à répétition ont une anomalie utérine. Celle-ci peut être de différente nature :

  • Myome : tumeur bénigne formée de muscles ou de fibres. Il concerne 4,5% des femmes étant sujettes à des fausses couches à répétition.
  • Polype endométrial : masse dans la paroi interne de l’utérus. 2-3% des femmes ayant connu plusieurs fausses
  • Syndrome d’Asherman : maladie utérine causant la formation de tissus de cicatrisation dans l’utérus. Elle peut avoir lieu après une opération.
  • Anormalités congénitales, dûes à un développement anormal du canal de Müller dans l’embryon. Le canal de Müller se développe chez le bébé pour devenir les trompes de Fallope et l’utérus. On en retrouve chez 10% des femmes ayant eu plusieurs fausses couches.
  • L’endométritite chronique. C’est une infection de l’endomètre.

 

  • Les solutions.

Plusieurs solutions existent selon la cause :

  • Si la femme présente un myome, alors une opération peut suffire à enlever la tumeur.
  • Les polypes endométrials peuvent être enlevés par chirurgie hystéroscopique. Celle-ci consiste à utiliser un hytéroscope, permettant de voir directement l’intérieur du vagin.
  • Contre les adhérences, une solution est l’adhésiolyse. C’est une opération qui consiste à couper ces adhérences. En revanche, l’efficacité de cette opération est encore à relativiser : dans 85% des cas, les adhérences se reforment après une adhéliolyse.
  • Selon le type d’anormalités congénitales que la femme présente, il existe différentes opérations menant toutes à la possibilité de concevoir un enfant à terme.

 

Causes liées à la coagulation sanguine.

  • Le syndrome des antiphospholipides : c’est une perturbation de la circulation sanguine due à la formation de caillots de sang. Le traitement contre ce syndrome est actuellement l’aspirine et l’héparine à petite dose. En effet, ces médicaments fluidifient le sang et donc empêchent la formation de caillots.

 

  • Une thrombose. Le problème est le même que le précédent : la coagulation sanguine. Autrement dit, une sorte de caillot, le thrombus, bouche un vaisseau sanguin.

Une étude menée sur presque 1300 femmes a montré l’inefficacité partielle des traitements anticoagulants, tels que l’aspirine. Les anticoagulants demeurent cependant le meilleur traitement pour les femmes faisant des fausses couches à répétition et souffrant de thromboses.

 

 

 

Causes de type hormonales.

  • L’hyperprolactinémie. Derrière ce mot très compliqué se cache en fait l’augmentation excessive d’une hormone, la prolactine, sécrétée pendant la grossesse. Il existe des traitements très simples (comme ….) pour réguler la production de cette hormone.

 

  • Les problèmes de thyroïde. La thyroïde est une glande située dans le cou produisant des hormones. Un problème lié à cette glande entraîne des dérèglements hormonaux pouvant mener à des fausses couches successives, voire l’infertilité. Il n’y a cependant pas de consensus sur le lien existant entre thyroïde et fausses couches à répétition.

 

Causes dues à l’environnement de vie

Une des premières causes des fausses couches à répétition dues au style de vie est l’obésité. On compte également le tabac, la caféine (plus de deux tasses par jour) et bien évidemment l’alcool et la cocaïne.

Il existe également des causes psychologiques. Mais le lien est difficile à prouver. Par conséquence, la recherche sur les traitements est assez faible.

 

Causes génétiques.

Enfin, il existe des causes génétiques pour lesquelles les femmes font des fausses couches à répétition. Ces causes viennent d’anomalies chromosomiques. Il existe donc peu de traitements pouvant aider à la fertilité dans ce genre de cas.

Mais il ne faut pas désespérer : l’IVG est citée par les chercheurs canadiens comme étant une solution toujours possible.

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Il existe de nombreuses causes pouvant mener à faire des fausses couches à répétition. Mais gardez espoir !

Si vous avez subi une ou plusieurs fausses couches, vous pouvez contacter un professionnel de la périnatalité sur Kiddizy, de formation médicale, para-médicale ou acteur du bien-être, et qui pourra vous accompagner dans votre désir d’être parents !

 

Source : Recurrent pregnancy loss: current perspectives. Hady El Hachem, Vincent Crepaux, Pascale May-Panloup, Philippe Descamps, Guillaume Legendre, and Pierre-Emmanuel Bouet

La sophrologie: une méthode complémentaire de préparation à la naissance.

Dans cet interview, Géraldine Perrone, sophrologue spécialisée en périnatalité, nous explique les bienfaits de la sophrologie lors de la préparation à la naissance de son bébé.

 

 

KIDD’IZY : Bonjour Géraldine Perrone, vous êtes sophrologue à Paris, spécialisée en périnatalité. La sophrologie c’est une  méthode complémentaire de préparation à la naissance, pouvez-vous nous en dire un petit peu plus ?

 

Géraldine Perronecontrairement aux sages femmes, qui vont plus accompagner la personne de façon technique sur le déroulement de leur grossesse, moi, je vais accompagner en tant que sophrologue cette future maman sur la préparation à la naissance.

Il faut savoir que quelque soit l’accouchement, que ce soit par voie naturelle ou par césarienne, cela engendre un certain stress, une certaine angoisse, peur qui peut être liée à un échec d’un accouchement qui ne  s’est pas forcément bien passé.

 
Si vous souhaitez regarder directement la vidéo de l’interview :
 
 

 

De ce fait, on va les conditionner dans du positif afin de gérer leurs émotions, ce qui va leur permettre de pouvoir vivre sereinement cette préparation à la naissance

Évidemment, nous allons essentiellement travailler sur la respiration.

Nous allons accompagner ces femmes à partir du quatrième mois, et ce, jusqu’à l’accouchement. Il va falloir répéter à chaque fois ces respirations afin de pouvoir justement mieux gérer ses contractions.

Nous allons travailler aussi sur la préparation à la naissance, dans le sens où, elles vont se projeter sur la visualisation de ce moment. C’est-à-dire, nous allons commencer par la sortie de la maternité se voyant positive après un moment qui s’est déroulé de façon sereine.

On va essayer aussi de les visualiser avant la naissance, où elles vont préparer leurs valises, se diriger vers la clinique ou l’hôpital.

Ensuite, on va pouvoir se projeter pendant ce moment d’accouchement, où elles vont évidemment se visualiser de façon sereine et détendue.

Après cela, nous reprenons tout le déroulement de la préparation à la naissance.

 

 

C’est un vrai travail de projection en somme

Exactement, afin de l’amener vraiment dans le positif et surtout dans le fait de toujours visualiser les choses de façon sereine.

 

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter la page professionnelle d’ Géraldine Perrone, sophrologue certifiée RNCP et membre du réseau certifié Kidd’izy, vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Géraldine et réserver une consultation ici.

Antalgiques chez la femme enceinte : perturbateurs endocriniens?

 

Les antalgiques sont des médicaments courants voire quotidiens pour certaines femmes. Pourtant, la pharmacovigilance est peu claire à ce sujet. Ainsi, certaines études mènent des expériences pour étudier les perturbations endocriniennes dues à la prise d’antalgiques pendant la grossesse. 

 

L’aspirine, le paracétamol et l’ibuprofène sont trois antalgiques très courants. Ce sont des antidouleurs. On les retrouve dans de nombreux médicaments délivrables sans ordonnance, comme le doliprane par exemple.

Si la consommation est autorisée pour les femmes enceintes, que dit la pharmacovigilance vis-à-vis de ces antalgiques légers ? L’exemple du scandale à propos de l’Uvestérol  interpelle : la pharmacovigilance peut avoir un temps de retard.

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Plusieurs études s’intéressent à l’impact de la prise d’antalgiques pendant la grossesse sur le bébé. Les effets peuvent être visibles juste après la naissance comme jusqu’à l’adolescence. On parle surtout de perturbations endocriniennes.

 

Kidd’izy vous propose une synthèse des études récentes sur le sujet.

 

Une étude antalgiques danoise publiée en décembre 2016 (1) prend un échantillon large de femmes enceintes pour étudier l’impact de la prise d’antalgiques légers pendant la grossesse. Les chercheurs s’intéressent plus particulièrement à la distance ano-génitale. Cette distance est utilisée comme mesure de l’exposition aux hormones pendant la grossesse. Elle augmente lorsque le fœtus mâle est exposé à la testostérone.

 

Antalgiques pendant la grossesse : perturbateurs endocriniens pour les petits garçons.

Une étude danoise publiée en décembre 2016 (1) prend un échantillon large de femmes enceintes pour étudier l’impact de la prise d’antalgiques légers pendant la grossesse.

Les chercheurs s’intéressent plus particulièrement à la distance ano-génitale. Cette distance est utilisée comme mesure de l’exposition aux hormones pendant la grossesse. Elle augmente lorsque le fœtus mâle est exposé à la testostérone.

2500 femmes sont ainsi étudiées pendant les 28 premières semaines de leur grossesse. Leurs enfants sont examinés à leurs 3 mois. 40% d’entre elles ont pris pendant ce temps d’observation des antalgiques légers (aspirine, doliprane etc.).

Ils observent que la distance ano-génitale est réduite pour les bébés garçons dont la mère a pris des antalgiques légers pendant la grossesse. Ils en déduisent que la prise d’antalgiques pendant la grossesse peut mener à des perturbations endocriniennes sur le fœtus.

 

Antalgiques pendant la grossesse : pas de risque de cryptorchidie chez les petits garçons.

 La cryptorchidie est l’absence d’un ou deux testicules, ou la location anormale et inaboutie d’un testicule.

Une étude datant de 2012 (2) mène une expérience sur 3184 femmes aux Pays-Bas. Il s’agit de voir quel est l’impact de la prise d’antalgiques sur le risque de cryptorchidie. Ces femmes ont répondu pour cela à 3 questionnaires, correspondant aux trois trimestres de grossesse.

Ces chercheurs néerlandais montrent que la prise d’antalgiques pendant la période où la différenciation sexuelle se fait augmente le risque le bébé garçon ait un problème au niveau de la formation de ses testicules.

La différenciation sexuelle se fait les 15 premières semaines. En général, à partir de la 16ème semaine, on est capable de voir le sexe de l’enfant lors de l’échographie.

Ce résultat est cependant à nuancer. En effet, une étude publiée en mai 2017 (3) revient sur toute la littérature précédente concernant le lien entre antalgiques et cryptorchidie. Cette méta-analyse reprend ainsi 10 études sur 350 précédemment publiées. La conclusion de ces chercheurs est que le lien entre antalgiques et cryptorchidie est très faible.

La pharmacovigilance au niveau de l’impact des antalgiques est donc encore assez indécise sur les conseils à donner.

 

Enfin, une antalgiques autre perturbation endocrinienne régulièrement citée est l’hypospadias. L’hypospadias est une malformation du pénis, faisant que l’ouverture de l’urètre se situe dans la face intérieure du pénis au lieu de son extrémité. Elle touche le fœtus masculin lors de la grossesse.

 

Antalgiques pendant la grossesse : risque d’hypospadias chez les petits garçons.  

Enfin, une autre perturbation endocrinienne régulièrement citée est l’hypospadias. L’hypospadias est une malformation du pénis, faisant que l’ouverture de l’urètre se situe dans la face intérieure du pénis au lieu de son extrémité.  Elle touche le fœtus masculin lors de la grossesse.

L’étude néerlandaise précédemment citée s’intéresse également à l’impact de la prise d’antalgiques sur les risque d’hypospadias. C’est un phénomène qui touche encore exclusivement les petits garçons. Les chercheurs trouvent que parmi les cas d’hypospadias relevés, 32% d’entre eux sont des cas où une prise d’antalgiques a été notifiée pendant la grossesse. Par comparaison, 29,9% des enfants en bonne santé ont une mère ayant pris des antalgiques, pendant la grossesse.

Il existe donc un risque supplémentaire d’hypospadias chez les petits garçons dû à la prise d’antalgiques mais celui-ci reste relativement faible.

Le travail de pharmacovigilance à propos de la prise d’antalgique est donc encore incomplet. Kidd’izy vous recommande de contacter des professionnels certifiés pour vous conseiller à propos de la prise d’antalgiques pendant la grossesse. N’hésitez pas à en parler à votre médecin ou naturopathe spécialisé en maternité.

 

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Sources :
(1) Maternal use of mild analgesics during pregnancy associated with reduced anogenital distance in sons: a cohort study of 1027 mother–child pairs
(2) Intrauterine exposure to mild analgesics during pregnancy and the occurrence of cryptorchidism and hypospadia in the offspring: the Generation R Study
(3) Analgesia use during pregnancy and risk of cryptorchidism: a systematic review and meta-analysis.

Quels signes montrent que le bébé reçoit assez de lait? Par Carole Hervé et Kidd’izy

Dans cet interview, Carole Hervé, consultante en lactation IBCLC, explique les signes permettant de savoir si le bébé reçoit assez de lait.

 

 

KIDD’IZY : Bonjour Carole, vous êtes consultante en lactation IBCLC à Paris. Est-ce que vous pouvez m’expliquer les signes qui montrent que le bébé reçoit assez de lait ?

 

Alors, c’est très pragmatique,  c’est du bon sens. Peut-être que vous avez remarqué lorsque le bébé vient de naître, il émet des selles qui sont très noires un peu vertes collantes qu’on appelle le méconium, il va les avoir pendant quelques heures, quelques jours.

Au-delà du troisième jour, les selles doivent changer de couleur, au départ elles doivent être un petit peu verdâtre jaune verdâtre puis elles deviennent jaunes d’or un petit peu comme de la Savora, c’est légèrement granuleux, très liquide et jaune d’or, l’odeur est relativement acceptable, ce n’est pas nauséabond.

Alors d’une manière très simple et très pragmatique, si le bébé reçoit la quantité de lait dont il a besoin pour bien grandir, il élimine. Un bébé allaité qui reçoit suffisamment de lait à partir du troisième jour qui suit sa naissance va émettre au moins trois selles de la taille de la paume de la main de sa maman par période de 24 heures.

Il doit également mouiller 5 à 6 couches par 24 heures. C’est un minimum, les bébés sont capables d’en faire largement plus. C’est un critère qui nous montrent réellement que le bébé reçoit tout le lait dont il a besoin pendant les jours qui suivent sa naissance.

 

Si vous souhaitez regarder directement la vidéo de l’interview :

 

D’autres facteurs …

 

Certes, il y en a d’autres que l’on peut prendre en compte. Par exemple, lorsque le bébé tète, on voit ses joues se creuser, c’est un petit peu comme le jabot du pélican qui est sourd, puis un petit mouvement d’oreilles et le bébé avale… on sent un mouvement ample.

On entend peut-être des petites déglutition, parfois, c’est très audible ou discret. Cependant, il est vrai que si vous n’avez pas l’habitude d’observer cela, demandez à un professionnel de vous montrer ce qui se passe quand le bébé tète, il doit recevoir du lait.

En revanche, le bébé ne reçoit pas du lait en continu: il tète puis il déglutit et il respire en même temps. Parfois, il fait des petites pauses puis recommence, c’est comme ça que se passe toute la tétée.

Globalement, le bébé va téter 8 à 12 fois par 24 heures, ça va lui permettre de recevoir tout le lait dont il a besoin et ça permet d’installer la lactation de sa maman, puis, forcément il élimine.

Il y a des moments, un petit peu plus tard dans la vie du tout petit, aux alentours de trois semaines où on part du principe que le bébé prend au moins 25 grammes par 24 heures, entre 25 et 35 grammes en moyenne. Il a des couches, qui lorsqu’elles sont présentes, sont abondantes.

Puis, il peut se passer des moments où il va espacer davantage ses selles, il peut avoir une selle par semaine. Maintenant ces phénomènes de selles rares sont dans un contexte très précis. C’est-à-dire que le bébé a des gaz, il urine bien, n’a pas d’occlusion intestinale, il n’a pas mal au ventre, il n’est pas malade, il tête, il déglutit, on le voit faire, il boit suffisamment et régulièrement et lorsqu’il y a une selle il y en a vraiment partout. C’est un phénomène qu’on appelle « les selles rare d’un bébé allaité » mais c’est un cadre très précis avec un bébé qui prend bien ses 25-35 grammes par jour en moyenne.

 

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Je peux vous citer une anecdote. Je me souviens, une fois, j’ai reçu un e-mail d’une maman inquiète, légitimement inquiète, puisque son bébé de 18 jours n’avait pas émis de selles depuis six jours et il était 60 grammes en dessous de son poids de naissance.

Je vous avoue que lorsque j’ai vu cet email mon coeur a fait des bonds, je me suis précipitée sur mon téléphone en demandant au papa d’aller chercher du lait artificiel pour en donner au bébé, puis de me rappeler deux heures plus tard pour m’assurer que le bébé allait bien. Ce bébé recevait manifestement peu de lait, en tout cas, en quantité insuffisante, c’est pour cette raison qu’elle n’émettait pas de selles.

Ce n’était pas un cas de figure de selles rares. Alors je vous rassure, la petite Tery va très bien, je crois même qu’elle a été allaitée plus d’un an, on a su relancer la lactation. Cependant, c’est vrai que la maman avait eu une inquiétude légitime, mais elle était un peu fatiguée, elle n’a pas eu les bons repères pour réagir. Il a fallu, par la suite, plus d’efforts pour relancer la lactation. C’est pourquoi, j’aime bien insister sur les repères du départ, quand on sait réellement comment réagir dès le début, on facilite notre vie par la suite et celle du bébé ainsi que la santé du bébé également.

 

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter la page professionnelle de Carole Hervé, consultante en lactation IBCLC, 1ère certification en novembre 2011. Elle exerce des consultations d’allaitement au domicile de la maman ou en cabinet, membre du réseau d’experts certifiés Kidd’izy, vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Carole et réserver une consultation ici.

Le cododo ou partage de lit avec son enfant est-il dangereux ?

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Nombreuses sont les croyances autour du fait qu’il faille dormir ou non avec son nouveau-né. Souvent contradictoires, certaines clament haut et fort que cette pratique, appelée communément « cododo » pourrait être mortelle pour l’enfant. D’autres prétendent le contraire. Mais qu’en est-il vraiment ?

 

Une étude américaine s’est intéressée au sujet en 2011 (1). Elle cherchait à rétablir la vérité quant aux nombreuses propositions qui circulent autour du sujet. Ses résultats furent quelque peu contradictoires, mais certaines conclusions intéressantes peuvent en être tirées. Un autre étude publiée en 2012 regroupait les résultats de onze études ayant été faites dans les années 2000 (2). 

 

 

Une pratique qui peut être bénéfique ou pas en fonction des relations familiales

 

Le terme anglais « co-sleeping », littéralement traduit en français par le terme « co-dodo », se définit comme le fait de dormir dans le même lit que son nouveau-né. L’étude américaine a montré qu’en fonction des relations familiales, la pratique peut avoir différents effets sur l’enfant. Lorsque les relations familiales sont bonnes, tendres et chaleureuses, le « co-dodo » pourrait être bon pour l’enfant. En effet, sentir la présence et l’affection de ses parents lorsqu’il dort ferait qu’il se sente en sécurité. Cela aurait des conséquences positives sur son développement.

 

 

 

Au contraire, si les relations familiales sont tendues et hostiles, la pratique pourrait être néfaste au bon développement du nouveau-né. En effet, bien qu’il ne sache pas encore les exprimer, un enfant ressent les choses, et la présence ou non d’amour au sein du cocon familial.

Dans ce cas là, les difficultés à trouver le sommeil pourraient être accentuées pour le bébé. Toutefois, la qualité des relations familiales est difficilement chiffrable, et établir si une famille est suffisamment chaleureuse pour que la pratique soit bénéfique pour l’enfant est difficile, si ce n’est impossible.

 

 

Avec modération si vous êtes fumeur ou buveur

 

L’étude évoquée dans l’introduction et publiée en 2012 s’est intéressée à diverses études, et en a regroupé les résultats. La conclusion est plutôt claire. Dormir dans le même lit que son nouveau-né peut être dangereux pour ce-dernier. En effet, la pratique du co-dodo est un facteur qui augmente les risques de mort subite du nourrisson. Bien que cette étude ne dise pas que la pratique soit à proscrire, il faudrait faire attention et la pratiquer avec modération.

 

 

 

Faites d’autant plus attention si vous êtes fumeur, ou si vous avez bu. En effet, la qualité de votre sommeil est affectée par votre consommation de cigarette ou d’alcool. De nombreuses études le prouvent, et notamment une étude chinoise, publiée en 2017 (3), qui s’intéresse à la qualité du sommeil des jeunes adultes. Ce derniers sont aussi les plus propices à donner la vie, ce qui rend cette étude particulièrement intéressante. 36% des jeunes adultes fumeurs disaient qu’ils ne dormaient pas bien. Une consommation plus importante de cigarettes corrélait avec une moins bonne qualité de sommeil.

Un sommeil agité pourrait être néfaste pour bébé, qui se trouvera réveillé en pleine nuit. En plus de cela, une agitation nocturne pourrait être dangereuse pour votre enfant.

 

 

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Faites attention sans pour autant devenir paranoïaque

 

Il est nécessaire de prévenir tout ce qui pourrait atteindre le bien-être de l’enfant.  Aujourd’hui le risque de mort subite du nourrisson est très faible. Il suffit de se pencher sur les statistiques. Sur 100 000 naissances, le nombre de cas de mort subite ne s’élevait qu’à 40,1 au niveau national en 2009, et réduit d’année en année (4). Cela s’explique par les progrès de la médecine et une meilleure prévention.

 

Chez Kidd’izy, vous trouverez des conseils de qualité, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiés récemment, notamment les recommandations de position pour coucher son enfant sur le dos et désormais sur le côté.

 

Pour plus de conseils sur le partage de lit avec votre enfant, et si vous avez plus de question, un expert peut vous conseiller via Kidd’izy. Pour plus de conseils sur la façon de gérer le sommeil de votre enfant, un expert en périnatalité peut vous conseiller, sage-femme, ostéopathe, infirmière puéricultrice, et bien d’autres.  Choisissez en transparence celui qui vous convient sur Kidd’izy.

 

Sources :
 
(1) Bed Sharing and the Risk of Sudden Infant Death Syndrome : Can We Resolve the Debate ? Mechtild Venneman, et al. 2011.
(2) A Review of the Risks and Benefits of Co-sleeping. 2011. Blair Tyler, Pacific University.
(3) Nicotine Dependence and Sleep Quality in Young Adults. 2017. EN Dugas, et al.
(4) Les morts inattendues des nourrissons de moins de 2 ans, Enquête nationale 2007-2009. Juliette Bloch, Pierre Denis, Delphine Jezewski-Serra.

Quelles sont les différentes techniques de portage ?

Techniques de portage

Dans cet interview, Florence Gourdin, puéricultrice et instructrice en massage bébé à l’AFMB, aborde le sujet des différentes techniques de portage.

 

Techniques de portage

 

KIDD’IZY : Bonjour Florence Gourdin, vous êtes puéricultrice et instructrice en portage bébé. Quelles sont les différentes techniques de portage ? Et quelle est celle que vous recommandez ?

 

Florence Gourdin : c’est vrai qu’il existe plusieurs types de portage, plusieurs types d’écharpe, moi ce que je recommande c’est la plus facile quelque part c’est l’écharpe la plus longue et avec le noeud de base. C’est-à-dire un croisé sur les épaules et dans le dos, dans lequel on va glisser le bébé. L’avantage de ce portage, c’est qu’on met en premier l’écharpe donc on fait le croiser et seulement ensuite une fois que c’est installé on va pourvoir y mettre le bébé. Ce qui est assez rassurant et sécurisant puisque l’écharpe est suffisamment tendue au préalable. Une fois que le bébé est installé dedans, on va installer bébé soit en position hamac, soit ce qui est possible avec l’enfant quand il grandit les premières semaines ou les premiers mois, c’est de le mettre en face à face.

 

Si vous souhaitez regarder directement la vidéo de l’interview :

 

 

Néanmoins, l’inquiétude des parents est présente :  Est-ce qu’il ne risque pas de tomber ? Est-ce que le noeud est assez serré ? L’ avantage du noeud de base c’est que l’on règle vraiment bien l’écharpe avec une bonne tension, le croiser fait que l’enfant est maintenu à plusieurs endroits et n’est pas maintenu seulement grâce au noeud. Il est maintenu grâce à un pan qui passe dans un deuxième temps  et au pan supplémentaire qui vient consolider l’ensemble.

 

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Donc c’est un portage qui est sécurisé et facile puisque si on va en promenade, ou chez le pédiatre, si il y a besoin de sortir le bébé de l’écharpe et bien l’avantage c’est que l’on peut ressortir le bébé sans tout enlever et le remettre quand on a choisi de repartir. Donc c’est un mode de portage vraiment facile et très confortable. 

 

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter la page professionnelle de , Florence Gourdin, infirmière puéricultrice diplômée depuis plus de 15 ans exerçant dans les services de néonatologie et de maternité, membre de l’AFMB et du réseau certifié Kidd’izy, vous pouvez en savoir plus l’expérience, les prestations, les tarifs de Florence et réserver une consultation ici.

Les effets de l’accouchement sur le couple

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La question des conséquences de l’arrivée d’un bébé sur le couple est très importante. En effet, la relation entre les parents a un impact sur le développement de l’enfant à court et long terme.

 

L’heureux évènement que représente l’arrivée du nouveau-né peut diminuer la qualité de la relation du couple. Une étude américaine (1) s’est intéressée aux huit premières années du mariage. Durant ces années,  les couples ont statistiquement plus de chances de fonder une famille. Les résultats sont clairs : une détérioration des relations a lieu lors de la transition à la condition parentale. C’est pourquoi il est indispensable pour les nouveaux parents de consacrer du temps à leur couple même si une nouvelle priorité arrive soudainement dans leurs vies.

 

Une détérioration globale de la qualité de la relation

L’étude crée différents indicateurs permettant de mesurer la qualité de la relation. Il est intéressant de remarquer que l’importance de la détérioration perçue n’est pas la même chez l’homme et chez la femme. En effet, la femme perçoit une détérioration plus importante que son mari. Ce dernier aurait tendance à plus s’investir dans la relation en conséquence de l’arrivée de l’enfant.

infirmière puéricultrice

 

Les problèmes du couple et les conflits auraient quant à eux tendance à s’intensifier, dû à l’arrivée du nouveau-né. Ce n’est donc pas un hasard si le nombre de divorces est plus important lors des premières années de mariage, au cours desquelles les couples sont le plus enclins d’avoir un enfant. Le pic des divorces se trouve après 5 ans de mariage selon les dernières statistiques de l’INSEE.

 

La détérioration ne dépend pas seulement de l’arrivée de bébé

Il est vrai que l’arrivée d’un nouveau-né est un bouleversement pour le couple. Toutefois, la qualité de la relation précédant l’arrivée du bébé est le principal indicateur de la durabilité de cette dernière suite à l’accouchement.

De nombreux facteurs difficilement chiffrables entrent en compte dans l’évolution de la relation parentale. Les chercheurs en évoquent plusieurs, comme par exemple, la communication au sein du couple, ou son histoire. Alors que globalement la qualité de la relation se détériore, 7% des nouvelles mères, et 15% des nouveaux pères déclarent une augmentation de leur satisfaction relationnelle (1).

 

 

La  primordialité du couple

Il est impératif pour les nouveaux parents de prendre du temps pour eux. Ce temps pris n’est pas du temps qui n’est pas consacré à l’enfant, il permet un équilibre, primordial à son développement . La stabilité de la relation parentale est importante pour l’enfant : le temps qu’ils se consacrent, ils le consacrent aussi à l’enfant et à son bien-être. Si c’est possible, confiez bébé à des proches afin d’avoir du temps pour vous.

 

pro certifiés

Kiddizy vous met en relation avec les meilleurs professionnels de la périnatalité.

 

Chez Kiddizy, après un questionnaire d’orientation  , vous êtes contactée pour valider vos besoins et être accompagnée par les meilleurs experts en périnatalité, parentalité et petite enfance.

 

(1) The Effect of the Transition to Parenthood on Relationship Quality: An Eight-Year Prospective Study.Brian D. Doss, Galena K. Rhoades, Scott M. Stanley, and Howard J. Marman.

 

Accouchement tardif ? Pas de stress !


On entend souvent parler des enfants prématurés mais qu’en est-il des Tanguy qui arrivent en retard? 

On dit qu’une grossesse arrive à son terme une fois la date prévue d’accouchement atteinte, après 40 semaines de grossesse. Alors qu’une arrivée prématurée est souvent synonyme de risques pour la santé de l’enfant, un retard d’accouchement ne cause que très rarement des complications. D’après une étude publiée par l’organisation Cochrane en 2012, si l’accouchement est provoqué après 41 semaines, le risque de mortalité de l’enfant est infiniment faible (1/3 000) (1).

 

Accouchement tardif : peu de complications chez bébé !

Tout d’abord, pas d’inquiétude ! Si le terme de la grossesse est dépassé, votre médecin vous suivra avec plus d’attention, pour s’assurer que tout se déroule bien. Il utilisera certaines méthodes pour provoquer l’accouchement s’il le pense nécessaire.

 

psychologue

 

En se fiant aux statistiques, 92% des bébés naissent entre 3 semaines et un mois avant la date prévue d’accouchement. Si la date prévue de terme de grossesse est dépassée de plus de 2 semaines, ce qui est très rare, le risque de fausse couche augmente. Toutefois, l’accouchement sera provoqué avant dans une grande majorité des cas (2).

 

 

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Il n’existe que peu de risques pour l’enfant dans le cas d’un retard d’accouchement. Dans certains cas très rares, le placenta se détériore graduellement, et peut arrêter de remplir ses fonctions, mettant en péril l’enfant. Une infection pourrait aussi se développer à l’intérieur de l’utérus.

Quant à la mère, l’accouchement pourrait être rendu plus difficile dû à une taille plus importante de l’enfant. Dans le cas d’un retard trop important, une césarienne pourrait s’avérer nécessaire.

 

Provoquer l’accouchement ?

 

Du côté des femmes :

De nombreuses méthodes à l’efficacité variable existent pour provoquer l’accouchement, comme par exemple, boire du thé à la framboise pour détendre le col de l’utérus, l’homéopathie, ou l’acupuncture.

 

Une étude a prouvé qu’une stimulation des seins provoquerait l’accouchement. En effet, des chercheurs allemands on prouvé que 8 femmes sur un groupe de 100 femmes n’ayant pas stimulé leurs tétons accouchaient sous 72 heures. Ce chiffre grimpait à 39 pour celles les ayant stimulé (3).

professionnel

Du côté des médecins :

 

Le but est de détendre le col de l’utérus.

Cela est possible grâce à l’ingestion d’hormones (prostaglandine et ocytocine), et/ou grâce à des massages du col de l’utérus. On peut aussi provoquer l’accouchement en ouvrant le sac amniotique, rendant un accouchement rapide indispensable. Même si ces méthodes sont souvent désagréables, elles n’ont pas la réputation d’être douloureuses. Le soulagement de l’accouchement prévaut sur le côté désagréable du travail.

 

 

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Si vous accouchez tardivement : ne soyez pas stressée !

Même si un retard d’accouchement peut être stressant, les chercheurs affirment qu’il est important pour les futurs parents de ne pas s’inquiéter. Les risques pour la vie de l’enfant sont très faibles.

Kiddizy vous met en relation avec les professionnels de la maternité, pour mieux vous guider et conseiller avant le jour j!

En remplissant ce questionnaire d’orientation, vous serez contactés individuellement pour valider vos besoins et vous faire accompagner.

 

(1) Gülmezoglu AM, Crowther CA, Middleton P, Heatly E. Induction of labor for improving birth outcomes for women at or beyond term. Cochrane Database Sys Rev: 2012.
(2) Jozwiak M, Bloemenkamp KWM, Kelly AJ, Mol BWJ, Irion O, Boulvain M. Mechanical methods for induction of labour. Cochrane Database Sys Rev: 2012.
(3) Gemeinsamer Bundesausschuss (G-BA). Richtlinien des Bundesausschusses der Ärzte und Krankenkassen über die ärztliche Betreuung während der Schwangerschaft und nach der Entbindung (« Mutterschafts-Richtlinien »). Berlin: 2013.

Yoga enceinte : la pratique qui facilite l’accouchement

La pratique du yoga est en vogue dans notre société occidentale. Par exemple, aux États-Unis, le nombre de pratiquants a augmenté de 20 millions en 2012, à 36 million en 2016.

Venue d’Inde, cette activité physique est mise en avant comme ayant des vertus thérapeutiques, tant au niveau mental que physique. Il est vrai que sa popularité récente est croissante et ne laisse que peu de recul aux chercheurs pour prouver la véracité des vertus attribuées au yoga. Il en existe toutefois quelques unes, qui démontrent pour une grande majorité, les effets positifs du yoga sur les femmes enceintes.

 

Yoga enceinte: une réduction de la douleur

 

La pratique du yoga enceinte aide à réduire la douleur lors de l’accouchement, qui, même s’il se déroule bien, est une épreuve. Il est très difficile d’estimer le niveau de douleur, celui-ci variant en fonction du niveau de sensibilité de la femme. Sur huit études, quatre s’intéressaient à des femmes en bonne santé. Dans chacune d’entre elles, une amélioration de la douleur liée à la grossesse et l’accouchement fut observée (1).

 

infirmière puéricultrice

 

Une étude s’intéressait aux femmes enceintes souffrant de douleurs pelviennes. Une réduction de la douleur fut aussi observée. Effectivement, cette étude a montré que la pratique du yoga est plus efficace à cette fin que d’autres activités, comme la marche, ou d’autres exercices prénataux communs (2).

Des chercheurs Thaïs ont démontré que le confort de la femme enceinte augmentait grâce au yoga. En effet, ils ont demandé à deux groupes de 37 femmes d’évaluer sur 100 le confort de leur grossesse à 3 moments de la gestation. En moyenne, le groupe de femme pratiquant le yoga atteignait un score de 7 points plus élevé que celles ne le pratiquant pas (3).

 

 

Des chercheurs Thaïs ont démontré que le confort de la femme enceinte augmentait grâce au yoga. En effet, ils ont demandé à deux groupes de 37 femmes d’évaluer sur 100 le confort de leur grossesse à 3 moments de la gestation. En moyenne, le groupe de femme pratiquant le yoga atteignait un score de 7 points plus élevé que celles ne le pratiquant pas (3).

 

Yoga enceinte : une réduction du niveau de stress et d’anxiété

Le yoga est source de détente et d’une réduction du niveau de stress et d’anxiété. Chez des femmes enceintes ayant des symptômes d’anxiété et de dépression, la pratique du yoga prénatal fut associée à une réduction des symptômes. Elle est plus efficace que les traitements standard pour ce genre de problèmes. La pratique du yoga prénatal causa une réduction importante dans les résultats du WDEQ (Wijma Delivery Expectancy Questionnaire). Ce questionnaire mesure le stress des futures mères par rapport à l’arrivée du nouveau-né (4).

 

La pratique du yoga prénatal est aussi bénéfique chez les femmes enceintes en bonne santé mentale. Grâce à cette pratique, elles se sentaient moins stressées et anxieuses. De plus, cela est aussi observable chez les femmes présentant des grossesses à risque. Chez ces dernières, le nombre de cas d’hypertension liés à la grossesse réduit de manière importante.

 

 

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Une grossesse et un accouchement plus agréables

Chez les femmes en bonne santé pratiquant le yoga enceinte, l’accouchement se déroula plus rapidement, et avec moins de complications que chez les femmes n’ayant pas pratiqué le yoga. Ces dernières évoquent aussi une amélioration de leur vie quotidienne, d’un point de vue social, et au niveau de la mobilité.

 

 

Par conséquent, le yoga enceinte est une manière idéale de garder une activité physique et de participer au bon déroulement de la grossesse.

Pour vous aider pendant votre grossesse, vous pouvez demander l’accompagnement personnalisé d’un coach fitness spécialisé en périnatalité .

Chez Kiddizy, après un questionnaire d’orientation, vous êtes contactée en personne pour valider vos besoins et être accompagnée par les meilleurs experts tous spécialisés en périnatalité, parentalité et petite enfance.

(1)Effects of yoga intervention during pregnancy: a review for current status. Jiang Q, Wu Z, Zhou L, Dunlop J, Chen P.
(2) Effects of prenatal yoga: a systematic review of randomized controlled trials. Kawanishi Y, Hanley SJ, Tabata K, Nakagi Y, Ito T, Yoshioka E, Yoshida T, Saijo Y.
(3) Yoga during pregnancy: effects on maternal comfort, labor pain and birth outcomes. Chuntharapat S, Petpichetchian W, Hatthakit U.
(4) Effects of antenatal yoga on maternal anxiety and depression: a randomized controlled trial. Newham JJ, Wittkowski A, Hurley J, Aplin JD, Westwood M.

Regard maternel: primordial dans le développement infantile

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L’affection que porte la mère à l’enfant est primordiale au bon développement psychologique du nouveau-né. Cette dernière passe notamment par le regard entre la mère et l’enfant.

 

Une étude de la faculté de psychologie de Varsovie (1) s’est intéressée aux liens entre le développement de l’attention de l’enfant et les échanges de regards entre le nouveau né et la mère. Ces derniers influeraient sur l’extension de son attention et son bon développement émotionnel.

Le regard dans le développement de la concentration

 

L’étude Polonaise évoquée ci-dessus s’est penchée sur les précurseurs du développement cognitif infantile, et sur ces différents signes. Afin de mesurer le temps que la mère et l’enfant passaient à se regarder, les chercheurs filmèrent les interactions mère-enfant durant le temps de jeu de l’enfant. Ceci plusieurs semaines durant. En étudiant des enfants qui jouaient à 5 mois, les chercheurs se sont rendus compte que les enfants qui passaient plus de temps à échanger des regards avec leur mère à 5 mois présentaient une meilleure faculté à se concentrer à 11 mois. Ce lien fut établit grâce à des tests effectués chez l’enfant de 11 mois.

 

vidéos conseils

 

Les échanges visuels seraient donc très importants pour le développement cognitif de l’enfant. En effet, regarder son enfant le stimule intellectuellement, surtout les expressions des visages familiers que sont ceux de la mère ou du père lui sont inconnues. De plus qui dit meilleures facultés de concentration dit apprentissage plus rapide, qui est bénéfique pour l’enfant.

 

Il est aussi important pour le développement émotionnel de l’enfant

 

Les enfants se développent en imitant leurs parents, avec lesquels il passe le plus clair de leur temps. En regardant les expressions faciales de leurs parents, les nouveau-nés, en plein développement cognitif, les imitent. Ils apprennent à réagir à différentes situations en fonction des réactions de leurs parents. C’est en tout cas ce que clame une récente étude américaine (2).

 

parent épanoui

 

L’étude a analysé le comportement d’enfants à 6 mois, 6 ans et 7 ans. Les résultats sont intéressants. En effet, les enfants auxquels on porterait beaucoup d’attention auraient plus tendance à regarder leurs parents. Ils ont donc tendance à se développer plus rapidement émotionnellement par imitation de ces derniers.

 

L’affectivité des parents fut mesurée en nombre de contact avec l’enfant, les regards échangés, ainsi que le nombre de fois où les parents s’adressaient à l’enfant. Les enfants de mères affectueuses arrivent aussi mieux à reconnaître l’expression des émotions chez différentes personnes à l’âge de 6 ans. Ils sont donc plus sensibles. L’affectivité peut aussi passer, par exemple, par le chant de berceuses. Ces derniers parviennent aussi plus facilement à exprimer leurs émotions. Ceci est bénéfique pour eux au cours de leur vie, et facilite grandement leurs relations sociales.

 

L’Importance de savoir exprimer ses émotions

Savoir exprimer ses émotions est très important pour l’enfant. En effet, ne pas savoir extérioriser ne signifie pas ne pas avoir de ressenti. Toutefois, s’il est compliqué ou impossible pour lui de le faire, des frustrations pourraient se développer donnant lieu à des réactions impulsives et inattendues, qui pourraient être violentes, ou simplement peu appropriées.

 

autiste

 

Ainsi, regarder son enfant dans les yeux, c’est le stimuler, et c’est contribuer à son bon développement émotionnel et intellectuel. On ne né pas parent, on le devient avec l’arrivée du nourrisson et il est normal de faire des erreurs. En essayant de son mieux et en lui montrant de l’amour, ces erreurs ne peuvent qu’être minimes, et son développement est déjà sur la bonne voie.

 

experts certifiés

 

Chez Kiddizy, nous vous aidons à trouver des conseils de qualité, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiés récemment.

 

Si vous venez d’avoir un bébé et que vous avez des questions sur le comportement à voir envers votre enfant, un expert peut vous conseiller via Kiddizy.

 

Sources:
(1) Mutual Gaze During Early Mother-Infant Interactions Promotes Attention Control Development. Niedzwiecka A., Ramotowska S, Tomalski P. 2017.
(2) The role of infants’ mother-directed gaze, maternal sensitivity, and emotion recognition in childhood callous unemotional behaviours. R. Bedford N., J. Wagner, P. D. Rehder, C. Propper, M. T. Willoughby, R. W. Mills-Koonce. 2017.

 

Le congé maternité, un moment propice pour choyer sa confiance en soi. De Vanessa Dabin Remignon

preparation conge maternité

Mettre au monde est une expérience qui chamboule le quotidien d’une majorité de femmes. Entre joie, fierté, difficultés maternelles, remises en question et isolement, l’estime de soi en prend pour son grade ! Comment envisager un retour à une vie « normale », alors que la femme fait place à la mère, avec de nouvelles priorités, de nouvelles aspirations, des remises en question et un corps (fort probablement) transformé ? Comment faire « comme » avant alors que rien n’est comme avant ?

 

Quand la perspective de reprendre son travail génère inquiétudes et remises questions

Après la naissance de votre enfant, vous êtes « programmée » pour subvenir et satisfaire les besoins fondamentaux de votre nourrisson. En mode « bébé », vos journées sont tournées inexorablement vers lui. De nouveaux comportements, issus de nombreux remaniements de votre cerveau maternel, émergent. Et si votre taux d’ocytocine est très élevé, vous êtes amenée à vivre une empathie décuplée pour votre bébé. Celui-ci est en quelque sorte votre « drogue ». Alors si vous êtes à quelques jours de la reprise de votre travail et donc de la séparation d’avec votre progéniture, il est normal que vous soyez en proie aux doutes, aux interrogations et aux remises en question. N’oubliez pas que votre vie vient de changer du tout au tout dans un espace-temps relativement court (2.5 – 3 mois). Vous n’êtes définitivement plus la même femme qu’avant.

De femme active, vous êtes devenue mère…

De fille de…, vous êtes devenue mère de…

L’impact psychique est énorme. En passant d’un rôle à un autre, d’un statut à un autre, vous devez faire face à de nombreux défis. Et hormis le déchaînement hormonal, face à ces nouveaux challenges, vous pouvez vous sentir incapable. En apprentissage constant de ce nouveau rôle, fatiguée par des nuits coupées, stressée par les pleurs que vous n’arrivez pas décrypter ou par les premières maladies ou par un allaitement qui ne se passe pas comme vous le souhaiteriez, inquiète quant à votre avenir professionnel, votre confiance en soi ne peut qu’en pâtir.

 

infirmière puéricultrice

 

Par ailleurs, en congé maternité, vous pouvez avoir aussi le sentiment d’être isolée. Extirpée de votre environnement professionnel, vous pouvez avoir tendance à penser que vous perdez en compétences et/ou en connaissance. Loin de l’effervescence de votre quotidien d’avant, vous êtes en perte de repères.

Votre corps également a changé. Et il est souvent difficile d’accepter ce nouveau physique et éventuellement les traces indélébiles qui marqueront à jamais cette étape dans votre vie. L’image que vous avez de vous-même peut alors être fortement empreinte de négativité.

Vous l’aurez compris, la maternité est loin d’être un congé !!

Sachez toutefois que cette période est généralement transitoire. Alors envisagez-la comme une opportunité de faire le point sur votre carrière et de booster votre confiance en soi.

 

Comment booster sa confiance en soi

 

 

1) Appuyez-vous sur vos prédispositions naturelles

Mettez le focus sur vos forces et vos talents. Selon les préceptes de la psychologie positive, lorsque l’on utilise ses forces personnelles chaque jour dans son quotidien, cela apporte gratification et bonheur. En effet, dans une société où dès le plus jeune âge, l’accent est mis sur ce qui est négatif, cela change un peu notre façon d’interpréter notre environnement.

 

2) Faites taire votre Ego

Votre intuition est votre alliée la plus précieuse. C’est cette petite voix qui vous veut du bien et que vous devez ré-apprendre à écouter. Et non cette autre voix, celle de votre Ego, qui chaque jour passant, vous juge, vous dénigre et vous rabaisse !

 

3) Accueillez avec bienveillance vos faiblesses

Identifiez et accueillez avec bienveillance vos défauts. Les personnes qui ont confiance en elles s’acceptent telles qu’elles sont. Elles ont conscience de leurs failles et peuvent parfois, même, en jouer. Alors acceptez d’être un être de talents, de forces et de faiblesses. Vous avez loupé quelque chose ? Vous avez fait une erreur ? Accueillez cet état de fait avec bienveillance et demandez-vous comment vous pouvez réparer ou vous améliorer. Tirez des enseignements de ces expériences. Mais ne vous dénigrez pas. Ne vous rabaissez pas. Rappelez-vous que vous n’êtes pas vos actes !
Bien évidemment, cette ouverture d’esprit nécessitera un peu de temps. La quête de soi et l’acceptation de soi est un travail quotidien. Apprenez à vous accepter dans toute votre complexité.

 

4) Identifiez vos croyances limitantes.

« Je ne suis pas capable », « on ne voudra jamais me donner cette promotion maintenant que je suis mère », « je ne vais pas réussir à tout gérer », « je ne suis pas légitime » … Vous avez peut-être tendance à vous rabâcher régulièrement ce type de phrases. Ce ne sont que des croyances qui vous empêchent ou vous freinent dans vos actions. Et lorsque l’on devient mère, éloignée de son environnement professionnel, on peut avoir ce sentiment d’avoir perdu en compétences ou en acquis. Peut-être… Et probablement qu’en regardant de plus près, vous trouverez des exemples concrets qui viendront vous conforter dans ce que vous pensez. Or, le rôle de votre cerveau, à travers vos comportements et vos aptitudes, est de confirmer vos croyances plus ni moins. Il est donc essentiel de les identifier pour les remplacer par des croyances aidantes. Vous pouvez, par exemple, vous appuyer sur la méthode COUÉ et l’autosuggestion positive.

 

 

 

 

5) Visualisez votre retour en entreprise (ou tout autre événement important pour vous)

Entrainez-vous à vous visualiser le jour de la reprise de votre poste. C’est ce que font tous les grands athlètes et les grands entrepreneurs avant une échéance importante. Faites-vous le film, mentalement, de votre retour en entreprise. Visualisez dans une scène dans laquelle vous vous sentez bien, en pleine maîtrise de vos compétences, confiante, sereine… Mettez en exergue tous vos sens. Votre cerveau ne faisant pas distinction entre la réalité et l’imaginaire, vous allez ainsi créer de nouvelles connexions neuronales. Répétez bien évidemment cet exercice 15 à 20 fois pour en faire un nouveau paramètre.

 

pro certifiés

 

La maternité est une opportunité, pour nous les femmes, d’envisager une vie en accord avec l’Être que nous sommes profondément. Mettre au monde fait s’écrouler des certitudes mais fait également émerger de nouvelles évidences… Une part de votre personne s’éveille à ce moment précis de votre vie. Alors écoutez-la, prenez ce temps essentiel d’introspection et de réflexion sur ce que vous voulez VRAIMENT pour votre vie professionnelle et votre vie de famille. En ayant une meilleure connaissance de vous-même et en vous donnant un cap, vous retrouverez indéniablement confiance en soi, énergie et motivation.

 

Article écrit par Vanessa Dabin Remignon , coach carrière et équilibre,  membre du réseau de spécialistes certifiés Kidd’izy. Découvrez l’atelier d’expert organisé par Kidd’izy en date du 1 février 2018. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Vanessa Dabin Remignon ici.

Article mis à jour le 8 janvier 2018

Grossesse : 4 astuces pour assurer son apport en calcium si on n’aime pas le lait

Lait calcium

Intolérance ou goût peu apprécié, 2 Français sur 5 ne boiraient pas de lait. Pourtant, le calcium est un minéral important pour notre santé, surtout pendant la grossesse.

 

En effet, il est important d’assurer son apport en calcium lorsqu’une femme est enceinte afin d’éviter les complications lors de sa grossesse, pour elle-même et son bébé.

 

Intolérance ou goût peu apprécié, 2 Français sur 5 ne boiraient pas de lait. Pourtant, le calcium est un minéral important pour notre santé, surtout pendant la grossesse.

 

 

Pourquoi est-ce que le calcium est indispensable pendant la grossesse ?

Une étude publiée par The American Journal of Obstetrics and Gynecology démontre que les femmes prenant un supplément de calcium ont beaucoup moins de risques de pré-éclampsie et d’autres problèmes liés à l’hypertension artérielle.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont administré 2g de calcium aux futures mamans de manière aléatoire.

Cinq des sujets n’ayant pas eu de supplément de calcium ont montré une augmentation de la pression artérielle.

Le Congrès américain d’obstétriciens et de gynécologues conseille ainsi aux futures mamans de consommer au moins 1 000 mg de calcium par jour.

 

Pour assurer son apport en calcium, le lait est le premier aliment qui nous vient en tête. Ainsi, le Programme National de Nutrition et de Santé (PNNS) conseille de consommer trois produits laitiers par jour.

pro certifié consultant lactation

Mais que faire quand on n’aime pas le lait ?

 

Voici 4 astuces pour les futures mamans qui n’aiment pas le lait.

1- Essayez d’autres produits laitiers

Si le lait n’est pas votre boisson préférée, vous pouvez toujours en consommer à travers d’autres produits qui en contiennent comme :

  • Le yaourt nature

Selon une étude publiée dans l’International Journal of Preventive Medicine, la consommation de yaourt permet à la femme enceinte de maintenir un taux de calcium bénéfique pour sa santé et sa grossesse.

Les deux scientifiques ont suivi l’évolution de 70 femmes vivant leur première grossesse. Après les avoir séparées en deux groupes, les chercheurs leur ont administré un yaourt ordinaire et un yaourt probiotique.

La quantité de calcium chez les deux groupes s’est révélée satisfaisante pour le déroulement des grossesses.

  • Le fromage blanc
  • Le fromage

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) conseille aux femmes enceintes de privilégier le fromage au lait pasteurisé, afin d’éviter l’ingestion de bactéries pouvant être nocives à la maman et au futur bébé.

La saveur sera différente mais ces aliments garantissent un apport en calcium similaire.

 

 

 

2- Essayez les eaux calciques

Les eaux appelées calciques sont celles qui sont les plus riches en calcium. Elles doivent être composées de plus de 150 mg/l. Certaines de ces eaux minérales contiennent même 591 mg/l.

Elles peuvent donc être une alternative au lait, à condition soit d’en consommer beaucoup, soit d’accompagner d’autres aliments riches en calcium.

 

3- Essayez les produits d’origine animale

Le poisson, comme les sardines ou le saumon, est riche en calcium. De plus, la sardine contient une bonne quantité de vitamine D, ce qui permet au calcium de bien se fixer sur les os.

L’ANSES recommande toutefois une bonne cuisson des aliments afin d’éviter l’ingestion de bactéries.

Les œufs (150 mg) sont aussi à privilégier pour assurer son apport au calcium.

Enfin, en ce qui concerne les viandes, le lapin fournit 124 mg de calcium.

 

4- En remplacement du lait, les fruits et les légumes : meilleurs alliés santé

Tout le monde sait que les fruits et les légumes sont très bénéfiques pour la santé car ils apportent une multitude de vitamines et minéraux dont le calcium.

Cependant, selon une étude américaine publiée dans la revue Hort Science, le calcium est présent dans certains produits végétaux mais en faible quantité. Cette conclusion a été établie après avoir analysé la composition minérale de 43 fruits et légumes.

 

Vous pouvez ainsi en consommer pour compléter une alimentation déjà assez riche en calcium. Pour cela, misez sur :

  • Fruits : des oranges, des figues et des abricots secs.
  • Légumes : du cerfeuil, du chou cru, du cresson, des blettes, des épinards frais et des algues.
  • Légumes secs : des haricots rouges et blancs, des lentilles et des pois-chiches

 

Ne pas aimer le lait ne doit donc pas être une raison pour être carencée en calcium, surtout pendant la grossesse. N’hésitez pas également à demander une prescription de compléments alimentaires en cas de besoin.

Assurer votre apport en calcium c’est préserver votre santé ainsi que celle de votre bébé !

 pro certifiés

Vous êtes enceinte et vous vous posez des questions sur votre alimentation ?

Sur Kiddizy, après un questionnaire d’orientation, vous êtes contactée en personne pour valider vos besoins et être accompagnée par les meilleurs experts en périnatalité, parentalité et petite enfance.

 

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Sources :
(1) Preliminary evidence of the effect of calcium supplementation on blood pressure in normal pregnant women José M. Belizán PhD, Amely Zalazar. Author links open the author workspace. M.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceLaura Rojas. Author links open the author workspace. M.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceDaniel Chan. Author links open the author workspace. Ph.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceGraeme F. Bryce. Author links open the author workspace. Ph.D.

 

Une bonne préparation à l’accouchement diminuerait-elle la douleur ?

L’ accouchement est souvent abordé avec appréhension par les femmes enceintes. D’où l’importance des séances de préparation à l’ accouchement avec la sage-femme.

Une étude américaine publiée en mai 2017 essaye de définir tout ce qu’apporte la préparation à l’ accouchement.

 

Presque 80% des accouchements en France se déroulent avec péridurale.  Malgré les nombreuses méthodes de réduction de la douleur, on cite souvent la peur de la douleur, l’appréhension du moment et la pression de l’équipe médicale autour comme explications de ce chiffre important. Pourtant, en Allemagne, pays voisin, la péridurale ne concerne que 66% des femmes. Pourquoi cette différence ? Pour certains chercheurs américains, celle-ci se trouve dans la préparation à l’ accouchement.

 

Pour prouver cela, ils ont recruté un échantillon d’une trentaine de femmes enceintes. La moitié a eu 18 heures de cours de préparation à l’ accouchement supplémentaires. Ces cours consistaient en des activités interactives et ludiques dans le but de rendre les femmes pleinement conscientes de ce qui les attendait.

 

Trois types de données ont été collectées sur ces femmes :

 

 

Mais ce n’est pas tout, il y a d’autres résultats positifs. En effet, les femmes ayant reçus des cours de préparation voient leur rapport à la douleur diminuer significativement. Cette amélioration ne s’arrête donc pas juste à l’accouchement. La femme relativise sur la douleur de accouchement parce qu’elle apprend à gérer celle-ci.

 

La préparation à l’accouchement : des bénéfices énormes.

 Les résultats sont très clairs. Les femmes ayant reçu des cours supplémentaires ont deux fois plus confiance en elle quant à leur capacité à gérer l’ accouchement que celles qui n’en n’ont pas reçus.

 

Mais ce n’est pas tout, il y a d’autres résultats positifs.Elle voient leur rapport à la douleur diminuer significativement. La femme relativise sur la douleur de l’accouchement parce qu’elle apprend à gérer celle-ci.

Ainsi, la douleur est atténuée par une meilleure appréhension et compréhension de celle-ci.

 

Enfin, les chercheurs ont observé une réduction de la probabilité de faire une dépression post partum du fait d’une meilleure préparation à l’accouchement. En effet, mieux se préparer à l’accouchement, c’est également mieux se préparer à la naissance. La peur de la douleur se couple parfois avec la peur du nouveau-venu. Et le tout peut provoquer un état de tension pouvant mener à une dépression post partum.

 

L’engagement des parents comme clé de la réussite d’une bonne préparation à l’accouchement.

Leur conclusion est donc qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de la préparation à l’accouchement. Ce sont des séances où la mère doit être présente à 100%, ainsi que le père. Les chercheurs insistent beaucoup sur la présence, à la fois physique mais aussi psychologique. Ainsi, même si les séances peuvent être en nombre suffisant, une faible implication peut réduire l’efficacité de ces séances.

Selon eux, on n’insiste pas assez sur les bénéfices qu’ont ces séances de préparation à l’accouchement. Ainsi, beaucoup de femmes peuvent se sentir démunies, alors qu’elles ont toutes les clés en main pour être sereines.

La sécurité sociale prend en charge 10 séances de préparation à l’accouchement avec une sage-femme. Théo Lemouton, sage-femme membre du réseau Kiddizy, vous explique comment se passe cette préparation en vidéo.

 

pro accompagne

Mais bien se préparer à l’accouchement est également bien connaître les professions qui peuvent vous aider en ce sens.

 

 

Ces préparations en complément aux préparations classiques sont très efficaces, comme la sophrologie (lien video café d’expert sophro à mettre sur WordPress/youtube) ou l’ostéopathie qui vous accompagne trimestre apres trimestre (voir la préparation au trimestre 1, trimestre 2, trimestre 3) par exemple.

 

 

Selon eux, on n’insiste pas assez sur les bénéfices qu’ont ces séances de préparation à accouchement. Ainsi, beaucoup de femmes peuvent se sentir démunies, alors qu’elles ont toutes les clés en main pour être sereines.

 

Kiddizy est là pour vous faire découvrir les métiers de la périnatalité (cf guide sur les métiers de la périnatalité), et vous met en contact avec des professionnels pour vous aider à mieux aborder votre accouchement prochain.

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Source : Benefits of preparing for childbirth with mindfulness training: a randomized controlled trial with active comparison. Larissa G. Duncan, Michael A. Cohn, Maria T. Chao, Joseph G. Cook, Jane Riccobono, and Nancy Bardacke. 6 Mai 2017

Comment la femme perçoit son corps pendant et après la grossesse ?

La grossesse est un moment où le corps de la femme se modifie. Mais au-delà de la modification physique, comment la grossesse modifie-t-elle également la vision du corps de la femme enceinte par elle-même ?

Des chercheurs britanniques en psychologie s’intéressent à ce ressenti.

 

Pour mener cette étude, les chercheurs britanniques puisent dans 17 études publiées entre 1992 et 2013. Ils axent leurs analyses sur deux thèmes : la prise de poids et le contrôle du corps.

 

Physique et psychologique très liés pendant la grossesse

Physique et psychologique sont très imbriqués pendant la grossesse. Par exemple, quand on a des difficultés à concevoir un bébé, il existe une explication scientifique (infertilité  ou autre).  Mais il existe aussi une explication psychologique. L’INED chiffre ainsi à 7% l’infertilité psychogène.

A ce lien s’en ajoute un autre : le lien social. En effet, il existe un idéal de la femme enceinte parfois contradictoire : la femme enceinte doit avoir un beau ventre tout en restant fine, mais pas maigre non plus. De l’écart créé entre cet idéal et la réalité peut naître un malaise. Pour les chercheurs, ce malaise vient d’un manque d’aide psychologique aux mamans ou futures mamans.

 

 

A ce lien s’en ajoute un autre : le lien social. En effet, il existe un idéal de la femme enceinte parfois contradictoire : la femme enceinte doit avoir un beau ventre tout en restant fine, mais pas maigre non plus. De l’écart créé entre cet idéal et la réalité peut naître un malaise. Pour les chercheurs, ce malaise vient d’un manque d’aide psychologique aux mamans ou futures mamans.

 

La prise de poids vue par la femme enceinte.

Pour les femmes interrogées, la grossesse est le seul moment dans leur vie où elles ont le droit de grossir. Les chercheurs insistent sur cette transgression des codes sociaux par la femme enceinte.

Ils décrivent des situations illustrant ce constat. Une femme en surpoids, mal à l’aise avec son corps avant d’être enceinte, redécouvre des lieux qu’elle s’était interdit, comme la piscine.

 

Mais cette transgression est aussi un entre-deux : si la prise de poids est acceptée, jusqu’à quel point l’est-elle vraiment ? Il en résulte un malaise chez les femmes enceintes à propos de leur corps.

Les chercheurs trouvent donc un grand nombre de femmes qui se disent insatisfaites de leur corps pendant et après la grossesse.

 

Le contrôle du corps vu par la femme enceinte.

Ensuite, la femme, pendant et après sa grossesse, a l’impression de perdre le contrôle de son propre corps.

En effet, elle perçoit son propre corps comme une propriété publique : des étrangers lui touchent le ventre, lui font des commentaires sur son apparence etc. Cette perte de contrôle peut être vécue sur deux modes : soit la femme est heureuse de cette nouvelle proximité, soit il en résulte un sentiment d’invasion.

 

Les chercheurs citent également le poids comme autre facteur de la perte de contrôle du corps. En effet, la prise de poids peut sembler hors de contrôle pour certaines femmes. Ce sentiment peut aller jusqu’à devenir un sentiment de désespoir rien qu’à la vue de leur propre corps.

Cette appréhension de la vision du corps dans le miroir s’exacerbe après la grossesse. Une femme interrogée raconte même que son entourage attendait d’elle qu’elle soit plus fine qu’avant sa grossesse.

 

Les avancées possibles.

Pour les chercheurs, ces conclusions sont la preuve que les femmes ont besoin d’aide lors de leur grossesse. En 2010, presque une femme sur deux a eu plus de dix visites prénatales.  Mais les professionnels de santé qu’elles rencontrent parlent peu du corps sous sa forme psychologique. Ils concluent donc en montrant qu’il existe un vrai besoin de soutien psychologique pour les jeunes mamans.

Pour ces mêmes chercheurs, on sous-estime l’impact des effets décrits au-dessus sur la santé de la mère et du bébé.

 

 

Pour les chercheurs, ces conclusions sont la preuve que les femmes ont besoin d’aide lors de leur grossesse. En 2010, presque une femme sur deux a eu plus de dix visites prénatales. Mais les professionnels de santé qu’elles rencontrent parlent peu du corps sous sa forme psychologique. Ils concluent donc en montrant qu’il existe un vrai besoin de soutien psychologique pour les jeunes mamans.

 

Ils encouragent ainsi la discussion entre les professionnels de la santé et les femmes avant et après leur grossesse à propos de la perception de leurs propres corps.

Vous venez d’avoir un enfant, et vous avez du mal à vous reconnaître dans votre corpsKiddizy vous met en relation où que vous soyez,  avec des psychologues, des accompagnantes en périnatalité ou encore des coachs en fitness prénatal.

Après un questionnaire d’orientation, nous vous contactons individuellement pour valider vos besoins et vous accompagner.

 

Source : « Women’s experiences of their pregnancy and postpartum body image: a systematic review and meta-synthesis » Emma L Hodgkinson, Debbie M Smith, and Anja Wittkowski. School of Psychological Sciences, Second Floor Zochonis Building, Brunswick Street, Manchester

Mon enfant a un retard de langage. Dois-je m’inquiéter ?

Mon bébé a plus d’un an et a des difficultés pour retenir les mots. Dois-je m’inquiéter ? Est-ce le signe d’une dysphasie ? Une récente étude américaine s’intéresse à ces jeunes enfants qui ont un retard de langage. Ils répondent scientifiquement à cette inquiétude.

info en avant première

En principe, un bébé a environ 5 à 10 mots dans son vocabulaire vers 12 mois. Vers 3 ans, il arrive à 1500 mots. Un bébé a donc un rythme d’apprentissage très rapide. Les bébés ici étudiés ont moins de mots dans leur vocabulaire et ont un rythme d’apprentissage beaucoup plus faible.

 

Peut-on parler ici de dysphasie ? Loin d’être le signe d’une déficience intellectuelle, la dysphasie est un trouble primaire du langage qui n’est détecté officiellement qu’à partir de 4 ans. Mais il existe des symptômes, comme une difficulté persistance à former une phrase, à retenir du vocabulaire etc.

 

Donc retard ou symptôme ? C’est la question à laquelle ces chercheurs tentent de répondre. Ils comparent pour cela un groupe de 14 enfants de 18 mois avec un faible vocabulaire avec un autre groupe de même âge et de même taille dont le vocabulaire considéré comme satisfaisant.

L’expérience consiste à envoyer des stimuli auditifs et visuels et à observer la réaction des bébés. Les chercheurs se basent sur l’hypothèse que les enfants dysphasiques ont plus de mal à se concentrer, ont un temps de réaction supérieur et contemplent plus longtemps.

 

 

L’expérience retard consiste à envoyer des stimuli auditifs et visuels et à observer la réaction des bébés. Les chercheurs se basent sur l’hypothèse que les enfants dysphasiques ont plus de mal à se concentrer, ont un temps de réaction supérieur et contemplent plus longtemps.

 

Voici leurs principaux résultats :

 

Les enfants ayant un retard de langage auraient plus de mal à se concentrer.

La première expérience consiste tout d’abord à montrer une image. Puis ils montrent d’autres images temporaires autour dans le but de distraire l’enfant, tout en lui demandant de fixer la première image. Il apparaît que le groupe d’enfants ayant des retards de langage a plus de mal à se concentrer sur la première image comme il leur était demandé.

Les chercheurs analysent ce résultat comme un potentiel problème de concentration. Les autres enfants font une hiérarchie plus rapidement.

 

Les enfants ayant un retard de langage ont le même temps de réaction et d’intérêt que les autres.

Une autre expérience consiste à projeter une image sur un côté ou un son et de voir le temps que met le bébé à tourner la tête. Les chercheurs n’observent pas de différence entre les deux groupes. Le temps de réaction est le même.

Un autre résultat mis en lumière par cette expérience est que la durée du regard est le même pour les deux groupes. Ainsi, les bébés semblent avoir le même temps d’intérêt. Ils prennent le même temps pour analyser et comprendre l’objet ou le son qu’ils ont en face, et se désintéressent en même temps.

 

 

Un autre résultat retard mis en lumière par cette expérience est que la durée du regard est le même pour les deux groupes. Ainsi, les bébés semblent avoir le même temps d’intérêt. Ils prennent le même temps pour analyser et comprendre l’objet ou le son qu’ils ont en face, et se désintéressent en même temps.

 

Un enfant avec un retard de langage est tout aussi prompt que les autres à savoir quel est ce bruit ou cette image colorée. La concentration est plus en jeu.

 

Cette étude est plutôt rassurante pour les mamans qui s’inquiètent. En effet, même si votre enfant semble avoir les symptômes de la dysphasie (vocabulaire restreint et difficulté à faire des phrases), cela peut être lié à un problème de concentration.

Avant donc de pouvoir pronostiquer quoi que ce soit, ne paniquez pas, laissez votre enfant grandir à son rythme.

 

Pour une analyse et un diagnostic plus complet, n’hésitez pas à vous adresser à un professionnel adapté sur Kiddizy.

Chez Kiddizy, après un questionnaire d’orientation, vous êtes accompagnée par les meilleurs experts tous spécialisés en périnatalité, parentalité et petite enfance.

 

Source : « Novel word learning: An eye-tracking study. Are 18-month-old late talkers really different from their typical peers? »Ellis EM, Borovsky A, Elman JL, Evans JL.

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Lait de soja : à proscrire dans l’alimentation de bébé ?

On trouve aujourd’hui du soja dans tous les rayons du supermarché.

Pour autant, doit-on l’intégrer dans l’alimentation de nos enfants ? Plusieurs récentes études américaines apportent une réponse à cette question.

 

Le soja sous toutes ses formes est aujourd’hui de plus en plus consommé. En effet, en 2014, 4 Français sur 10 achetaient des produits au soja régulièrement. Et pour cause, le soja sous toutes ses formes est bon pour la santé. Il diminue le cholestérol, les risques cardiovasculaires et prévient l’ostéoporose.

Mais si ses bénéfices sont connus et reconnus, on en oublie ses désavantages. En particulier le taux très élevé d’isoflavone présent dans les produits au soja. En effet, les isoflavones sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des substances végétales similaires aux œstrogènes (hormones féminines). Une forte consommation de lait de soja chez un enfant dont les organes génitaux sont en train de se former pourrait donc entraîner un dérèglement hormonal en théorie.

En réalité, qu’en est-il ? Le lait de soja est-il dangereux pour nos tout petits ?

 

 

Mais si ses bénéfices sont connus et reconnus, on en oublie ses désavantages. En particulier le taux très élevé d’isoflavone présent dans les produits au soja. Les isoflavones sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des substances végétales similaires aux œstrogènes (hormones féminines). Une forte consommation de lait de soja chez un enfant dont les organes génitaux sont en train de se former pourrait donc entraîner un dérèglement hormonal en théorie.

 

Le lait de soja entraîne des dérèglements hormonaux chez les tout-petits…

Une étude américaine (1) réalisée en avril 2017 s’intéresse à environ 300 nouveaux nés, de la naissance jusqu’à 28 ou 36 semaines. Elle se base sur les mesures semaine après semaine de l’évolution de la taille de l’utérus chez les filles, et de la taille des tétons chez les garçons.

Sur ces enfants, 70 sont nourris au lait maternel, 111 nourris au lait de vache et 102 nourris au lait de soja.

 

Ils trouvent que la taille des tétons des petits garçons diminue moins rapidement pour les enfants nourris au lait de soja. En effet, les phytœstrogènes présents dans le lait de soja viennent compenser l’action des hormones masculines à la naissance.

 

Chez les petites filles, le développement de l’utérus et des tissus vaginaux se fait beaucoup plus rapidement chez celles nourries au lait de soja.

 

… Dérèglements hormonaux qui peuvent devenir durables.

Ce dérèglement que l’on observe peut se poursuivre à long-terme.

En effet, une autre étude américaine (2) tire ces conclusions de l’analyse de l’ADN des cellules vaginales. Cet ADN peut se modifier par le phénomène de méthylation. C’est une modification chimique pouvant se trouver à n’importe quel endroit de la séquence de l’ADN.

 

Les sujets observés sont 214 filles âgées de 0 à 9 mois. Les chercheurs observent que la méthylation de l’ADN, naturelle dans les premiers mois, est altérée chez celles nourris au lait de soja. Autrement dit, les dérèglements hormonaux entraînés par la consommation de lait de soja peuvent être durables en s’inscrivant dans l’ADN.

 

 

 Le lait de soja est donc déconseillé comme consommation régulière chez les enfants de moins de 3 ans et chez la femme enceinte. Même chez l’adulte, le soja est à consommer avec modération. L’Affsa, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments conseille de ne pas dépasser la dose journalière de 1mg par kilo. Ainsi, une personne de 60kg ne doit pas consommer plus de 6mg de soja par jour.

 

Le soja : comme tout, à consommer avec modération.

 Le lait de soja est donc déconseillé comme consommation régulière chez les enfants de moins de 3 ans et chez la femme enceinte.

 

Même chez l’adulte, le soja est à consommer avec modération. L’Affsa, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments conseille de ne pas dépasser la dose journalière de 1mg par kilo. Ainsi, une personne de 60kg ne doit pas consommer plus de 6mg de soja par jour.

 

Ainsi, malgré ses bienfaits évidents, le soja est comme tout autre aliment, à consommer avec modération, surtout chez les enfants.

 

 

 

Sur Kiddizy, vous trouverez des conseils de qualité au niveau de votre alimentation, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiés récemment.

 

Si vous venez d’avoir un bébé et que vous avez des questions sur votre alimentation et celle de votre enfant, un expert peut vous conseiller via Kiddizy.

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Sources :
(1) « Soy Formula and Epigenetic Modifications: Analysis of Vaginal Epithelial Cells from Infant Girls in the IFED Study. » Sophia Harlid, Margaret Adgent, Wendy N. Jefferson, Vijayalakshmi Panduri, David M. Umbach, Zongli Xu, Virginia A. Stallings, Carmen J. Williams, Walter J. Rogan and  Jack A. Taylor
(2) « Soy-Based Infant Formula Feeding and Impact on Estrogen-Responsive Tissue » Virginia A. Stallings