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Regard maternel: primordial dans le développement infantile

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L’affection que porte la mère à l’enfant est primordiale au bon développement psychologique du nouveau-né. Cette dernière passe notamment par le regard entre la mère et l’enfant.

 

Une étude de la faculté de psychologie de Varsovie (1) s’est intéressée aux liens entre le développement de l’attention de l’enfant et les échanges de regards entre le nouveau né et la mère. Ces derniers influeraient sur l’extension de son attention et son bon développement émotionnel.

Le regard dans le développement de la concentration

 

L’étude Polonaise évoquée ci-dessus s’est penchée sur les précurseurs du développement cognitif infantile, et sur ces différents signes. Afin de mesurer le temps que la mère et l’enfant passaient à se regarder, les chercheurs filmèrent les interactions mère-enfant durant le temps de jeu de l’enfant. Ceci plusieurs semaines durant. En étudiant des enfants qui jouaient à 5 mois, les chercheurs se sont rendus compte que les enfants qui passaient plus de temps à échanger des regards avec leur mère à 5 mois présentaient une meilleure faculté à se concentrer à 11 mois. Ce lien fut établit grâce à des tests effectués chez l’enfant de 11 mois.

 

vidéos conseils

 

Les échanges visuels seraient donc très importants pour le développement cognitif de l’enfant. En effet, regarder son enfant le stimule intellectuellement, surtout les expressions des visages familiers que sont ceux de la mère ou du père lui sont inconnues. De plus qui dit meilleures facultés de concentration dit apprentissage plus rapide, qui est bénéfique pour l’enfant.

 

Il est aussi important pour le développement émotionnel de l’enfant

 

Les enfants se développent en imitant leurs parents, avec lesquels il passe le plus clair de leur temps. En regardant les expressions faciales de leurs parents, les nouveau-nés, en plein développement cognitif, les imitent. Ils apprennent à réagir à différentes situations en fonction des réactions de leurs parents. C’est en tout cas ce que clame une récente étude américaine (2).

 

parent épanoui

 

L’étude a analysé le comportement d’enfants à 6 mois, 6 ans et 7 ans. Les résultats sont intéressants. En effet, les enfants auxquels on porterait beaucoup d’attention auraient plus tendance à regarder leurs parents. Ils ont donc tendance à se développer plus rapidement émotionnellement par imitation de ces derniers.

 

L’affectivité des parents fut mesurée en nombre de contact avec l’enfant, les regards échangés, ainsi que le nombre de fois où les parents s’adressaient à l’enfant. Les enfants de mères affectueuses arrivent aussi mieux à reconnaître l’expression des émotions chez différentes personnes à l’âge de 6 ans. Ils sont donc plus sensibles. L’affectivité peut aussi passer, par exemple, par le chant de berceuses. Ces derniers parviennent aussi plus facilement à exprimer leurs émotions. Ceci est bénéfique pour eux au cours de leur vie, et facilite grandement leurs relations sociales.

 

L’Importance de savoir exprimer ses émotions

Savoir exprimer ses émotions est très important pour l’enfant. En effet, ne pas savoir extérioriser ne signifie pas ne pas avoir de ressenti. Toutefois, s’il est compliqué ou impossible pour lui de le faire, des frustrations pourraient se développer donnant lieu à des réactions impulsives et inattendues, qui pourraient être violentes, ou simplement peu appropriées.

 

autiste

 

Ainsi, regarder son enfant dans les yeux, c’est le stimuler, et c’est contribuer à son bon développement émotionnel et intellectuel. On ne né pas parent, on le devient avec l’arrivée du nourrisson et il est normal de faire des erreurs. En essayant de son mieux et en lui montrant de l’amour, ces erreurs ne peuvent qu’être minimes, et son développement est déjà sur la bonne voie.

 

experts certifiés

 

Chez Kiddizy, nous vous aidons à trouver des conseils de qualité, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiés récemment.

 

Si vous venez d’avoir un bébé et que vous avez des questions sur le comportement à voir envers votre enfant, un expert peut vous conseiller via Kiddizy.

 

Sources:
(1) Mutual Gaze During Early Mother-Infant Interactions Promotes Attention Control Development. Niedzwiecka A., Ramotowska S, Tomalski P. 2017.
(2) The role of infants’ mother-directed gaze, maternal sensitivity, and emotion recognition in childhood callous unemotional behaviours. R. Bedford N., J. Wagner, P. D. Rehder, C. Propper, M. T. Willoughby, R. W. Mills-Koonce. 2017.

 

Le congé maternité, un moment propice pour choyer sa confiance en soi. De Vanessa Dabin Remignon

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Mettre au monde est une expérience qui chamboule le quotidien d’une majorité de femmes. Entre joie, fierté, difficultés maternelles, remises en question et isolement, l’estime de soi en prend pour son grade ! Comment envisager un retour à une vie « normale », alors que la femme fait place à la mère, avec de nouvelles priorités, de nouvelles aspirations, des remises en question et un corps (fort probablement) transformé ? Comment faire « comme » avant alors que rien n’est comme avant ?

 

Quand la perspective de reprendre son travail génère inquiétudes et remises questions

Après la naissance de votre enfant, vous êtes « programmée » pour subvenir et satisfaire les besoins fondamentaux de votre nourrisson. En mode « bébé », vos journées sont tournées inexorablement vers lui. De nouveaux comportements, issus de nombreux remaniements de votre cerveau maternel, émergent. Et si votre taux d’ocytocine est très élevé, vous êtes amenée à vivre une empathie décuplée pour votre bébé. Celui-ci est en quelque sorte votre « drogue ». Alors si vous êtes à quelques jours de la reprise de votre travail et donc de la séparation d’avec votre progéniture, il est normal que vous soyez en proie aux doutes, aux interrogations et aux remises en question. N’oubliez pas que votre vie vient de changer du tout au tout dans un espace-temps relativement court (2.5 – 3 mois). Vous n’êtes définitivement plus la même femme qu’avant.

De femme active, vous êtes devenue mère…

De fille de…, vous êtes devenue mère de…

L’impact psychique est énorme. En passant d’un rôle à un autre, d’un statut à un autre, vous devez faire face à de nombreux défis. Et hormis le déchaînement hormonal, face à ces nouveaux challenges, vous pouvez vous sentir incapable. En apprentissage constant de ce nouveau rôle, fatiguée par des nuits coupées, stressée par les pleurs que vous n’arrivez pas décrypter ou par les premières maladies ou par un allaitement qui ne se passe pas comme vous le souhaiteriez, inquiète quant à votre avenir professionnel, votre confiance en soi ne peut qu’en pâtir.

 

infirmière puéricultrice

 

Par ailleurs, en congé maternité, vous pouvez avoir aussi le sentiment d’être isolée. Extirpée de votre environnement professionnel, vous pouvez avoir tendance à penser que vous perdez en compétences et/ou en connaissance. Loin de l’effervescence de votre quotidien d’avant, vous êtes en perte de repères.

Votre corps également a changé. Et il est souvent difficile d’accepter ce nouveau physique et éventuellement les traces indélébiles qui marqueront à jamais cette étape dans votre vie. L’image que vous avez de vous-même peut alors être fortement empreinte de négativité.

Vous l’aurez compris, la maternité est loin d’être un congé !!

Sachez toutefois que cette période est généralement transitoire. Alors envisagez-la comme une opportunité de faire le point sur votre carrière et de booster votre confiance en soi.

 

Comment booster sa confiance en soi

 

 

1) Appuyez-vous sur vos prédispositions naturelles

Mettez le focus sur vos forces et vos talents. Selon les préceptes de la psychologie positive, lorsque l’on utilise ses forces personnelles chaque jour dans son quotidien, cela apporte gratification et bonheur. En effet, dans une société où dès le plus jeune âge, l’accent est mis sur ce qui est négatif, cela change un peu notre façon d’interpréter notre environnement.

 

2) Faites taire votre Ego

Votre intuition est votre alliée la plus précieuse. C’est cette petite voix qui vous veut du bien et que vous devez ré-apprendre à écouter. Et non cette autre voix, celle de votre Ego, qui chaque jour passant, vous juge, vous dénigre et vous rabaisse !

 

3) Accueillez avec bienveillance vos faiblesses

Identifiez et accueillez avec bienveillance vos défauts. Les personnes qui ont confiance en elles s’acceptent telles qu’elles sont. Elles ont conscience de leurs failles et peuvent parfois, même, en jouer. Alors acceptez d’être un être de talents, de forces et de faiblesses. Vous avez loupé quelque chose ? Vous avez fait une erreur ? Accueillez cet état de fait avec bienveillance et demandez-vous comment vous pouvez réparer ou vous améliorer. Tirez des enseignements de ces expériences. Mais ne vous dénigrez pas. Ne vous rabaissez pas. Rappelez-vous que vous n’êtes pas vos actes !
Bien évidemment, cette ouverture d’esprit nécessitera un peu de temps. La quête de soi et l’acceptation de soi est un travail quotidien. Apprenez à vous accepter dans toute votre complexité.

 

4) Identifiez vos croyances limitantes.

« Je ne suis pas capable », « on ne voudra jamais me donner cette promotion maintenant que je suis mère », « je ne vais pas réussir à tout gérer », « je ne suis pas légitime » … Vous avez peut-être tendance à vous rabâcher régulièrement ce type de phrases. Ce ne sont que des croyances qui vous empêchent ou vous freinent dans vos actions. Et lorsque l’on devient mère, éloignée de son environnement professionnel, on peut avoir ce sentiment d’avoir perdu en compétences ou en acquis. Peut-être… Et probablement qu’en regardant de plus près, vous trouverez des exemples concrets qui viendront vous conforter dans ce que vous pensez. Or, le rôle de votre cerveau, à travers vos comportements et vos aptitudes, est de confirmer vos croyances plus ni moins. Il est donc essentiel de les identifier pour les remplacer par des croyances aidantes. Vous pouvez, par exemple, vous appuyer sur la méthode COUÉ et l’autosuggestion positive.

 

 

 

 

5) Visualisez votre retour en entreprise (ou tout autre événement important pour vous)

Entrainez-vous à vous visualiser le jour de la reprise de votre poste. C’est ce que font tous les grands athlètes et les grands entrepreneurs avant une échéance importante. Faites-vous le film, mentalement, de votre retour en entreprise. Visualisez dans une scène dans laquelle vous vous sentez bien, en pleine maîtrise de vos compétences, confiante, sereine… Mettez en exergue tous vos sens. Votre cerveau ne faisant pas distinction entre la réalité et l’imaginaire, vous allez ainsi créer de nouvelles connexions neuronales. Répétez bien évidemment cet exercice 15 à 20 fois pour en faire un nouveau paramètre.

 

pro certifiés

 

La maternité est une opportunité, pour nous les femmes, d’envisager une vie en accord avec l’Être que nous sommes profondément. Mettre au monde fait s’écrouler des certitudes mais fait également émerger de nouvelles évidences… Une part de votre personne s’éveille à ce moment précis de votre vie. Alors écoutez-la, prenez ce temps essentiel d’introspection et de réflexion sur ce que vous voulez VRAIMENT pour votre vie professionnelle et votre vie de famille. En ayant une meilleure connaissance de vous-même et en vous donnant un cap, vous retrouverez indéniablement confiance en soi, énergie et motivation.

 

Article écrit par Vanessa Dabin Remignon , coach carrière et équilibre,  membre du réseau de spécialistes certifiés Kidd’izy. Découvrez l’atelier d’expert organisé par Kidd’izy en date du 1 février 2018. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Vanessa Dabin Remignon ici.

Article mis à jour le 8 janvier 2018

Grossesse : 4 astuces pour assurer son apport en calcium si on n’aime pas le lait

Intolérance ou goût peu apprécié, 2 Français sur 5 ne boiraient pas de lait. Pourtant, le calcium est un minéral important pour notre santé, surtout pendant la grossesse.

 

En effet, il est important d’assurer son apport en calcium lorsqu’une femme est enceinte afin d’éviter les complications lors de sa grossesse, pour elle-même et son bébé.

 

Intolérance ou goût peu apprécié, 2 Français sur 5 ne boiraient pas de lait. Pourtant, le calcium est un minéral important pour notre santé, surtout pendant la grossesse.

 

 

Pourquoi est-ce que le calcium est indispensable pendant la grossesse ?

Une étude publiée par The American Journal of Obstetrics and Gynecology démontre que les femmes prenant un supplément de calcium ont beaucoup moins de risques de pré-éclampsie et d’autres problèmes liés à l’hypertension artérielle.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont administré 2g de calcium aux futures mamans de manière aléatoire.

Cinq des sujets n’ayant pas eu de supplément de calcium ont montré une augmentation de la pression artérielle.

Le Congrès américain d’obstétriciens et de gynécologues conseille ainsi aux futures mamans de consommer au moins 1 000 mg de calcium par jour.

 

Pour assurer son apport en calcium, le lait est le premier aliment qui nous vient en tête. Ainsi, le Programme National de Nutrition et de Santé (PNNS) conseille de consommer trois produits laitiers par jour.

pro certifié consultant lactation

Mais que faire quand on n’aime pas le lait ?

 

Voici 4 astuces pour les futures mamans qui n’aiment pas le lait.

1- Essayez d’autres produits laitiers

Si le lait n’est pas votre boisson préférée, vous pouvez toujours en consommer à travers d’autres produits qui en contiennent comme :

  • Le yaourt nature

Selon une étude publiée dans l’International Journal of Preventive Medicine, la consommation de yaourt permet à la femme enceinte de maintenir un taux de calcium bénéfique pour sa santé et sa grossesse.

Les deux scientifiques ont suivi l’évolution de 70 femmes vivant leur première grossesse. Après les avoir séparées en deux groupes, les chercheurs leur ont administré un yaourt ordinaire et un yaourt probiotique.

La quantité de calcium chez les deux groupes s’est révélée satisfaisante pour le déroulement des grossesses.

  • Le fromage blanc
  • Le fromage

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) conseille aux femmes enceintes de privilégier le fromage au lait pasteurisé, afin d’éviter l’ingestion de bactéries pouvant être nocives à la maman et au futur bébé.

La saveur sera différente mais ces aliments garantissent un apport en calcium similaire.

 

 

 

2- Essayez les eaux calciques

Les eaux appelées calciques sont celles qui sont les plus riches en calcium. Elles doivent être composées de plus de 150 mg/l. Certaines de ces eaux minérales contiennent même 591 mg/l.

Elles peuvent donc être une alternative au lait, à condition soit d’en consommer beaucoup, soit d’accompagner d’autres aliments riches en calcium.

 

3- Essayez les produits d’origine animale

Le poisson, comme les sardines ou le saumon, est riche en calcium. De plus, la sardine contient une bonne quantité de vitamine D, ce qui permet au calcium de bien se fixer sur les os.

L’ANSES recommande toutefois une bonne cuisson des aliments afin d’éviter l’ingestion de bactéries.

Les œufs (150 mg) sont aussi à privilégier pour assurer son apport au calcium.

Enfin, en ce qui concerne les viandes, le lapin fournit 124 mg de calcium.

 

4- En remplacement du lait, les fruits et les légumes : meilleurs alliés santé

Tout le monde sait que les fruits et les légumes sont très bénéfiques pour la santé car ils apportent une multitude de vitamines et minéraux dont le calcium.

Cependant, selon une étude américaine publiée dans la revue Hort Science, le calcium est présent dans certains produits végétaux mais en faible quantité. Cette conclusion a été établie après avoir analysé la composition minérale de 43 fruits et légumes.

 

Vous pouvez ainsi en consommer pour compléter une alimentation déjà assez riche en calcium. Pour cela, misez sur :

  • Fruits : des oranges, des figues et des abricots secs.
  • Légumes : du cerfeuil, du chou cru, du cresson, des blettes, des épinards frais et des algues.
  • Légumes secs : des haricots rouges et blancs, des lentilles et des pois-chiches

 

Ne pas aimer le lait ne doit donc pas être une raison pour être carencée en calcium, surtout pendant la grossesse. N’hésitez pas également à demander une prescription de compléments alimentaires en cas de besoin.

Assurer votre apport en calcium c’est préserver votre santé ainsi que celle de votre bébé !

 pro certifiés

Vous êtes enceinte et vous vous posez des questions sur votre alimentation ?

Sur Kiddizy, après un questionnaire d’orientation, vous êtes contactée en personne pour valider vos besoins et être accompagnée par les meilleurs experts en périnatalité, parentalité et petite enfance.

 

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Sources :
(1) Preliminary evidence of the effect of calcium supplementation on blood pressure in normal pregnant women José M. Belizán PhD, Amely Zalazar. Author links open the author workspace. M.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceLaura Rojas. Author links open the author workspace. M.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceDaniel Chan. Author links open the author workspace. Ph.D. . Numbers and letters correspond to the affiliation list. Click to expose these in author workspaceGraeme F. Bryce. Author links open the author workspace. Ph.D.

 

Une bonne préparation à l’accouchement diminuerait-elle la douleur ?

L’ accouchement est souvent abordé avec appréhension par les femmes enceintes. D’où l’importance des séances de préparation à l’ accouchement avec la sage-femme.

Une étude américaine publiée en mai 2017 essaye de définir tout ce qu’apporte la préparation à l’ accouchement.

 

Presque 80% des accouchements en France se déroulent avec péridurale.  Malgré les nombreuses méthodes de réduction de la douleur, on cite souvent la peur de la douleur, l’appréhension du moment et la pression de l’équipe médicale autour comme explications de ce chiffre important. Pourtant, en Allemagne, pays voisin, la péridurale ne concerne que 66% des femmes. Pourquoi cette différence ? Pour certains chercheurs américains, celle-ci se trouve dans la préparation à l’ accouchement.

 

Pour prouver cela, ils ont recruté un échantillon d’une trentaine de femmes enceintes. La moitié a eu 18 heures de cours de préparation à l’ accouchement supplémentaires. Ces cours consistaient en des activités interactives et ludiques dans le but de rendre les femmes pleinement conscientes de ce qui les attendait.

 

Trois types de données ont été collectées sur ces femmes :

 

 

Mais ce n’est pas tout, il y a d’autres résultats positifs. En effet, les femmes ayant reçus des cours de préparation voient leur rapport à la douleur diminuer significativement. Cette amélioration ne s’arrête donc pas juste à l’accouchement. La femme relativise sur la douleur de accouchement parce qu’elle apprend à gérer celle-ci.

 

La préparation à l’accouchement : des bénéfices énormes.

 Les résultats sont très clairs. Les femmes ayant reçu des cours supplémentaires ont deux fois plus confiance en elle quant à leur capacité à gérer l’ accouchement que celles qui n’en n’ont pas reçus.

 

Mais ce n’est pas tout, il y a d’autres résultats positifs.Elle voient leur rapport à la douleur diminuer significativement. La femme relativise sur la douleur de l’accouchement parce qu’elle apprend à gérer celle-ci.

Ainsi, la douleur est atténuée par une meilleure appréhension et compréhension de celle-ci.

 

Enfin, les chercheurs ont observé une réduction de la probabilité de faire une dépression post partum du fait d’une meilleure préparation à l’accouchement. En effet, mieux se préparer à l’accouchement, c’est également mieux se préparer à la naissance. La peur de la douleur se couple parfois avec la peur du nouveau-venu. Et le tout peut provoquer un état de tension pouvant mener à une dépression post partum.

 

L’engagement des parents comme clé de la réussite d’une bonne préparation à l’accouchement.

Leur conclusion est donc qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance de la préparation à l’accouchement. Ce sont des séances où la mère doit être présente à 100%, ainsi que le père. Les chercheurs insistent beaucoup sur la présence, à la fois physique mais aussi psychologique. Ainsi, même si les séances peuvent être en nombre suffisant, une faible implication peut réduire l’efficacité de ces séances.

Selon eux, on n’insiste pas assez sur les bénéfices qu’ont ces séances de préparation à l’accouchement. Ainsi, beaucoup de femmes peuvent se sentir démunies, alors qu’elles ont toutes les clés en main pour être sereines.

La sécurité sociale prend en charge 10 séances de préparation à l’accouchement avec une sage-femme. Théo Lemouton, sage-femme membre du réseau Kiddizy, vous explique comment se passe cette préparation en vidéo.

 

pro accompagne

Mais bien se préparer à l’accouchement est également bien connaître les professions qui peuvent vous aider en ce sens.

 

 

Ces préparations en complément aux préparations classiques sont très efficaces, comme la sophrologie (lien video café d’expert sophro à mettre sur WordPress/youtube) ou l’ostéopathie qui vous accompagne trimestre apres trimestre (voir la préparation au trimestre 1, trimestre 2, trimestre 3) par exemple.

 

 

Selon eux, on n’insiste pas assez sur les bénéfices qu’ont ces séances de préparation à accouchement. Ainsi, beaucoup de femmes peuvent se sentir démunies, alors qu’elles ont toutes les clés en main pour être sereines.

 

Kiddizy est là pour vous faire découvrir les métiers de la périnatalité (cf guide sur les métiers de la périnatalité), et vous met en contact avec des professionnels pour vous aider à mieux aborder votre accouchement prochain.

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Source : Benefits of preparing for childbirth with mindfulness training: a randomized controlled trial with active comparison. Larissa G. Duncan, Michael A. Cohn, Maria T. Chao, Joseph G. Cook, Jane Riccobono, and Nancy Bardacke. 6 Mai 2017

Comment la femme perçoit son corps pendant et après la grossesse ?

La grossesse est un moment où le corps de la femme se modifie. Mais au-delà de la modification physique, comment la grossesse modifie-t-elle également la vision du corps de la femme enceinte par elle-même ?

Des chercheurs britanniques en psychologie s’intéressent à ce ressenti.

 

Pour mener cette étude, les chercheurs britanniques puisent dans 17 études publiées entre 1992 et 2013. Ils axent leurs analyses sur deux thèmes : la prise de poids et le contrôle du corps.

 

Physique et psychologique très liés pendant la grossesse

Physique et psychologique sont très imbriqués pendant la grossesse. Par exemple, quand on a des difficultés à concevoir un bébé, il existe une explication scientifique (infertilité  ou autre).  Mais il existe aussi une explication psychologique. L’INED chiffre ainsi à 7% l’infertilité psychogène.

A ce lien s’en ajoute un autre : le lien social. En effet, il existe un idéal de la femme enceinte parfois contradictoire : la femme enceinte doit avoir un beau ventre tout en restant fine, mais pas maigre non plus. De l’écart créé entre cet idéal et la réalité peut naître un malaise. Pour les chercheurs, ce malaise vient d’un manque d’aide psychologique aux mamans ou futures mamans.

 

 

A ce lien s’en ajoute un autre : le lien social. En effet, il existe un idéal de la femme enceinte parfois contradictoire : la femme enceinte doit avoir un beau ventre tout en restant fine, mais pas maigre non plus. De l’écart créé entre cet idéal et la réalité peut naître un malaise. Pour les chercheurs, ce malaise vient d’un manque d’aide psychologique aux mamans ou futures mamans.

 

La prise de poids vue par la femme enceinte.

Pour les femmes interrogées, la grossesse est le seul moment dans leur vie où elles ont le droit de grossir. Les chercheurs insistent sur cette transgression des codes sociaux par la femme enceinte.

Ils décrivent des situations illustrant ce constat. Une femme en surpoids, mal à l’aise avec son corps avant d’être enceinte, redécouvre des lieux qu’elle s’était interdit, comme la piscine.

 

Mais cette transgression est aussi un entre-deux : si la prise de poids est acceptée, jusqu’à quel point l’est-elle vraiment ? Il en résulte un malaise chez les femmes enceintes à propos de leur corps.

Les chercheurs trouvent donc un grand nombre de femmes qui se disent insatisfaites de leur corps pendant et après la grossesse.

 

Le contrôle du corps vu par la femme enceinte.

Ensuite, la femme, pendant et après sa grossesse, a l’impression de perdre le contrôle de son propre corps.

En effet, elle perçoit son propre corps comme une propriété publique : des étrangers lui touchent le ventre, lui font des commentaires sur son apparence etc. Cette perte de contrôle peut être vécue sur deux modes : soit la femme est heureuse de cette nouvelle proximité, soit il en résulte un sentiment d’invasion.

 

Les chercheurs citent également le poids comme autre facteur de la perte de contrôle du corps. En effet, la prise de poids peut sembler hors de contrôle pour certaines femmes. Ce sentiment peut aller jusqu’à devenir un sentiment de désespoir rien qu’à la vue de leur propre corps.

Cette appréhension de la vision du corps dans le miroir s’exacerbe après la grossesse. Une femme interrogée raconte même que son entourage attendait d’elle qu’elle soit plus fine qu’avant sa grossesse.

 

Les avancées possibles.

Pour les chercheurs, ces conclusions sont la preuve que les femmes ont besoin d’aide lors de leur grossesse. En 2010, presque une femme sur deux a eu plus de dix visites prénatales.  Mais les professionnels de santé qu’elles rencontrent parlent peu du corps sous sa forme psychologique. Ils concluent donc en montrant qu’il existe un vrai besoin de soutien psychologique pour les jeunes mamans.

Pour ces mêmes chercheurs, on sous-estime l’impact des effets décrits au-dessus sur la santé de la mère et du bébé.

 

 

Pour les chercheurs, ces conclusions sont la preuve que les femmes ont besoin d’aide lors de leur grossesse. En 2010, presque une femme sur deux a eu plus de dix visites prénatales. Mais les professionnels de santé qu’elles rencontrent parlent peu du corps sous sa forme psychologique. Ils concluent donc en montrant qu’il existe un vrai besoin de soutien psychologique pour les jeunes mamans.

 

Ils encouragent ainsi la discussion entre les professionnels de la santé et les femmes avant et après leur grossesse à propos de la perception de leurs propres corps.

Vous venez d’avoir un enfant, et vous avez du mal à vous reconnaître dans votre corpsKiddizy vous met en relation où que vous soyez,  avec des psychologues, des accompagnantes en périnatalité ou encore des coachs en fitness prénatal.

Après un questionnaire d’orientation, nous vous contactons individuellement pour valider vos besoins et vous accompagner.

 

Source : « Women’s experiences of their pregnancy and postpartum body image: a systematic review and meta-synthesis » Emma L Hodgkinson, Debbie M Smith, and Anja Wittkowski. School of Psychological Sciences, Second Floor Zochonis Building, Brunswick Street, Manchester

Mon enfant a un retard de langage. Dois-je m’inquiéter ?

Mon bébé a plus d’un an et a des difficultés pour retenir les mots. Dois-je m’inquiéter ? Est-ce le signe d’une dysphasie ? Une récente étude américaine s’intéresse à ces jeunes enfants qui ont un retard de langage. Ils répondent scientifiquement à cette inquiétude.

info en avant première

En principe, un bébé a environ 5 à 10 mots dans son vocabulaire vers 12 mois. Vers 3 ans, il arrive à 1500 mots. Un bébé a donc un rythme d’apprentissage très rapide. Les bébés ici étudiés ont moins de mots dans leur vocabulaire et ont un rythme d’apprentissage beaucoup plus faible.

 

Peut-on parler ici de dysphasie ? Loin d’être le signe d’une déficience intellectuelle, la dysphasie est un trouble primaire du langage qui n’est détecté officiellement qu’à partir de 4 ans. Mais il existe des symptômes, comme une difficulté persistance à former une phrase, à retenir du vocabulaire etc.

 

Donc retard ou symptôme ? C’est la question à laquelle ces chercheurs tentent de répondre. Ils comparent pour cela un groupe de 14 enfants de 18 mois avec un faible vocabulaire avec un autre groupe de même âge et de même taille dont le vocabulaire considéré comme satisfaisant.

L’expérience consiste à envoyer des stimuli auditifs et visuels et à observer la réaction des bébés. Les chercheurs se basent sur l’hypothèse que les enfants dysphasiques ont plus de mal à se concentrer, ont un temps de réaction supérieur et contemplent plus longtemps.

 

 

L’expérience retard consiste à envoyer des stimuli auditifs et visuels et à observer la réaction des bébés. Les chercheurs se basent sur l’hypothèse que les enfants dysphasiques ont plus de mal à se concentrer, ont un temps de réaction supérieur et contemplent plus longtemps.

 

Voici leurs principaux résultats :

 

Les enfants ayant un retard de langage auraient plus de mal à se concentrer.

La première expérience consiste tout d’abord à montrer une image. Puis ils montrent d’autres images temporaires autour dans le but de distraire l’enfant, tout en lui demandant de fixer la première image. Il apparaît que le groupe d’enfants ayant des retards de langage a plus de mal à se concentrer sur la première image comme il leur était demandé.

Les chercheurs analysent ce résultat comme un potentiel problème de concentration. Les autres enfants font une hiérarchie plus rapidement.

 

Les enfants ayant un retard de langage ont le même temps de réaction et d’intérêt que les autres.

Une autre expérience consiste à projeter une image sur un côté ou un son et de voir le temps que met le bébé à tourner la tête. Les chercheurs n’observent pas de différence entre les deux groupes. Le temps de réaction est le même.

Un autre résultat mis en lumière par cette expérience est que la durée du regard est le même pour les deux groupes. Ainsi, les bébés semblent avoir le même temps d’intérêt. Ils prennent le même temps pour analyser et comprendre l’objet ou le son qu’ils ont en face, et se désintéressent en même temps.

 

 

Un autre résultat retard mis en lumière par cette expérience est que la durée du regard est le même pour les deux groupes. Ainsi, les bébés semblent avoir le même temps d’intérêt. Ils prennent le même temps pour analyser et comprendre l’objet ou le son qu’ils ont en face, et se désintéressent en même temps.

 

Un enfant avec un retard de langage est tout aussi prompt que les autres à savoir quel est ce bruit ou cette image colorée. La concentration est plus en jeu.

 

Cette étude est plutôt rassurante pour les mamans qui s’inquiètent. En effet, même si votre enfant semble avoir les symptômes de la dysphasie (vocabulaire restreint et difficulté à faire des phrases), cela peut être lié à un problème de concentration.

Avant donc de pouvoir pronostiquer quoi que ce soit, ne paniquez pas, laissez votre enfant grandir à son rythme.

 

Pour une analyse et un diagnostic plus complet, n’hésitez pas à vous adresser à un professionnel adapté sur Kiddizy.

Chez Kiddizy, après un questionnaire d’orientation, vous êtes accompagnée par les meilleurs experts tous spécialisés en périnatalité, parentalité et petite enfance.

 

Source : « Novel word learning: An eye-tracking study. Are 18-month-old late talkers really different from their typical peers? »Ellis EM, Borovsky A, Elman JL, Evans JL.

 

Article mis à jour le 5 janvier 2018

Lait de soja : à proscrire dans l’alimentation de bébé ?

On trouve aujourd’hui du soja dans tous les rayons du supermarché.

Pour autant, doit-on l’intégrer dans l’alimentation de nos enfants ? Plusieurs récentes études américaines apportent une réponse à cette question.

 

Le soja sous toutes ses formes est aujourd’hui de plus en plus consommé. En effet, en 2014, 4 Français sur 10 achetaient des produits au soja régulièrement. Et pour cause, le soja sous toutes ses formes est bon pour la santé. Il diminue le cholestérol, les risques cardiovasculaires et prévient l’ostéoporose.

Mais si ses bénéfices sont connus et reconnus, on en oublie ses désavantages. En particulier le taux très élevé d’isoflavone présent dans les produits au soja. En effet, les isoflavones sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des substances végétales similaires aux œstrogènes (hormones féminines). Une forte consommation de lait de soja chez un enfant dont les organes génitaux sont en train de se former pourrait donc entraîner un dérèglement hormonal en théorie.

En réalité, qu’en est-il ? Le lait de soja est-il dangereux pour nos tout petits ?

 

 

Mais si ses bénéfices sont connus et reconnus, on en oublie ses désavantages. En particulier le taux très élevé d’isoflavone présent dans les produits au soja. Les isoflavones sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des substances végétales similaires aux œstrogènes (hormones féminines). Une forte consommation de lait de soja chez un enfant dont les organes génitaux sont en train de se former pourrait donc entraîner un dérèglement hormonal en théorie.

 

Le lait de soja entraîne des dérèglements hormonaux chez les tout-petits…

Une étude américaine (1) réalisée en avril 2017 s’intéresse à environ 300 nouveaux nés, de la naissance jusqu’à 28 ou 36 semaines. Elle se base sur les mesures semaine après semaine de l’évolution de la taille de l’utérus chez les filles, et de la taille des tétons chez les garçons.

Sur ces enfants, 70 sont nourris au lait maternel, 111 nourris au lait de vache et 102 nourris au lait de soja.

 

Ils trouvent que la taille des tétons des petits garçons diminue moins rapidement pour les enfants nourris au lait de soja. En effet, les phytœstrogènes présents dans le lait de soja viennent compenser l’action des hormones masculines à la naissance.

 

Chez les petites filles, le développement de l’utérus et des tissus vaginaux se fait beaucoup plus rapidement chez celles nourries au lait de soja.

 

… Dérèglements hormonaux qui peuvent devenir durables.

Ce dérèglement que l’on observe peut se poursuivre à long-terme.

En effet, une autre étude américaine (2) tire ces conclusions de l’analyse de l’ADN des cellules vaginales. Cet ADN peut se modifier par le phénomène de méthylation. C’est une modification chimique pouvant se trouver à n’importe quel endroit de la séquence de l’ADN.

 

Les sujets observés sont 214 filles âgées de 0 à 9 mois. Les chercheurs observent que la méthylation de l’ADN, naturelle dans les premiers mois, est altérée chez celles nourris au lait de soja. Autrement dit, les dérèglements hormonaux entraînés par la consommation de lait de soja peuvent être durables en s’inscrivant dans l’ADN.

 

 

 Le lait de soja est donc déconseillé comme consommation régulière chez les enfants de moins de 3 ans et chez la femme enceinte. Même chez l’adulte, le soja est à consommer avec modération. L’Affsa, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments conseille de ne pas dépasser la dose journalière de 1mg par kilo. Ainsi, une personne de 60kg ne doit pas consommer plus de 6mg de soja par jour.

 

Le soja : comme tout, à consommer avec modération.

 Le lait de soja est donc déconseillé comme consommation régulière chez les enfants de moins de 3 ans et chez la femme enceinte.

 

Même chez l’adulte, le soja est à consommer avec modération. L’Affsa, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments conseille de ne pas dépasser la dose journalière de 1mg par kilo. Ainsi, une personne de 60kg ne doit pas consommer plus de 6mg de soja par jour.

 

Ainsi, malgré ses bienfaits évidents, le soja est comme tout autre aliment, à consommer avec modération, surtout chez les enfants.

 

 

 

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Article mis à jour le 5 janvier 2018

Sources :
(1) « Soy Formula and Epigenetic Modifications: Analysis of Vaginal Epithelial Cells from Infant Girls in the IFED Study. » Sophia Harlid, Margaret Adgent, Wendy N. Jefferson, Vijayalakshmi Panduri, David M. Umbach, Zongli Xu, Virginia A. Stallings, Carmen J. Williams, Walter J. Rogan and  Jack A. Taylor
(2) « Soy-Based Infant Formula Feeding and Impact on Estrogen-Responsive Tissue » Virginia A. Stallings