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«CONFINEMENT, UNE APPROCHE PSYCHOLOGIQUE»

COVID 19 & confinement

Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne explique l’ensemble des conséquences psychologiques que peut avoir le confinement sur la population, suite à la pandémie de COVID 19.

Qu’est-ce que le confinement ? A quoi sert-il ?  Comment est-il vécu par la population ? Pourquoi est-il si difficile à respecter pour certains ? Quelles réactions la population a eu après cette annonce de confinement de la part du gouvernement ?

Il faut partir de ses réponses pour comprendre ce que peuvent être les conséquences psychologiques sur les personnes en situation de confinement. Il n’existe donc pas de profil standardisé de personne vivant un confinement.

Il est essentiel de prendre en compte certains facteurs et ses conditions de confinement pour dresser une sorte de tableau psychologique reflétant le plus la réalité vécue du confiné. Il existe différentes études comme celles de : l’inserm, The Lancet, une équipe de chercheurs du King’s College (Royaume-Uni), chinoise avec un auto questionnaire, General Psychiatry (en anglais).

Globalement, le confinement provoque une perte des repères sur l’ensemble de sa vie quotidienne, bousculent des rituels et une organisation de vie, un ressenti d’injustice, d’interdits, et de pertes de liberté, une sorte de vide sans l’accès à l’extérieur, un manque de ses proches et/ou de simples contacts sociaux, ou des peurs pour soi et pour ses proches concernant la santé, de la frustration généralisée ; encore plus de questions sur le COVID 19 donc quelques fois, un comportement de recherche d’informations exagéré provoquant une montée en puissance de son anxiété.

Ce qui touche profondément l’être humain, ce sont les distances sociales qui s’imposent, le manque de contacts physiques/verbaux et la réduction des liens sociaux. Nous sommes des êtres sociaux et nous apprécions cette reconnaissance de soi par autrui, plus qu’apprécier, elle est vitale à notre bien-être général.

De plus, l’impression de perdre en maitrise/de contrôle des événements ne fait très souvent que renforcer un mal être sous-jacent, c’est exactement, ce que le COVID 19 nous fait vivre au niveau mondial.

Ce qui nous intéresse, c’est : la notion de psychotraumatisme. Il peut se définir comme l’ensemble des troubles psychiques immédiats, post-immédiats puis chroniques se développant chez une personne après un événement traumatique ayant menacé son intégrité physique et/ou psychique.

confinement femme seule

Confinement :les conséquences psychologiques / les impacts psychologiques / le rendu psychologique / l’effet boomerang psychologique

Le mot clé et déclencheur éventuel des conséquences psychologiques est le stress post traumatique vécu par la personne.

La définition à prendre en compte et qui correspond à la situation du COVID 19 en France et au niveau mondial : DSM IV américain (catalogue des affections mentales), troubles présentés par une personne ayant vécu un ou plusieurs événements traumatiques ayant menacé leur intégrité physique et psychique ou celle d’autres personnes présentes, ayant provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur, et ayant développé des troubles psychiques lié à ce(s) traumatisme(s).

Les plus vraisemsables pour un bon nombre de personne pourraient se lister de cette façon avec l’apparition :

·       D’un trouble anxieux soit généralisé ou axé sur la santé : peurs qui s’intensifient sur l’ensemble des aspects de la vie d’une personne ou uniquement sur son corps et ses ressentis physiologiques

·       D’un trouble dépressif réactionnel au confinement ou une simple thymie d’allure dépressive

·       Un trouble obsessionnel sur plusieurs thématiques de la vie courante comme l’hygiène, l’alimentation, l’occupationnel, la contamination

·       La psychosomatisation = expression d’un mal être psychologique par le biais de son corps

·       Les troubles du sommeil en lien avec de l’angoisse + le manque d’activités générales : trouble de l’endormissement, insomnies, réveils nocturnes et précoces, ruminations mentales et cauchemars

·       Des idées noires et/ou suicidaires/ruminatoires

·       Des troubles émotionnels avec un envahissement d’émotions négatives avec l’apparition de troubles du comportement comme l’irritabilité, l’agressivité, instabilité de l’humeur, l’apathie

·       Troubles alimentaires d’allure boulimique

Les facteurs pouvant être responsables de ses conséquences psychologiques :

·       Votre âge (+ de 60 ans et les 18-30 ans)

·       Votre sexe (femme)

·       Votre lieu d’habitation (zones les plus touchées géographiquement) + l’ergonomie de mon domicile

·       Votre état de santé global (pathologies chroniques, polypathologies/comorbidités)

·       Attendre un enfant

·       Avoir des enfants (peur de la contamination et difficulté à respecter les gestes barrières de prévention)

·       Avoir un proche en institution, avoir un proche âgé en institution

·       Avoir des proches atteints par le COVID 19 (impossibilité de les accompagner si hospitalisation et si au domicile difficultés à mettre en place les gestes barrières pour soi)

·       Avoir des proches isolés géographiquement de soi

·       Un profil hypocondriaque de base

·       Votre capacité d’adaptation plus ou moins extensive et Votre ressenti d’isolement social

·       Avoir de peur de manquer des premiers biens de nécessité

·       Votre niveau d’ennui et votre ressenti de frustration

·       Votre fragilité psychique (pathologies psychiatriques/évènements récents comme deuils, perte d’un emploi)

·       Votre situation économique et votre statut/fonction professionnel

·       Si vous devez continuer à travailler en présentiel et donc vous déplacez (surtout en transports en commun)

  • L’agressivité verbale et physique auprès des enfants/ au sein d’un couple/d’une fratrie

·       Pertes des liens familiaux ou sociaux

·       Augmenter le nombre de personnes souffrant du syndrome de l’aidant (accompagnement d’un proche malade comme les démences)

·       Epuisement des personnels de soins en institution et à domicile

·       Des pensées suicidaires

·       Consommation de médicaments et/ou de drogues accentuées

·       Stigmatisation envers certains groupes sociaux/culturels = recherche d’un responsable à blâmer

Qu’est ce qui peut être aidant au quotidien en période de confinement ?

·       Se recentrer sur soi et oser l’introspection

·       Communication sur la situation sanitaire claire, adaptée et transparente de la part des acteurs de notre société

·       Ressenti d’empathie / de conscience sociale / altruisme

·       Redécouvrir sa famille et tous les membres qui la compose même à distance

·       Créer une nouvelle routine moins normée et conventionnelle

·       Rester en contact avec l’ensemble de ses proches et de ses collègues

·       Encourager les soignants : action collective ou groupe de soutien

·       Ne pas rechercher toute la journée des informations sur le COVID 19

·       Consulter un psychologue / des professionnels du soin en téléconsultation

confinement homme

A la fin de ce confinement, les français seront-ils différents, et, à l’échelle mondiale, « le citoyen du monde » sera-t-il différent ?

Il semble facile et intuitif de répondre par l’affirmative car l’ensemble de la population a vécu une situation nouvelle et extrêmement anxiogène.

L’interrogation se penche sur les impacts positifs et/ou négatifs sur notre rapport à soi et à l’autre. Nous avons dû mettre de côté, notre individualité au profit du collectif, ce qui n’est pas chose aisée pour tout le monde, d’où la nécessité obligatoire du confinement.

Certaines conséquences psychologiques énoncées pourraient devenir éventuellement chroniques, si la personne ne se fait pas accompagner par des professionnels. Il faut une vigilance accrue face à ses conséquences dans le domaine du soin psychique, médical et paramédical.

Le gouvernement devra y faire face et apporte des solutions concrètes pour l’accès au soin psychique pour tous. Il sera aussi indispensable d’accompagner les personnes ayant perdu un proche à cause du COVID 19. Le mot clé sera pour TOUS, la résilience.

Les impacts économiques que chacun va vivre à différentes échelles malgré les différentes aides gouvernementales, pourront éventuellement modifier son rapport à l’argent et/ou installer sur le long terme un inconfort financier, grande source d’anxiété dans sa vie quotidienne.

Prendre conscience que ce confinement à permis de sauver de nombreuses vies. La solidarité nationale aura porté ses victoires sur un virus si agressif. Une fierté, une réussite du collectif.

Revalorisation des soignants et des paramédicaux en institutions et en libéral dans leurs statuts social, professionnel et sociétal et mise à l’honneur de tous les travailleurs en présentiel dans différents corps de métiers car sans eux, aucune victoire aura été envisageable.

Nous serons tous différents, marqués de façon multiples, et avec, certainement, une prise de conscience de l’importance des liens sociaux, de la liberté de mouvement, de notre santé et l’humilité nécessaire de notre statut d’HOMME.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Courtoisement votre.

Aline Nativel Id Hammou, Psychologue clinicienne,

Téléconsultation via Skype et Doctolib en temps de confinement national

Jennifer Muller Ostéopathe

A. Nativel Id Hammou

  Psychologue

à partir de 60€

COVID 19 & ENFANTS, CONSEILS DE PSYCHOLOGUE

Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne et auteure du livre « La charge mentale des enfants quand nos exigences les épuisent » nous livre ses conseils pour parler du coronavirus, communément appelé COVID 19, à nos enfants.

Comment parler aux enfants du COVID 19 ?

Les recommandations générales de communication auprès des enfants, sont de leur « parler vrai », en toutes circonstances, sur l’ensemble des thématiques les concernant de près ou de loin dans leur environnement social.

Que veut dire parler vrai ? Tout simplement, ne pas mentir, ne pas tourner autour du pot, ne pas alléger les faits, ne pas complexifier le discours, ne pas trop l’intellectualiser, en somme, leur parler avec « authenticité et vérité ». En résumé, « faire court, vrai, simple et droit dans les yeux ».

Il est indispensable d’oser souligner que « l’adulte ne sait pas toujours TOUT », toutefois, qu’il fera tout pour lui expliquer en cherchant s’il ne sait pas. Il est essentiel aussi « de combiner la parole avec du visuel auprès de l’enfant » comme un livre, un dessin, un objet ce qui va apporter une dimension ludique indispensable.

L’adulte doit aussi « être attentif et observateur » de la réaction de l’enfant pour repérer les éléments du discours à développer ou pas. Un autre point important, l’adulte énonce son discours, néanmoins, il doit laisser l’enfant « le couper, le ralentir, le questionner » pour que cela devienne une communication à deux non directive et pas un monologue d’adulte, auquel, l’enfant est peu réceptif en général.

L’enfant a « besoin de se sentir acteur » au sein de la communication de façon globale pour que soit capté son attention, sa vigilance et sa concentration.

Pas si simple ? et pourtant si, ce sont nous, les adultes qui rendons cet exercice de communication compliqué par peurs, par angoisses, par sentiment d’incapacité/d’incompétence. Un autre point essentiel est de répondre à toutes leurs questions mêmes les plus incongrues et aussi celle sur la mort.

Pourquoi, c’est essentiel ? Pour le respect de la confiance que l’enfant accorde naturellement à ses adultes de référence, la perception du devoir et de savoir que l’adulte possède dans la vision enfantine, réduire l’anxiété ressentie, mise en place d’une réassurance et d’une sécurité intérieure indispensable, pour lutter contre les fausses informations intégrées, d’acquisition de nouvelles connaissances, pour diminuer l’imaginaire négatif et pouvoir adopter les comportements adaptés à une situation donnée.

Repas en famille, discussion COVID 19

Comment faire pour parler concrètement du COVID 19 ?

Vous pouvez partir de ce que l’enfant a pu en comprendre pour identifier ce qu’il sait pour pouvoir rectifier ou compléter = c’est souvent la technique qui fonctionne le mieux car l’enfant ne sent pas obligé d’écouter l’adulte sans rien dire et pendant un long moment, il apprécie que l’on s’interroge sur ce qu’il a entendu, compris ou pas bien intégré. L’enfant se sent concerné et important. Il apprécie partager ses connaissances. Vous pouvez aussi lui proposer de dessiner.

Partir des connaissances générales que l’adulte a en sa possession, « c’est un nouveau virus pour l’humain… » marquer ses caractéristiques « très agressif, contagieux », ce qu’il provoque comme symptômes « fièvre, toux.. », son origine « on ne sait pas encore vraiment… » et les gestes barrières pour s’en protéger « lave tes mains, éternue dans ton coude… » et à quoi cela sert : à prendre soin de soi et des autres (développement empathie et conscience sociale).

Mettre en avant = une maladie (l’enfant a déjà été malade donc il peut comprendre les effets, le besoin de repos, la contamination, la prise de médicaments).

L’enfant aura peut-être plus de mal à comprendre la mise à l’isolement et le moins d’interaction possible si maladie COVID 19, toujours mettre en avant la contagion rapide/facile de ce virus, se protéger soi et les autres et pas un manque d’amour de la part des autres.

Quels outils possibles pour appuyer votre communication sur le COVID 19?

Il y a une possibilité infinie mais le conseil essentiel qu’ils soient adaptés à l’âge de votre enfant et à sa personnalité. N’oubliez pas l’aspect ludique de l’utilisation de ses outils pour créer l’intérêt de votre enfant.

Voici une liste non exhaustive :

·       Le dessin, création d’une BD, d’un conte, d’une histoire « Le roi virus souhaite conquérir le monde, il passe par les mains, aussi les yeux des hommes…une équipe de scientifique le cherche et veut comprendre… » ou voir d’une série qui évolue au jour le jour.

·       Utilisation d’ouvrages à visée scientifique sur le corps humain pour parler des symptômes.

·       Il existe une mini BD « le coronavirus qui voyage » de Manuela Molina

·       Expliquer les corps de métiers en lien avec le domaine expert scientifique

·       Mise en place d’un jeu de rôle pour faire comprendre les gestes barrières et/ou d’une chorégraphie et d’une chanson « Lave toi les mains pour te débarrasser des virus…houhouhaha, prend bien les 30 secondes… »

·       Regarder une émission scientifique adaptée aux enfants « Le monde de Jamy, la collection La Vie »

·       Création d’une affiche des gestes barrières en famille et affichage dans les lieux stratégiques de la maison

·       Achat ou fabrication de savons de différentes formes/couleurs/odeurs

·       Customiser les bouteilles de gel hydro avec des autocollants et/ou création d’un petit sac spécial

·       Customiser les masques si besoin ou en créer si vous avez une machine à coudre.

·    Eviter d’exposer trop souvent les enfants aux médias TV/radio/internet source d’informations en continue pour la plupart.

·       Informer son enfant des nouvelles recommandations à mettre en place

Mots clés à définir à l’enfant :

virus, danger sanitaire, infection, personne vulnérable, comorbidités, gestes barrières de prévention, gel hydroalcoolique

confinement covid 19 dans chambre enfant

Comment expliquer le confinement aux enfants ?

La réponse est similaire à celle concernant le COVID 19 puisque c’est lui la cause. Il est donc essentiel de bien expliquer les conditions sanitaires en France en lien avec le COVID 19 donc il faut forcément être clair auprès de son enfant sur ce virus. L’enfant doit pouvoir y mettre du sens.

Il faut expliquer les raisons sanitaires prises par le gouvernement. C’est aussi un moyen de définir ce que c’est concrètement et aussi parler des autres pays du monde. Cela peut être aussi un bon moyen pour expliquer le fonctionnement d’un gouvernement, le rôle de chaque ministère et celui du président de la République voire le contexte géopolitique, tout dépend de l’âge et l’intérêt de votre enfant sur ce sujet.

Mots clé à définir avec votre enfant :

confinement, épidémie/pandémie, infection, prévention, gestes barrières, attestation de déplacement, solidarité nationale, vacances scolaires, télétravail, couvre-feu.

Les fameuses questions :  Pourquoi et combien de temps ?

Pourquoi ? = si vous avez expliqué à l’enfant le COVID 19, généralement, il le sait et il faut oser évoquer l’épidémie/la pandémie nationale/mondiale.

Combien de temps ? = partir des informations données par le gouvernement en précisant à votre enfant que cela peut changer en fonction de la gestion de la pandémie par la France. La réponse est donnée en lien avec le comité d’experts scientifiques du gouvernement. Il y a des points de communication réguliers et officiels sous forme de conférence de presse. Eviter de les écouter avec vos enfants = faire plutôt une synthèse à votre enfant.

jeux d'enfants covid 19, coronavirus

Comment faire vivre le plus paisiblement aux enfants le confinement ?

Après avoir pu mettre des mots simples sur ce qu’est un confinement, il va falloir le vivre concrètement.

Il y a plusieurs préconisations possibles en fonction de votre situation familiale :

deux parents à la maison en télétravail, deux parents en garde d’enfant à la maison, un en télétravail et l’autre en mode garde enfant, une famille entière malade COVID 19, un seul enfant à gérer ou une fratrie, l’âge des enfants à garder, un membre de la famille malade COVID19, un seul parent en garde d’enfant et l’autre en présentiel au travail, garde alternée, confinement avec de membres de la famille élargie et pas avec les parents. Il n’y existe pas de préconisations universelles et applicables unanimement à chaque famille.  

« Adaptation quotidienne la plus sereine possible et surtout déculpabilisante » :

rassurez les parents qu’ils ne peuvent pas être tout à la fois = l’enseignant voire les enseignants selon le niveau scolaire, le professionnel de santé, le coach sportif à domicile, le prof de musique, le copain absent, le prof de yoga, l’expert de relaxation, l’assistante maternelle de leur enfant, le professionnel aussi disponible en télétravail… « simplement un parent qui s’adapte et qui se fait confiance, tout comme l’enfant ».

« Plaisir à être ensemble »

et ne pas associer confinement à corvée, ennui, stress, obligations et donc déplaisir à vivre ensemble enfermés dans notre domicile. Vivre le plus positivement possible ce confinement dans « son cocon familial et non une prison familiale ». C’est une liste non exhaustive de préconisations :

·       Faire un planning de la semaine = oui, s’il est fait en famille et qu’il soit un repère et non une pression de faire/réussir à le maintenir chaque jour

·       Si angoisses de l’enfant répondre à toutes ses questions et rassurer en affirmant que s’il était malade, tout sera mis en œuvre pour le soigner ainsi que pour l’ensemble des membres de sa famille

·       Reconnaitre les émotions et les ressentis de son enfant comme la frustration/colère/tristesse de ne pas sortir, aller au foot, voir ses amis…= validation des émotions chez l’enfant et aussi chez l’adulte

·       Faire un point famille tous les deux jours sur la vie en confinement à domicile : émotions, vécus, changements à effectuer, valorisation des actions

·       Favoriser l’autonomie de son enfant si télétravail donc lui faire confiance

·       Ne pas être exigeant sur l’hygiène/rangement de son domicile chaque jour

·       Alterner activités éducatives, pédagogiques et occupationnelles au maximum dans une journée

·       Confier des missions spéciales à son enfant en lien avec des habilités à acquérir ou à approfondir

·       Mise en place de vecteurs de communication avec la famille élargie et les amis de la famille entière.

·       Alterner « les chargés de balade » du chien de la famille à l’extérieur

·       Proposer un carnet de bord « Confinement en famille », « Lettre à ma meilleure amie », Lettre à mes grands-parents » : écrit, visio par différents canaux de communication

·       Instaurer des temps collectifs et individuels au sein du domicile

·       Faire des activités moins codifiées en famille comme la cuisine, le rangement du printemps, le tri des jouets, des vêtements, s’occuper des animaux domestiques…etc

·       S’autoriser des temps de pause et d’ennui sans règle à suivre pendant un temps donné

·       Instaurez des temps de sieste pour tous si possible

·       Si possible, profitez d’un extérieur balcon/jardin du domicile

·       Rappeler que ce ne sont pas des vacances donc un minimum de travail scolaire (arguments : les vacances sont choisies avec des activités, de l’extérieur et tous ensemble le plus souvent sans le risque de tomber malade)

·       Vigilance sur l’accès aux écrans : certes vous pouvez être plus indulgents mais ne pas tomber dans le babysitting TV ou ordi. Alternez cours scolaire, activités ludiques, écrans sur l’ensemble de la journée (besoin codifier les heures avec un planning lisible pour votre enfant et signé de sa main Bon pour accord)

·       Instaurez des temps de « sport » possibles à domicile et pourquoi pas le visionnage de vidéo de cours de sport réalisable à l’intérieur (votre enfant seul ou en famille)

·       Moins stricte/rigoureux sur l’heure du coucher et sur l’habillage de tous

·       Ne rien imposer et faire uniquement des propositions, le seul caractère obligatoire reste le scolaire

·       Être vigilant sur l’alimentation et les temps de grignotage car moins de dépenses énergétiques.

·       Favoriser l’entraide dans la fratrie sur les cours/les devoirs et les jeux

·       Mettre en avant la solidarité au sein de la fratrie : peu importe le positionnement au sein de la fratrie ne pas trop en donner à l’ainée et ne pas trop poussé le plus jeune à faire comme le(s) grand(s).

En conclusion, le confinement est une obligation imposée pour le bien de tous, il faut donc le vivre le mieux possible et l’associer au maximum au plaisir d’être ensemble. Vous pourrez renforcer/développer la conscience sociale de votre enfant et redécouvrir votre famille sous un nouvel angle, ce qui peut représenter, une belle victoire humaine sur le COVID 19.

Je reste disponible pour développer ses idées avec vous concernant le COVID 19 ou sur d’autres sujets en lien avec des thématiques sur la psychologie.

J’ai pu échanger sur le sujet avec : Audrey Garric, journaliste, Le Monde « Comment parler du coronavirus aux plus jeunes ? », Margaux d’Adhémar, journaliste, Le Figaro « Coronavirus : pourquoi est-il si difficile de limiter les contacts avec nos proches ? », Oihana Gabriel, journaliste, 20 Minutes « Coronavirus : Comment parler de l’épidémie aux enfants ? » et Barbara Azais, journaliste, Pourquoidocteur.fr, « Coronavirus : comment parler de l’épidémie aux enfants ? ». Vous pouvez les consulter sur le net.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Courtoisement votre.

Aline Nativel Id Hammou, Psychologue clinicienne,

Téléconsultation via Skype et Doctolib en temps de confinement national

Jennifer Muller Ostéopathe

A. Nativel Id Hammou

  Psychologue

à partir de 60€

Chaleur et Grossesse, comment faire face à l’été ?

femme enceinte plage grossesse été
Article mis à jour le 16 août 2019

La chaleur et les températures excessives sont difficiles à supporter en été. De ce fait, les épisodes de forte chaleur soumettent les femmes enceintes à davantage de désagréments. En période estivale, il est donc essentiel de prendre des précautions.

 

 

Chaleur: entre Hyperthermie …

 

 

Pendant la grossesse, le corps dispose d’un métabolisme boosté qui va augmenter la température corporelle. Lorsque les températures montent, les femmes enceintes sont donc plus sujettes aux risques d’hyperthermie (température corporelle anormalement élevée). Cette condition en début de grossesse peut augmenter le risque de malformations congénitales.

 

Une étude québécoise sur 704 209 fœtus entre 2 et 8 semaines après conception montre en effet un risque de cardiopathie congénitale (malformation cardiaque) après une exposition à la chaleur ambiante. La prévalence de ces malformations chez les fœtus étant de 0.98% pour 10 jours ou plus d’exposition à une température supérieure à 30°C pendant le premier trimestre de grossesse, contre 0.88% pour une exposition de 0 jour.

 

 

… et Déshydratation

 

 

Le corps gère les fluides et contrôle sa température différemment pendant la grossesse. De ce fait, les femmes enceintes peuvent se déshydrater un peu plus facilement ou présenter davantage de symptômes de déshydratation.

 

Les symptômes de cette déshydratation incluent notamment des vertiges ou des étourdissements qui sont susceptibles de causer des chutes. Entre le second et le troisième semestre, ces chutes sont particulièrement nocives pour la mère et le bébé. Elles peuvent entraîner des complications.

 

 

Quels dangers ?

 

 

femme enceinte grossesse eau hydratation chaleur

 

 

La déshydratation amène également le cerveau à produire une hormone appelée vasopressine qui déclenche la soif. Cependant cette hormone est similaire à l’ocytocine, impliquée dans la stimulation des contractions utérines. Au troisième trimestre, la déshydratation peut donc déclencher des contractions utérines intermittentes. Appelées contractions de Braxton Hicks, elles ne signalent pas le début de l’accouchement et peuvent être rapidement traitées par réhydratation.

 

Cependant, il est possible que les contractions déclenchent un travail prématuré. En effet, une étude californienne sur 60 000 naissances en période chaude (mai à septembre) de 1999 à 2006 montre une augmentation de 8,6% d’accouchements prématurés par augmentations de 5.6°C de la température hebdomadaire moyenne.

 

 

femme enceinte grossesse boire hydratation chaleur

 

 

Quels risques ?

 

 

Il existe d’autres risques liés à la déshydratation et l’hyperthermie. Par exemple, le risque accru de gestation plus courte et de mortinatalité comme le montre une étude australienne réalisée sur plus de 100 000 naissances. Les excès de chaleur peuvent ainsi être liés à d’autres risques tels que :

 

 

  • La mortinatalité : une étude californienne sur 8 510 décès fœtaux à plus de 20 semaines de gestation en période chaude (mai à octobre) de 1999 à 2009 montre une variation de 10,4% du risque de mortinatalité pour chaque augmentation de 5,6 ° C de la température.

 

  • Le décollement prématuré du placenta : pour une augmentation de température 1°C au cours de la semaine précédant l’accouchement, une augmentation du risque de rupture prématurée des membranes de 5% a été démontré par une étude américaine. Cette étude a été réalisée sur 15 381 grossesses avec rupture prématurée des membranes en période chaude (mai à septembre) de 2002 à 2008. De plus, une étude québécoise montre qu’une température hebdomadaire maximale de 30°C serait associée à une probabilité de décollement placentaire de 1,07 fois supérieure à une température de 15°C. Ces associations seraient plus fortes à terme. Cette étude a été conduite sur 17 172 femmes dont la grossesse était compliquée par un décollement placentaire.

 

  • Le risque d’insuffisance pondérale à la naissance : une étude californienne réalisée sur plus de 2 millions de nouveaux nés indique un lien entre l’exposition à certaines températures pendant la grossesse et le risque d’insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2.5KG). Chaque augmentation de température de 10 degrés au-dessus 15.5°C étant liée à une augmentation de 16% du risque d’insuffisance pondérale à la naissance.

 

 

Conseils et précautions contre la chaleur

 

 

femme enceinte grossesse fruit boire hydratation

 

 

  • Bien s’hydrater ! Boire au minimum 1.5 à 2l d’eau par jour est recommandé.

 

  • Privilégier les fruits et les légumes et limiter (sans supprimer) sa consommation en sel : l’hydratation passe aussi par une alimentation saine !

 

 

Le véganisme enceinte ? Lisez notre article ICI

 

 

  • Manger léger : la digestion favorise la production de chaleur. Manger léger c’est donc éviter d’augmenter davantage la température corporelle.

 

  • S’équiper d’un brumisateur pour se rafraîchir la peau régulièrement.

 

  • Porter des vêtements amples en matières respirantes (coton, soie et lin).

 

  • Ne pas sortir aux heures les plus chaudes de la journée et favoriser les lieux climatisés.

 

 

Vous préparez vos vacances d’été ? Comment voyager enceinte ? Lisez notre article ICI

 

 

En cas de canicule, il est important de respecter les recommandations du ministère de la santé. Un numéro d’information gratuit est également mis à disposition du public depuis un poste fixe entre 9h et 19h : 0800 06 66 66.

 

 

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Sources

  • Auger N., Fraser W.D., Sauve R., Bilodeau-Bertrand M., & Kosatsky T. (2017). Risk of Congenital Heart Defects after Ambient Heat Exposure Early in Pregnancy. Environmental health perspectives, 125(1): 8–14.
  • Basu R., Malig B., & Ostro B. (2010). High Ambient Temperature and the Risk of Preterm Delivery. American Journal of Epidemiology, 172(10): 1108–1117.
  • Strand L.B., Barnett A.G., & Tong S. (2012). Maternal Exposure to Ambient Temperature and the Risks of Preterm Birth and Stillbirth in Brisbane, Australia. American Journal of Epidemiology, 175(2): 99–107.
  • Basu R., Sarovar V., & Malig B.J. (2016). Association Between High Ambient Temperature and Risk of Stillbirth in California. American Journal of Epidemiology, 183(10): 894–901.
  • Ha S., Liu D., Zhu Y., Sherman S., & Mendola P. (2018). Acute Associations Between Outdoor Temperature and Premature Rupture of Membranes. Epidemiology (Cambridge, Mass.), 29(2): 175–182.
  • He S., Kosatsky T., Smargiassi A., Bilodeau-Bertrand M., & Auger N. (2018). Heat and pregnancy-related emergencies: Risk of placental abruption during hot weather. Environment International, 111: 295-300.
  • Basu R., Rau R., Pearson D., & Malig B. (2018). Temperature and Term Low Birth Weight in California. American Journal of Epidemiology, 187(11): 2306–2314.