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Bébé et les écrans: quel apport? quel danger?

bebe ecran ordinateur passif
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En janvier 2013, l’Académie des sciences, dans son rapport «L’enfant et les écrans», déconseillait une exposition passive aux écrans du type télévision, vidéo, DVD, pour les moins de 2 ans, tout en exprimant un avis favorable concernant l’utilisation des tablettes tactiles de part leur rôle interactif.

 

Mais plus de soixante chercheurs avaient alors vivement réagi.

Deux ans plus tard, un groupe de spécialistes de l’enfance (pédiatres, psychologues, enseignants, orthophonistes) signaient une tribune dans le journal le Monde pour alerter des effets négatifs provoqués par l’utilisation de tablettes chez les tout-petits.
Et au printemps dernier, c’est la vidéo postée sur le Net par le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI de l’Essonne, qui a fait grand bruit. Elle y dénonce la surexposition des moins de 3 ans aux écrans de toutes sortes, avec des conséquences grave pour le développement de l’enfant.

 

jouet d'éveil bébé pour développer ses sens mais pas d'écrans

 

Au milieu de ces avis, quelle attitude adoptée ?

 

Parce que le cerveau d’un bébé a besoin de toucher, sentir, goûter et manipuler pour comprendre le monde qui l’entoure, un consensus voit le jour sur le fait que les écrans  induisant une attitude passive ne permettent pas cette nécessaire exploration de l’environnement et donc le développement sensori-moteur du tout-petit. 

De même, si les chaînes spéciales bébé promettent des programmes adaptés, soi-disant ludiques et pédagogiques, ne nous  y trompons pas : le bébé n’apprend rien en dehors d’une relation privilégiée qui l’aide à reconnaître et nommer les choses, qui donne du sens aux images et aux objets pour l’introduire ainsi dans le  monde du langage. Or, face à la télé, pas d’interaction, donc pas de développement psycho-affectif et langagier

En 2008, le CSA a posé des règles pour encadrer ces chaînes basées à l’étranger ; il a demandé aux distributeurs français de « porter régulièrement à la connaissance de leurs abonnés, sous la forme de leur choix, de façon facilement lisible et accessible » un message d’avertissement sur l’écran : « Regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de chaînes qui s’adressent spécifiquement à eux ». 

Le message est clair : il vaut mieux éviter la télévision pour les plus jeunes, sauf à être à côté d’eux pour décoder ce qu’ils voient, tout en limitant le temps passé devant car cela peut provoquer une fatigue nerveuse préjudiciable à la concentration et au sommeil de l’enfant.

Selon les études, un bébé de moins de 1 an ne doit pas rester plus de 5 minutes par jour devant la télé. Un enfant de moins de 2 ans, pas plus de 20 minutes, et un enfant de 2,5 à 3 ans ne doit pas dépasser une heure par jour devant l’écran.

enfant devant son écran

 

Et pour la tablette, que faire ? 

On prétend que celle-ci serait source d’éveil. Mais quand on observe les tablettes bébé proposées à la vente, on y retrouve systématiquement des activités pour découvrir les lettres, les chiffres, les formes ou les couleurs, des sons à reconnaître, des chansons à apprendre, mais aussi des gadgets du type : touche tactile météo pour connaître le temps qu’il fait ou bouton appareil photo permettant de jouer à zoomer. Et ces tablettes sont vendues avec la mention dès « 12 mois », parfois même à partir de 6 ou 9 mois ! 

Mais en dehors de la reconnaissance des sons et des chansons, que va donc en retirer un enfant de moins de 3 ans ?

jeux d'éveil de bébé par le sens et le toucher pour oublier les écrans

Rien parce que les nombres et les lettres n’ont aucun sens pour lui ; parce que les formes ne s’appréhendent que par le toucher et la manipulation ; que la distinction et la nomination des couleurs implique un processus de comparaison dans un environnement riche de différences. On aura alors peut-être des résultats du type « perroquet savant » mais sans que cela permettent un réel apprentissage pour l’enfant avant 3 ans. 

Il convient donc de raison garder et de ne pas se leurrer : si le descriptif est attrayant, c’est pour atteindre une cible toujours plus grande de consommateurs. L’éveil de votre bébé ne passe pas par la tablette : avant 3 ans, elle n’a pas grand choses à lui apporter. 

Article rédigé par Élisabeth Bru, psychologue petite enfance et spécialiste de la parentalité, exerçant à Sèvres et membre du réseau d’experts en périnatalité Kidd’izy. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs d’Elisabeth Bru et réserver une consultation ici.

 

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Grossesse au travail : comment lutter contre le stress?

Femme enceinte qui travaille et doit annoncer sa grossesse
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VOTRE GROSSESSE

Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte ? Félicitations ! Entre excitation, joie et appréhension, vous voilà propulsée vers une nouvelle étape de votre vie… Et non des moindres ! En fonction de votre tempérament, de votre situation de vie et de vos expériences passées, vous vivrez cette expérience de façon unique. Mais dans la vie trépidante dans laquelle vous évoluez, vous êtes amenée à rechercher un environnement bienveillant, gage de sécurité pour votre bébé.
Or, votre lieu de travail n’est pas forcément cet environnement… Surcharge professionnelle, relations tendues avec un supérieur et/ou un collègue, temps de transport, annonce de la grossesse redoutée, fatigue, douleurs physiques… Le stress vous guette ! Alors comment concilier grossesse et rythme de travail ? Et quels conseils simples suivre pour gérer le stress et vivre ainsi une grossesse harmonieuse ?

 

Le stress, un état réactionnel naturel

Contrairement à ce qu’on a pu croire ces dernières années, il n’y a pas de bon et de mauvais stress.
Le stress est un état réactionnel de l’organisme à une agression brusque ou à un imprévu.
En d’autres termes, lorsque notre organisme est agressé par un agent physique, psychique ou émotionnel, cela engendre un déséquilibre qui doit nécessiter une intervention.
C’est une réaction totalement naturelle qui permet une alerte. Elle est, par conséquent, utile, voire même vitale. Mais c’est son maintien dans le temps qui est néfaste pour votre santé et celle de votre bébé. Et nous savons depuis plusieurs années maintenant que le stress peut avoir des incidences sur le nourrisson : accouchement prématuré, pathologies infectieuses, maladies des oreilles, difficultés respiratoires…
Cependant, qu’on se rassure ! La plupart des impacts sont réversibles. Tout peut être récupéré à la naissance.
Alors prenez en compte votre stress. Soyez à l’écoute de vos émotions et de votre corps pour améliorer votre bien-être et par conséquent, celui de votre bébé.

Pour mieux gérer cette période qui est vécue par 70% des jeunes femmes salariées, âgées de 25 à 34 ans*, comme un moment difficile, je vous donne quelques astuces simples…

Mes conseils grossesse ZEN :

annoncer sa grossesse au travail

 

1) N’attendez pas pour annoncer votre grossesse

Par peur de décevoir ou d’attirer le ressentiment de son hiérarchique, certaines femmes repoussent l’annonce jusqu’au 6e mois de grossesse !!

Je vous dirai que cela est inutile et même contre-productif car en agissant ainsi, vous restreignez le temps imparti à celui-ci pour organiser votre départ. Par conséquent, assumez pleinement votre grossesse et vers le 3e – 4e mois, prenez RDV avec lui afin de lui annoncer l’heureux événement. A cette occasion, soyez force de proposition quant à l’organisation pendant votre absence. Rassurez-le sur votre motivation et votre engagement au sein de l’entreprise.

 

2) Faites des pauses pendant votre journée

La gestion de votre énergie est primordiale. Il est donc important de s’octroyer des moments de détente dès que vous en ressentez le besoin. Par exemple, prenez 5 minutes pour vous étirer. Faites une micro-sieste (10 minutes, pas plus). Et pendant votre pause déjeuner, prenez l’air, allez marcher…

 

3) Intégrez dans votre quotidien des techniques de relaxation issues du yoga, de la sophrologie ou de la méditation

Mes méthodes de prédilections avec l’hypnose Ericksonienne !
Rien de tel pour se reconnecter à SOI, prendre du temps pour soi et son bébé, être à l’écoute de son corps et de ses émotions…

Ces méthodes vous soulageront des désagréments liés à votre état et vous aideront également à gérer vos émotions (qui seront bien mises à mal malgré vous !).

Le sport est également recommandé, avec certaines précautions.

se détendre enceinte pour être zen

 

4) Ralentissez votre rythme pendant la grossesse!

Certes, vous êtes enceinte et pas malade…

Cependant, vous ne pouvez continuer à poursuivre votre quotidien sans apporter quelques ajustements pour votre bien-être et celui de votre bébé. En effet, prises dans le rythme effréné, nombreuses sont les femmes qui ne changent rien à leurs habitudes. Or, il est indispensable de prendre des précautions, notamment si votre état nécessite un aménagement de votre poste de travail.

 

5) Aménagez et/ou réduisez votre temps de travail

Nombreux sont les accords d’entreprise ou conventions collectives qui offrent aux femmes enceintes la possibilité de réduire leur temps de travail au cours de leur grossesse. N’hésitez pas à en bénéficier.
Vous pouvez également voir si vous avez la possibilité de commencer plus tôt ou plus tard votre journée de travail afin d’éviter les heures de pointe aussi bien sur la route que dans les transports en commun.

 

6) Fixez-vous des limites durant la grossesse 

Une fois sortie du bureau, consacrez-vous à l’arrivée de votre bébé et à votre conjoint. Là aussi, rien n’est plus stressant que d’attendre le dernier moment pour préparer la chambre et s’équiper. Vous affirmez davantage en refusant des sollicitations extérieures vous permettra également de faire baisser la pression et d’être plus sereine.

 

7) Gérer efficacement la transition

Passer du statut de « working girl » à maman au foyer, même pour un temps relativement court, ne va pas de soi ! Même si cette échéance est vécue comme un soulagement afin de vraiment se préparer à l’arrivée de bébé, c’est une période stressante car vous abandonnez vos dossiers, vos clients, vos collègues, votre patron…

Alors pour gérer cette transition au mieux, préparez-la à l’avance. En effet, c’est bien l’inconnu qui est source de stress. Lorsque les choses sont organisées, planifiées, déléguées, vous êtes soulagée d’un poids certain.

Bien évidemment, si avant d’être enceinte, vous étiez déjà une femme sujette au stress au point d’être une malade imaginaire (oui, j’ai vécu cela avant !), d’avoir des insomnies, de faire de l’hypertension ou autres maladies, je ne peux que vous conseiller de faire appel à un hypno thérapeute pour travailler en profondeur à la réduction de l’impact de votre stress.

*Un sondage Fondation Premup/Odoxa de 2015 – Etude réalisée sur un échantillon de 1 477 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

 

Article rédigé par Vanessa Dabin Remignon, coach carrière et équilibre et membre du réseau d’experts en périnatalité Kidd’izy. Ancienne Responsable des Ressources Humaines au sein d’un grand groupe, certifiée coach professionnel (IFG), praticienne en hypnose Ericksonienne (DoJo), Certifiée à l’accompagnement HypnoNatal par Lise BARTOLI, elle a fondé son cabinet de conseil. Selon Vanessa, concilier carrière et famille est totalement possible. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Vanessa Dabin Remignon et réserver une consultation ici.

 

Comment se crée le contact parent-bébé dès la naissance ? L’exemple des prématurés

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Alors même que bébé ne les reconnait pas, un lien se crée entre lui et ses parents dès le premier contact. Ce lien peut sembler un peu mystique. Une étude scientifique publiée en 2016 démystifie ce lien en expliquant comment se crée ce contact à travers l’exemple des enfants prématurés.

 

La proximité avec bébé se fait de manière naturelle. Tout vient des premiers contacts. Même si l’on sait qu’il ne nous voit et ne nous entend parfaitement, il y a quelque chose. C’est ce quelque chose d’indicible que trois chercheurs suédois tentent de décrypter.

Ils partent d’une question anodine : d’où vient la proximité émotionnelle et physique entre l’enfant et les parents ? Cette question amène les chercheurs à s’intéresser au premier contact. En effet, le premier contact entre le bébé et ses parents est un épisode unique : une proximité se crée, sans conversation ou regard.

 

Pour cela, 23 couples originaires de Suède, Angleterre et Finlande et ayant donné naissance à des bébés prématurés, sont interrogés à la maternité, où le premier contact se fait.

Le présupposé est que ce premier contact est amplifié pour les enfants prématurés. Ils sont souvent mis en couveuse ou séparé des parents assez tôt. Et pourtant le lien se forge, d’autant plus fort qu’il ne se crée pas sur une base seulement physique.

Il leur a été demandé de décrire les moments où ils se sont sentis proches de leur bébé lors de ses premiers jours. Leurs entretiens sont ensuite recoupés et analysés par les chercheurs.

 

Alors, comment se crée ce premier contact ?

 

 

1 – Avoir un contact physique

 

 

Beaucoup de parents parlent du premier contact physique. Le « peau contre peau », la méthode kangourou, crée de la proximité émotionnelle. Mais si le toucher reste le meilleur moyen de créer ce premier contact, celui-ci peut être parfois impossible. Ainsi, le contact n’est pas obligatoirement peau contre peau. Pour les enfants prématurés en couveuse, la vision de l’enfant suffit à créer ce contact physique. Beaucoup de parents parlent du « eye contact » : même si l’enfant ne voit pas sa mère ou son père, il y a une impression de communication par le regard.

 

Beaucoup de parents parlent du premier contact physique. Le « peau contre peau » ou« peau à peau »: la méthode kangourou, crée de la proximité émotionnelle. Mais si le toucher reste le meilleur moyen de créer ce premier contact, celui-ci peut être parfois impossible.

Ainsi, le contact n’est pas obligatoirement peau contre peau. Pour les enfants prématurés en couveuse, la vision de l’enfant suffit à créer ce contact physique. Beaucoup de parents parlent du « eye contact » : même si l’enfant ne voit pas sa mère ou son père, il y a une impression de communication par le regard.

 

Un autre sens sollicité lors de ce moment est également l’odorat. Par exemple, l’enfant se reposant sur le sein de la mère sent son odeur, et la mère sent l’odeur de son enfant. Une proximité se fait par ce contact physique.

 

2 – Allaiter

 

 

L’allaitement crée un contact entre la mère et l’enfant. C’est ce qu’assurent les mères finlandaises et anglaises. L’allaitement est vu comme un moment de responsabilité pour la mère. Mais c’est aussi un moment de proximité réciproque. En effet, la mère allaite et l’enfant prend le sein. Toutes les femmes interrogées qui allaitent assurent que l’allaitement crée un contact se passant de mot et de regard entre elles et leur enfant.

 

L’allaitement crée un contact entre la mère et l’enfant. C’est ce qu’assurent les mères finlandaises et anglaises. L’allaitement est vu comme un moment de responsabilité pour la mère.

Mais c’est aussi un moment de proximité réciproque. En effet, la mère allaite et l’enfant prend le sein. Toutes les femmes interrogées qui allaitent assurent que l’allaitement crée un contact se passant de mot et de regard entre elles et leur enfant.

L’allaitement est par ailleurs l’aliment idéal du nourrisson, recommandé par l’OMS et participe au bon développement du bébé, étant considéré comme le 1er vaccin de bébé.

 

 

3 – S’engager et passer du temps en tant que parents.

 

 

Beaucoup de parents parlent de moments à la maternité à trois. Ces moments sont décrits comme les premiers temps de la famille. Ce n’est plus juste toi et moi ; c’est toi, moi et notre bébé. Certaines mères parlent d’un sentiment de fierté de voir leur partenaire avec leur bébé. Fierté d’être mère.

 

Beaucoup de parents parlent de moments à la maternité à trois. Ces moments sont décrits comme les premiers temps de la famille. Ce n’est plus juste toi et moi ; c’est toi, moi et notre bébé. Certaines mères parlent d’un sentiment de fierté de voir leur partenaire avec leur bébé. Fierté d’être mère.

 

Cet engagement en tant que parent passe par des petites tâches à la maternité : changer la couche, mettre un body etc. Mais ces petits gestes ne sont pas anodins. Un lien se crée : petit bébé a besoin de ses parents.

 

Ce sentiment de responsabilité et de fierté se reporte aussi dans le couple. Se rapprocher de son enfant n’est pas s’éloigner de son partenaire, au contraire. Une proximité à trois se crée dans ces moments à la maternité.

L’harmonie parentale est très importante lors des premiers moments de bébé. En effet, les premières semaines voire les 1ers mois peuvent être difficiles émotionnellement et entrainent des changements émotionnels: y faire face à deux est plus simple que seul.

 

 

4 – Voir son enfant en bonne santé

 

 

Voir son enfant crier lors de l’accouchement rassure tous les parents. C’est ce que les chercheurs suédois trouvent dans leurs entretiens avec les parents interrogés. Surtout dans le cas de prématurés, voir son bébé hors de sa couveuse sans fil et sans tube provoque une sensation de réconfort. Ce sentiment est un soulagement pour les parents qui sont heureux de retrouver leur bébé.

 

Voir son enfant crier lors de l’accouchement rassure tous les parents. C’est ce que les chercheurs suédois trouvent dans leurs entretiens avec les parents interrogés.

Surtout dans le cas de prématurés, voir son bébé hors de sa couveuse sans fil et sans tube provoque une sensation de réconfort. Ce sentiment est un soulagement pour les parents qui sont heureux de retrouver leur bébé.

Voir son bébé en bonne santé crée donc un sentiment de bien-être, qui participe au contact avec l’enfant.

 

Ainsi, tout connaître de ce qui se passe à la maternité aide les parents à se sentir plus proche de leur enfant. Une meilleure connaissance des professions de la périnatalité est ainsi bénéfique pour les parents.

 

 

Kiddizy vous permet aux parents de découvrir et rencontrer les professionnels santé bien-être spécialistes de la maternité.

Si vous ne savez pas vers quel professionnel vous tourner, complétez ce questionnaire d’orientation, nous vous contacterons individuellement et gratuitement pour vous orienter.

 

 

Source : « Pathways to emotional closeness in neonatal units – a cross-national qualitative study » Renée Flacking, Gill Thomson, and Anna Axelin. School of Education, Health and Social Studies, Dalarna University, Sweden

 

Autorité et discipline : maîtres mots de l’éducation

discipline et autorité bienveillante pour des enfants heureux d'apprendre
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Ces deux termes d’autorité et de discipline reviennent régulièrement dans la bouche des parents.

« Je n’ai pas assez d’autorité, il ne m’écoute pas »

« Mon enfant ne supporte pas la discipline »

Autorité et discipline ont été largement utilisés depuis de nombreuses années. Aujourd’hui il est important de poser sur eux un nouveau regard et une nouvelle définition.

 

Pour le premier : l’autorité.

Il est à ne pas confondre avec l’autoritarisme.
« L’autorité c’est le pouvoir de commander, d’être obéi » peut on lire sur Wikipédia. C’est une vision qui pour moi traduit l’autoritarisme.

Pour définir l’autorité, je préfère largement celle ci :
« Crédit, influence, pouvoir dont jouit quelqu’un ou un groupe dans le domaine de la connaissance ou d’une activité quelconque, du fait de sa valeur, de son expérience, de sa position dans la société, etc. ; caractère de quelque chose dont la valeur, le sérieux, communément reconnus, lui permettent de servir de référence » que l’on trouve sur le site Larousse

Le parent et plus généralement l’adulte doit chercher à se rapprocher de la position de leader, d’une personne charismatique, qui dégage une énergie que l’on a envie d’avoir, que l’on a envie d’être.

Par cette posture particulière, l’enfant aura naturellement envie d’écouter et de faire ce qui lui est dit.

 

education et discipline bienveillante enfant

 

Maintenant abordons le terme de discipline.

Voici une définition sur le site Larousse :

« Ensemble de lois, d’obligations qui régissent une collectivité et destinées à y faire régner l’ordre ; règlement : Se plier à la discipline. »
Je ne sais pas ce qu’il en ait pour vous, mais moi personnellement, je n’aime pas trop (même pas du tout), ces termes « faire régner l’ordre » « se plier à la discipline ». Franchement avec une telle énergie qui cherche à brider, rabaisser (faire plier) il n’est pas étonnant que les enfants soient « indisciplinés ».

Je vous propose de voir la discipline par cette définition :
«Règle de conduite que l’on s’impose, maîtrise de soi, sens du devoir » que l’on trouve quelques lignes plus bas sur le site Larousse.
La discipline vient de l’intérieur, c’est ainsi qu’elle est acceptée et qu’elle est vécue de façon tout à fait naturelle.

Pour transformer vos relations avec vos enfants, je vous encourage vivement à basculer sur les définitions d’autorité et de discipline qui sont plus ouvertes et beaucoup plus respectueuses de l’autre. Ce changement de posture, de vision des termes vous apportera un autre regard sur la relation conflictuelle et donc d’autres résultats.

 

Article « autorité et discipline » rédigé par Marie-Christine Eustache, coach parental, auteure, conférencière, membre du réseau de professionnels Kiddizy. Formée en psychologie, développement de l’enfant, communication non violente et aux métiers de l’accompagnement, Marie-Christine est spécialiste du burn out maternel et a écrit le livre « Le burn out maternel, comment j’en suis sortie ! ». Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Marie-Christine Eustache et réserver une consultation ici.

Ostéopathie & Post-Partum

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L’ostéopathie en post partum a de nombreux effets reconnus. Cette thérapie manuelle et douce est très bénéfique, même en prévention, chez la jeune maman.

Qu’est-ce que le post-partum ?

Le post-partum dans le contexte médical est la période qui débute après l’accouchement, et se termine au retour de couches, avec l’apparition des règles.

Pour l’ostéopathe le post partum peut être considéré de façon plus large comme la « période de vie après accouchement » compte tenu de l’impact de la grossesse et de l’accouchement sur le corps de la femme.
On se préoccupe beaucoup de la femme enceinte et de sa préparation à l’accouchement, mais il ne faut pas négliger la femme qui vient d’accoucher.

Souvent submergée par leur nouveau statut de mère, elles négligent leur corps, mettent de côté leurs douleurs, gênes ou troubles fonctionnels pour se consacrer à leur bébé.

 

Avant le post partum, l’état de grossesse

Pourtant il faut savoir que les 9 mois (ou moins) de grossesse, et l’accouchement laissent une empreinte sur le corps maternel. Le corps s’adapte pendant 9 mois à la présence fœtale puis en l’espace de quelques heures, le temps de l’accouchement, le corps se retrouve avec un « ventre vide », un phénomène d’hypopression au niveau abdominal avec la naissance du nouveau-né. Ce changement d’état est brutal comparé au 9 mois d’adaptation.

Il n’y aura pas de retour identique du corps à l’état d’avant grossesse, mais il est nécessaire d’aider le corps à se remettre, à retrouver une bonne posture et un bon fonctionnement. 

Si cette étape est négligée, elle peut entraîner l’apparition : 

– de douleurs immédiatement ou des années plus tard : du rachis, du bassin, des céphalées… 

– ainsi que des troubles fonctionnels : difficulté à récupérer un périnée efficace, troubles urinaires ou gynécologique, lourdeurs dans le bas ventre… ect

La prise en charge ostéopathique du post-partum

Elle peut concerner de nombreux maux, par exemple :

les douleurs  installées pendant la grossesse persistantes après l’accouchement : sciatalgie, douleurs adaptatives, le syndrome de Lacomme (: douleurs associées de bassin, des lombaires, irradiant vers le périnée et les cuisses) 

les douleurs en lien avec l’accouchement : dues à la position d’accouchement, aux efforts expulsifs, aux manœuvres obstétricales, à la péridurale, à la césarienne…

Les douleurs propres du post partum : difficulté à retrouver une bonne posture, les douleurs dues aux positions d’allaitement …

Mais elle peut aussi être indiquée en prévention, pour les années à venir, une consultation en post-partum même sans douleur est essentielle pour aider le corps à se rééquilibrer, à récupérer un bon fonctionnement pour ne pas développer des douleurs ou troubles fonctionnels par la suite.

 

Mais quand consulter ?

La consultation ostéopathique peut avoir lieu dans les jours qui suivent l’accouchement, en présences de douleurs qui peuvent être très invalidantes ou de gênes fonctionnelles.

Si vous ne présentez pas de douleur, l’idéal est de prendre rendez-vous avant le début de votre rééducation périnéale afin d’optimiser celle-ci.Sachez qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour consulter, en cas de doute n’hésitez pas à poser des questions à votre ostéopathe, il/elle saura vous informer et réorienter si besoin.

 

Article rédigé par Emmanuelle Bourgeois, ostéopathe spécialisée en périnatalité, membre du réseau de professionnels Kiddizy. Formée auprès de Thierry Leboursier, Jean-marie Briand et Michèle Barrot chez OSTEONAT, vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs d’Emmanuelle et réserver une consultation ici.

Baby blues, burn out maternel, dépression du post partum, de quoi parle-t-on ?

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Baby blues, burn out maternel, dépression du post partum : 3 termes qui sont couramment utilisés dans les articles de journaux, de blogs, dans les émissions télévisées et qui représentent 3 états différents.

 

Commençons par le baby blues.

Celui-ci arrive (ou pas) juste après la naissance, c’est un temps de perturbation créé par les hormones qui se réorganisent suite à la naissance du bébé.

Le bébé n’est plus in-utero, il est sorti, le corps a besoin d’une confirmation de sortie qui se fait par la mise au sein du nouveau né.

En têtant juste après la naissance « La sécrétion d’ocytocine induise par la tétée provoque des contractions qui évacuent le contenu utérin et provoquent ce qu’on appelle les ligatures vivantes de Pinard, c’est à dire que les fibres musculaires utérines clampent les vaisseaux sanguins en les enserrant et en provocant l’hémostase. » explique Zoubida Touimer Athelhadji, médecin consultante IBCLC. Ce sont les fameuses contractions appelées« tranchées .

Passé environ une dizaine de jours, le nouvel équilibre hormonal est trouvé, la maman se sent bien émotionnellement, moralement, peut-être un peu fatiguée physiquement ce qui est logique après une grossesse et un accouchement.

Si au-delà de 15 jours et jusqu’à 6-8 semaines, cet état de déséquilibre perdure avec de l’anxiété sur la capacité à s’occuper du bébé, des crises de larmes, des sauts d’humeur, une hypersensiblité, il est important de consulter rapidement car cela peut évoluer vers une dépression du post partum.

 

Le burn out maternel quant à lui est totalement différent.

Il arrive plusieurs mois voir plusieurs années après la naissance. C’est un processus en 3 phases. La première est l’épuisement, puis la deuxième la distanciation et la troisième le reniement.

L’épuisement peut être physique (physiologique), émotionnel et mental. La phase d’épuisement peut s’étirer sur plusieurs mois avant que la seconde phase fasse son apparition.

Il en est de même entre la période de distanciation et celle de reniement. Cette dernière phase a également 3 états différents avec le reniement des actions présentes, passées et futures.

 

Dépression post Partum.

Au delà de cet état, et si rien n’est fait, la personne plonge dans un état de dépression plus ou moins profond.

 

Article rédigé par Marie-Christine Eustachecoach parental, auteure, conférencière, membre du réseau de professionnels Kiddizy. Formée en psychologie, développement de l’enfant, communication non violente et aux métiers de l’accompagnement, Marie-Christine est spécialiste du burn out maternel et a écrit le livre « Le burn out maternel, comment j’en suis sortie ! ». Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Marie-Christine Eustache et réserver une consultation ici.

 

Lire l’article: « Quels changements émotionnels après la naissance? »

 

 

Comment se déroule une consultation ostéopathique avec un nouveau-né ?

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Comment se déroule une consultation ostéopathique avec un nouveau-né ?
Il est important de rappeler que l’ostéopathie, en tant que médecine complémentaire, n’a pas pour but de se substituer à une prise en charge médicale déjà mise en place, mais de la compléter dans l’intérêt du patient.

 

Nourrisson et ostéopathie: quels motifs de consultation?

D’après un rapport de l’INSERM (1), les principaux motifs de consultation du nourrisson de 0 à 1 an (Chastenet 2009) seraient les troubles digestifs (coliques, régurgitations), les troubles posturaux (torticolis, plagiocéphalie), les troubles oro-faciaux (otites, imperméabilité du canal lacrymal, respiration buccale) et les troubles du sommeil.

 

La séance ostéopathique : l’anamnèse

À chaque séance, l’ostéopathe débute par une anamnèse concernant le nourrisson et son parcours néonatal, ainsi que le déroulement de la grossesse, le déroulement de l’accouchement ou les modalités de la césarienne et enfin les antécédents obstétricaux et médicaux maternels.

 

Le bilan ostéopathique

Ensuite, la consultation se poursuit par un bilan ostéopathique incluant l’observation et la palpation des différentes structures du corps.

Avec ces informations l’ostéopathe fait une synthèse afin de poser son diagnostic ostéopathique et propose un traitement.

 

Le traitement ostéopathique

Le traitement ostéopathique, sur un ou plusieurs rendez-vous, a pour but de favoriser le mouvement au sein même du système corporel.

C’est par ce traitement composé de mobilisations très douces, très ciblées (rachis, bassin, thorax, crâne) et en fonction de chaque nouveau-né, que le corps accède à un nouvel état avec une meilleure élasticité qui est perceptible à la main entraînée et parfois visible par les parents.

 

osteopathie-nourrisson-bebe-traitement

 

Les bénéfices de l’ostéopathie chez les nourrissons

Théoriquement, cette meilleure plasticité des tissus permet une meilleure circulation des différents liquides corporels (sang, lymphe, le corps est constitué d’environ 75% d’eau !), ce qui entraîne un meilleur acheminement des éléments nutritifs au niveau de chaque cellule et par là, l’amélioration des fonctions physiologiques de l’organisme.

La posture de confort ou d’équilibre chez un nouveau-né, recherchée pendant l’examen, exprime bien souvent sa position in utero et les contraintes qu’elle impliquait pour lui : la tête toujours tournée d’un côté, le corps incliné de l’autre, dans une inclinaison particulière, etc.

Des éléments palpatoires précis peuvent alors être des clés pour le traitement d’un torticolis précoce ou d’une difficulté de succion pouvant compromettre la mise en place de l’allaitement (2).
Certains événements comme un déclenchement de l’accouchement, ou la poussée sur le ventre de la maman lors de la naissance (expression utérine) laissent un marquage tissulaire qu’il est possible de relever et d’identifier avec l’habitude, bien que cela reste le plus souvent invisible pour les parents… mais tout à fait compréhensible, y compris au niveau du vécu émotionnel que cela représente, pour le bébé.

 

Contact physique parents bebe peau a peau

 

La maman et le papa peuvent ainsi ressentir de nombreuses émotions en écho avec leur bébé dans les premiers mois (2).
L’haptonomie, le massage et le portage physiologique favorisent le contact des parents avec leur bébé.

Ces pratiques permettent une meilleure connaissance de son enfant et peuvent aider les parents dans l’échange avec l’ostéopathe.
Les pères peuvent participer activement à la séance en précisant des informations sur la naissance de leur enfant qui auront pu échapper à la mère à ce moment si intense que constitue souvent l’accouchement.

 

Article rédigé par Fabien Collombelle, ostéopathe spécialisé en périnatalité, exerçant à Saint-Germain-en-Laye et membre du réseau de professionnels Kidd’izy. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Fabien Collombelle et réserver une consultation ici.

 
(1) Rapport INSERM U669 – Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie – Avril 1012. Page internet consultée le 13/02/2017 : www.inserm.fr/content/download/75074/592913/file/Ostéopathie.pdf
(2) Collombelle F. L’ostéopathie, un langage du corps avec le bébé. Métiers de la petite enfance. 2016 ; 235 : 22-4

Ostéopathie et nouveau-né, quand consulter ?

osteopathie nourrisson
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Pour le nouveau-né et le petit enfant, la consultation est souvent demandée dans le cadre d’un bilan ostéopathique et sur les conseils de professionnels de la petite enfance. Le praticien ostéopathe, par sa prise en compte globale de l’individu et une palpation spécifique, est amené à déceler des dysfonctions dans le corps qui n’ont peut-être pas, ou pas encore, de traduction visible chez l’enfant. Cette approche systémique de la santé contribue à repérer les éventuelles dysfonctions somatiques et les ressources présentes pour amener le bébé à un état d’équilibre, synonyme de santé.

La réalisation d’un contrôle de santé en ostéopathie peut être bénéfique à l’ensemble des nouveau-nés que ce soit en prévention, devant des signes de douleurs et d’inconforts et face à des troubles fonctionnels.

 

Approche diagnostique et thérapeutique

Selon le motif de consultation, l’ostéopathe accompagne l’enfant en utilisant ses perceptions, longuement éduquées par un apprentissage exigeant.

Lors du bilan ostéopathique, il analyse et synthétise les résultats obtenus aux différents critères de palpation et aux tests cliniques réalisés. Cela lui permet de définir un plan de traitement sur une ou plusieurs séances.

 

Consultation osteopathie nourrisson

Le traitement sera adapté en fonction de marqueurs objectifs de l’état de santé : terme, taille et poids de naissance, les conditions de celle-ci, précisions sur le vécu de la mère et du père, étapes du développement psychomoteur et résultats du bilan ostéopathique réalisé à chaque nouvelle visite.

 

Accompagnement ostéopathique de la première année

En prévention, il est conseillé d’effectuer une séance d’ostéopathie aux différentes étapes clefs de la première année de vie (1) :

–  à la naissance : dans les trois première semaines de vie ;

–  à 1,5 mois : pour évaluer certains critères indécelables plus tôt et impérativement en cas de déformation crânienne présente dès la naissance ou de naissance par ventouse / césarienne ;

–  dans le 3ème mois : pour évaluer la tenue de tête de l’enfant, une éventuelle plagiocéphalie apparue vers 2 ou 3 mois, etc. ;

–  à 6 mois : pour évaluer la tenue assise symétrique ainsi que divers aspects du système digestif, etc. ;

–  à 9 mois : pour évaluer le quatre pattes et la bonne mobilité des mains, des genoux et des pieds ;

–  à 12 mois : pour évaluer la marche et déceler d’éventuels blocages mécaniques qu’il est essentiel de déverrouiller…

–  puis tous les 6 mois jusqu’à l’entrée à l’école : venir deux fois par an permet de faire un bilan de la mobilité de tout le corps et ainsi de rétablir un bon alignement et une bonne souplesse des tissus en cas de traumatismes ou de troubles même bénins. Ensuite, comme chez le dentiste, une consultation par an est conseillée chez l’enfant et l’adulte.

 

Reconfort nourrisson osteopathie

 

Principaux motifs de consultations en ostéopathie

Les principaux motifs de consultation pour les nourrissons sont (2) :

– les conséquences d’une naissance difficile (déclenchement, circulaire du cordon, longueur du travail, stagnation d’ouverture du col, ventouse, forceps, césarienne, etc.)

– les troubles digestifs, coliques, glaires, régurgitations, constipation

– les troubles du sommeil, difficultés d’endormissement, changements de rythmes, cauchemars, etc. ;

– les troubles posturaux, torticolis, asymétries crânio-faciales (yeux, nez, mâchoire, décalage des oreilles, etc.), plagiocéphalie positionnelle postérieure, brachycéphalie, etc. ;

– les troubles oro-faciaux (difficulté de succion, canal lacrymal bouché) et ORL (otites et rhinites à répétition, etc.) ;

– les suites de pathologies pulmonaires, réanimation néonatale, soins intensifs, gavage, piqures, etc. ;

– les retards d’acquisitions psychomotrices, tenue de tête, retournement dos-ventre, tenue assis, quatre pattes, acquisition de la marche ;

– les troubles du comportement, agitation, difficulté de concentration ;

– après une chute, un choc (physique ou émotionnel).

 

Principaux motifs de consultation ostéopathique

 

Relation mère-enfant et parents-enfant

D’après une étude pilote que nous avons réalisé, il semblerait que l’ostéopathie diminue le besoin de réconfort du nouveau-né et lui permette une meilleure relation à son entourage et à son environnement (3). Le nouveau-né se sentant bien dans son corps sera plus à même de répondre aux stimulations du monde qui l’entoure, d’abord à ses parents, et cela lui permet d’établir une bonne relation avec eux.

L’ostéopathe apparaît ainsi comme un médiateur de santé, que soignants et parents peuvent solliciter, pour favoriser le bien-être du bébé et l’harmonie dans la relation mère-enfant et parents-enfants.

La participation des parents à des groupes de pères ou de mères est à encourager. En accueillant l’enfant, chacun des partenaires du couple et même chaque protagoniste de la famille se trouve face à la question de sa juste place. Ces questions, entre autres, peuvent être abordées en séance d’ostéopathie pendant la grossesse et en post-partum avec l’enfant.

 

 

Article rédigé par Fabien Collombelle, ostéopathe spécialisé en périnatalité, exerçant à Saint-Germain-en-Laye et membre du réseau de professionnels Kidd’izy. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, tarifs de Fabien Collombelle et réserver une consultation ici.

 
(1) Notes personnelles du Séminaire « Ostéo bébé 1 ». Dany Heinz & Eric Simon, Ostéopathes. http://www.osteo-bebe.com. 2013.
(2) Collombelle F., « L’ostéopathie, un langage du corps avec le bébé », Métier de la Petite Enfance, n°235, pp 22-24, Juillet 2016.
(3) – Guillet G., Collombelle F., « Les effets de l’ostéopathie sur les nouveau-nés prématurés », La Revue Sage-Femme, Vol 13/3, 28 Juin

Grossesse et mal de dos

grossesse et mal de dos
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La grossesse est une période d’adaptation physique, émotionnelle et psychique importante pouvant entrainer des déséquilibres physiologiques gênant pour la femme. Ces changements peuvent entrainer des douleurs et des troubles fonctionnels pendant la grossesse.

Il n’y a pas de période optimale pour consulter en ostéopathie. Les femmes enceintes peuvent venir à titre préventif ou dès l’apparition des premiers symptômes.

Avec l’avancement de la grossesse et l’extension de l’utérus, les femmes vont naturellement modifier leur posture. Cela peut entrainer des troubles ostéo-articulaires comme des douleurs lombo-pelviennes, des douleurs ligamentaires du bassin, des dorsalgies, cervicalgies, coxalgies (douleur de hanche), des sciatalgies (douleur dans la fesse), un syndrome du canal carpien…

 

Grossesse et mal de dos. Bienfaits de l'ostéopathie.

 

Les douleurs de la ceinture pelvienne

Les douleurs de la ceinture pelvienne (bassin) sont environ quatre fois plus fréquentes que les douleurs lombaires (bas du dos).

Elles sont décrites comme profondes, lancinantes, récurrentes, unies ou bilatérales, entre la crête iliaque postérieure et le pli fessier, elles vont parfois irradier vers la face postéro-latérale de la cuisse, le genou ou le mollet mais pas vers le pied.

Ces douleurs, plus fréquentes pendant la grossesse que le post-partum, sont invalidantes et minimisent l’activité physique. Certains facteurs tels qu’un antécédent de traumatisme pelvien, une lombalgie chronique et la lombalgie au cours d’une grossesse précédente (85% des patientes souffrant de lombalgies lors d’une grossesse précédente développeront une lombalgie pendant la grossesse suivante), la prise de poids excessive au cours de la grossesse augmenteraient le risque de lombalgies et de douleurs pelviennes au cours de la grossesse. (1)

Les lombalgies

Les lombalgies (douleurs en bas du dos) pendant la grossesse sont fréquentes et ont un impact important sur la qualité de vie des femmes enceintes.

On estime que 50% des femmes vont souffrir de ces maux au cours de la grossesse ou pendant le post-partum. Ces lombalgies semblent être la résultante de facteurs mécaniques tels que la prise de poids, le déplacement du centre de gravité etc., et de facteurs hormonaux entrainant une hyperlaxité ligamentaire induite par la relaxine, mais aucune étude ne trouve de cause certaine à ces douleurs. (1)

L’aspect multifactoriel des différentes douleurs et symptômes est pris en compte en ostéopathie.

efficacite osteopathie

 

Efficacité de l’ostéopathie

D’après l’étude PROMOTE (2), l’ostéopathie pendant la grossesse se révèle être efficace pour atténuer les douleurs lombaires et les restrictions d’activités qu’elles entrainent notamment au cours du troisième trimestre. La clinique montre son efficacité également pour les douleurs de la ceinture pelvienne et ce tout au long de la grossesse.

L’ostéopathie soulagerait les douleurs musculo-squelettiques des femmes enceintes et réduirait leur besoin en médication avant (3) et pendant l’accouchement (4).
De plus, une étude rétrospective évoque la possibilité que le traitement ostéopathique ait également un effet bénéfique sur le futur nouveau-né en diminuant le risque d’accouchement avant terme et la présence de méconium dans le liquide amniotique (5).

 

L’ostéopathie avant, pendant et après la grossesse

L’ostéopathe est à même de proposer une préparation physique à l’accouchement. L’ostéopathie s’inscrit dans une démarche à la fois préventive et curative. Que la femme consulte régulièrement en amont de sa grossesse et/ou pendant, il s’agit d’une prévention qui consiste à détecter et à régler les déséquilibres préexistants encore muets pouvant se déclarer avec l’avancement de la grossesse et lors de l’accouchement.

Les soins proposés lors d’une séance d’ostéopathie ont pour objectifs d’améliorer la posture dans son ensemble, la respiration et la mobilité de l’ensemble du corps.
Le projet thérapeutique est de permettre une grossesse la plus sereine possible, un accouchement le plus physiologique possible et une récupération post-partum la plus confortable possible.
L’ostéopathie pour le nouveau-né est également conseillée à titre préventif dans les premières semaines et premiers mois de vie.

 

Article rédigé par Fabien Collombelle, ostéopathe spécialisé en périnatalité, exerçant à Saint-Germain-en-Laye et membre du réseau de professionnels Kidd’izy. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Fabien Collombelle et réserver une consultation ici.

 
(1) Katonis P, Kampouroglou A, Aggelopoulos A, Kakavelakis K, Lykoudis S, Makrigiannakis A, et al. Pregnancy-related low back pain. Hippokratia. 2011;15(3):205‑10.
(2) Hensel KL, Buchanan S, Brown SK, Rodriguez M, Cruser des A. Pregnancy Research on Osteopathic Manipulation Optimizing Treatment Effects: the PROMOTE study. Am J Obstet Gynecol. janv 2015;212(1):108.e1‑9.
(3) Brady R.E., Rottman J., Kappler R.E., Veith E.K. « Osteopathic manipulation to treat musculoskeletal pain associated with pregnancy », J. Am. Osteopath. Assoc., 1997, 97, p. 479.
(4) Guthrie R.A., Martin R.H. « Effects of pressure applied to the upper thoracic (placebo) versus lumbar areas (OMT) for inhibition of lumbar myalgia during labor », J. Am. Osteopath. Assoc., 1982, 82, p. 247-251.
(5) King H.H., Tettambel M.A., Lockwood M.D., Johnson K.H., Arsenault D.A., Quist R. « Osteopathic manipulative treatment in prenatal care: a retrospective case control design study », J. Am. Osteopath. Assoc., décembre 2003, 103 (12), p. 577-582.