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Les relations fraternelles : entre complicité et rivalité ?

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Les relations fraternelles : entre complicité et rivalité ?

 

Le 10 avril 2017, la fête des frères et sœurs était de retour en France ! Depuis 2003, cette fête permet de célébrer les relations fraternelles, tantôt de complicité, tantôt de rivalité entre frères et sœurs. Avec un taux de fécondité de 1,93 enfant par femme en 2016, la France reste la championne d’Europe.

Alors, chez Kiddizy on s’est dit qu’il fallait en parler ! Car aborder les thématiques de la maternité et la parentalité, c’est aussi s’intéresser aux relations fraternelles entre nos enfants. On se dit souvent qu’un enfant unique va se sentir seul, qu’il lui faut donc un ami, un camarade, pour jouer, grandir et se construire.Mais les relations qui unissent frères et sœurs peuvent s’avérer ardues.

Ainsi comment peut- on harmoniser ses relations et préparer notre enfant à la naissance d’un nouveau membre de la famille ?

 

 

Les différentes relations possibles entre frères et sœurs

 

Les relations complices et fraternelles

Les relations fusionnelles existent entre frères et sœurs. Selon l’étude “ pupett interview”  de Ablow & Measelle de 1993, l’âge et le sexe sont des facteurs essentiels à cette relation. En effet, entre la naissance du bébé et ses 4 ans, s’il est du même sexe que son aîné, sa relation va avoir tendance à être plus fusionnelle et proche. Alors qu’avec un aîné de sexe opposé, la relation va avoir tendance à être moins forte .

Néanmoins, il faut noter qu’une relation  fraternelle très proche peut exister dès le plus jeune âge. En effet, ils peuvent même être très tactiles et protecteurs envers l’un et l’autre.

De plus, une bonne relation fraternelle permet un apprentissage plus rapide et optimale du socius. En d’autre termes, cette relation permettra aux enfants d’intérioriser les règles sociales en imitant l’autre.

 

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Les relations de rivalité ou de haine

Les relations fraternelles ont un impact très important sur la construction de la personnalité de l’enfant. Dès son plus jeune âge, un mécanisme d’imitation de l’aîné va se produire. Dès lors, si l’aîné rejette son frère ou sa sœur, le bébé peut intérioriser ce rejet.

La jalousie

La jalousie est la première évidence s’imposant à l’enfant envers son frère ou sa sœur. Freud est à l’origine du complexe l’Œdipe qui présuppose que l’enfant peut développer des sentiments amoureux pour son parent de sexe opposé. Dans cette optique, la jalousie de l’aîné à l’égard du nouveau-né peut s’expliquer par la peur de l’enfant de perdre sa mère ou son père. Cette jalousie peut être :

  • Extériorisée :  par des comportements violents, des crises de larmes vis à vis de son frère ou de sa sœur par exemple.
  • Intériorisée :  par des comportements d’isolement par exemple. Pour faire face à cette tendance, il faut l’inviter à parler quotidiennement de ses sentiments vis à vis de son frère ou de sa sœur et de sa place dans la famille.

Le complexe fraternel ?

N. Zilkha a développé le concept de « complexe fraternel » qui est présent le plus souvent en cas de très faible différence d’âge entre les enfants ou entre jumeaux. Ce complexe nous interroge sur la place de chacun des enfants dans la famille. En effet, l’un peut dès sa naissance se sentir complexé par un frère ou une sœur plus souriant et plus autonome que lui. Ce complexe, loin d’être une simple étape de la vie, peut avoir deux conséquences :

  • La motivation : il peut pousser l’un des enfants à se dépasser pour être “aussi bien que son frère ou sa sœur”
  • L’abandon : l’enfant peut abandonner sous le prétexte : “ de toute façon je ne ferai jamais aussi bien que mon frère ou ma sœur”

Que pouvons nous faire pour préparer notre enfant à l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur ?

 

 

Une relation parents-enfants harmonieuse

La relation parents enfants est la première à avoir un impact réel sur la relation horizontale fraternelle. En 1998, le chercheur américain Brody, a mis en avant ce constat en affirmant que l’attachement à ses parents dès les premiers mois de la naissance impact  directement la relation avec ses frères et sœurs. Une corrélation positive s’établit dès lors. Des recherches scientifiques approfondies ont été menées 

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Un cadre de vie qualitatif plus important que quantitatif

De plus, l’étude approfondie de Brody, mêlant 4 indicateurs différents, a montré que ce n’était pas le revenu, ou le statut socio-économique du foyer qui avait le plus fort impact sur les relations fraternelles. Ce sont plutôt l’organisation du foyer et l’environnement externe qui sont des variables plus importantes.

 

 

Pour faciliter les relations fraternelles, Kiddizy vous donne ses petits conseils en plus !

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  • Place aux jeux : les jeux de rôles peuvent être une idée très pertinente pour améliorer la communication. L’aîné, afin de se préparer au mieux à l’arrivée du bébé, peut essayer de se mettre à sa place sous la forme de jeux de rôles. .
  • Place à la parole : il faut aider votre enfant à parler. Comment se sent -il  dans cette relation fraternelle ?  S’il ne peut exprimer ses émotions, vous pouvez fabriquer des images : avec des soleils, de la pluie, des nuages et l’inciter à pointer du doigt les émotions correspondantes !
  • Place à l’autonomie : pour aider votre plus grand à donner le bon exemple à son frère ou sa sœur, il faut le responsabiliser dès le plus jeune âge avec des tâches simples et régulières. Il saura dès lors qu’il a une véritable place et IMPORTANCE dans la famille
Kiddizy vous met en relation avec les meilleurs professionnels, tous spécialistes de la maternité et parentalité !

En remplissant ce questionnaire d’orientation, vous serez contactés individuellement pour valider vos besoins et vous faire accompagner.

Sources :

Ablow, J.C. & Measelle, J.R. (1993).  The Berkeley Puppet Interview: Interviewing and coding systems manuals. University of Oregon: Department of Psychology.
Brody, G.H. (1998). Sibling relationship quality: Its causes and consequences. Annual Review of Psychology, 49, 1–24.

 

 

 

 

 

Contact peau à peau précoce: les bénéfices

peau à peau

On appelle contact peau contre peau précoce entre la mère et le nouveau-né le fait que ce dernier soit placé nu dans les bras de sa mère immédiatement après l’accouchement.

 

Des chercheurs de l’université Vanderbilt, à Nashville, se sont intéressés à l’impact de ce premier contact peau contre peau sur bébé directement après l’accouchement. Ces chercheurs ont effectué deux études à quatre années d’intervalle, en 2012 (1) et en 2016 (2), dont les résultats furent similaires. Ce premier contact entre la mère et l’enfant aurait des effets physiologiques positifs importants sur l’enfant.

Méthodologie des études

 

Comment réussir à établir des chiffres sur l’impact de ce premier contact entre la mère et l’enfant ? Les chercheurs se sont penchés sur les chiffres de l’ONG Cochrane . En effet, l’ONG fait de nombreuses recherches sur les questions scientifiques. Elle avait comptabilisée le nombre de mère pour lesquelles ce premier contact avait eu lieu. En contactant les mères interrogées et en se penchant sur les résultats des études effectuées par Cochrane, les chercheurs parvinrent à arriver à des conclusions.

 

Les données, récupérées dans 21 pays, comprenaient un peu plus de 2000 participantes pour celle de 2012, et plus de 3000 pour l’étude conduite en 2016. De plus, les femmes ayant accouché par césarienne furent aussi incluent.

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Plus de chances d’allaiter ?

 

Proportionnellement, les mères chez lesquelles ce contact avait eu lieu allaitaient plus que celles chez lesquelles il n’avait pas eu lieu. Ceci était vrai un mois après l’accouchement et quatre mois après. Les mères chez lesquelles le contact peau contre peau précoce a lieu après l’accouchement allaitent aussi plus longtemps. En moyenne, un écart de 64 jours entre les durées d’allaitement chez les deux groupes de mères fut constaté. Ceci correspond à un écart de plus de deux mois.

Une étude indienne datant de 2014 a montré que les bébés ayant connu un tel contact après l’accouchement tètent avec plus de facilités. Cette même étude, en interrogeant les mères, se rendit compte que ces dernières se disent satisfaites à 67% de la manière dont l’allaitement se déroule. Ce chiffre chute à 29% chez les mères n’ayant pas eu de contact peau à peau précoce avec leur enfant. L’allaitement est bénéfique pour l’enfant. Vous pouvez retrouver des informations à ce sujet sur Kiddizy !

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Une meilleure stabilisation post-partum

 

Un effet physiologique non négligeable est celui de la stabilisation cardio-respiratoire chez les nouveaux nés, et en particulier chez les enfants prématurés. En effet, le système cardio-respiratoire des enfants ayant un contact peau contre peau précoce se stabilisaient plus rapidement.

L’étude indienne montre aussi que les nouveaux nés chez lesquels ce contact a lieu se portent mieux que les autres. En effet, ils ont moins de risque de perdre beaucoup de poids. De plus, la stabilisation de leur température corporelle se fait aussi plus rapidement.

Des conclusions modérées

 

Les chercheurs concluentque même si les résultats sont plutôt clairs, il est important de les modérer. Tout d’abord, la qualité des échantillons est limitée. Sur chacune des deux études, le contact précoce entre la mère et l’enfant favorise l’allaitement. Toutefois, les chercheurs ont souligné le fait que des échantillons plus grands sont nécessaires pourconfirmer les résultats.

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Chez Kiddizy, vous trouverez des conseils de qualité, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiés récemment

Pour plus de conseil sur la façon de gérer le sommeil de votre enfant, et si vous avez plus de question, un expert peut vous conseiller via Kiddizy.

 

 

Sources:
  1. Early skin-to-skin contact for mothers and their healthy newborn infants. 2012. Moore ER, Anderson GC, Bergman N, Dowswell T.
  2. Early skin-to-skin contact for mothers and their healthy newborn infants. 2016. Moore ER, Bergman N, Anderson GC, Medley N.
  3. Effect of very early skin to skin contact on success at breastfeeding and preventing early hypothermia in neonates. 2014. SmitaSrivastava, Amit Gupta, Anjoo Bhatnagar, Sanjeev Dutta.

Quelles sont les bonnes positions pour allaiter ? Par Carole Hervé

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Carole Hervé, consultante en lactation, certifiée IBCLC, nous apprend les bonnes positions pour allaiter.

Allaitement, travail

Kidd’izy: Bonjour Carole, vous êtes consultante en lactation IBCLC sur Paris. Quelles sont les bonnes positions pour allaiter un bébé ?

Avant de vous décrire les bonnes positons, j’ai envie de faire un clin d’oeil grossièrement aux mauvaises positions à éviter pour allaiter son bébé. Une position qui est généralement faite par les jeunes mamans, est d’être au bord du fauteuil/canapé, le dos bien droit et avoir un coussin d’allaitement sur les cuisses. Le bébé est sur le coussin d’allaitement, la maman se penche vers le bébé et éventuellement prend la positon de la madone, c’est à dire que la tête du bébé est calée dans le coude de la maman.

Cette position empêche le basculement en arrière de la tête du bébé pour qu’il puisse ouvrir grand la bouche. D’ailleurs, il est presque impossible de manger une pomme la tête trop baissée ou trop relevée.

infirmière puéricultrice

Cette position n’apporte pas de point d’appui au bébé donc il glisse avec le coussin d’allaitement, le nombril regarde souvent le plafond et sa tête est souvent tournée vers le sein, c’est des crevasses assurées pour la mère.

On se demande si on a vraiment besoin du coussin d’allaitement.

Si on veut faire la position de la madone, (position classique et efficace) on va proposer à la maman de se caler davantage dans son fauteuil pour qu’elle soit plus dans l’ouverture.

Son bébé est contre elle, elle soulève son t-shirt, elle met le au sein, elle veille à se que le bébé soit bien accroché. On ne peut pas glisser une feuille de papier entre elle et son bébé.

Une astuce pour mieux réussir cette position consiste à poser son bébé sur ses genoux, à prendre le bébé derrière la nuque et les fesses. La main accompagne le bébé, les doigts sont derrière la nuque, la tête du bébé peut basculer en arrière.

Une fois qu’il ouvre grand la bouche, on le plaque contre le sein, le coude tient ses fesses, son nez est dégagé et son menton est dans le sein.

Une fois que le bébé est bien calé on peut mettre l’autre main et on est bien détendue.

Kidd’izy: Nous venons de voir avec vous la position de la madone. Avez-vous d’autres positions dans votre boite à outil ?

Je vais vous parler d’une position que j’adore. C’est une position qu’on voit encore très peu dans les manuels ou petits guides distribués aux mères.

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C’est une position physiologique qui a été décrite par Suzanne Colson, une sage-femme.

Par exemple la mère vient d’accoucher, elle est en pro-clive (dos incliné), les genoux un peu relevés, le bassin basculé puis elle dépose le bébé contre elle. Le bébé est sur le côté verticalement, il a les voies aériennes dégagées puis il va se placer tout seul.

La maman donne un point d’appui au niveau de ses fesses et donc son bébé va pouvoir se reposer sur les cuisses de sa maman.

Dans cette position le bébé cherche, fouille pour trouver le sein de sa mère. La mère a le dos calé, elle est détendue, c’est le bébé qui va se placer tout seul.

Cette position peut paraître compliquée voir dangereuse mais ce n’est pas du tout le cas, elle est très simple à réaliser. En règle générale c’est indolore, cela amène une tétée efficace et un transfert de lait optimal : tout ce que l’on cherche.

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Kidd’izy: J’ai beaucoup attendu parler de la position du ballon de rugby, qu’est ce que c’est ?

Il faut penser au joueur de football américain, à un moment donné il cale son ballon sous le bras et il court la tête un petit peu en avant.

Cette position peut être intéressante pour une mère qui vient d’accoucher par césarienne et qui ne supporte plus de pression sur l’abdomen, ou pour une maman qui allaite des jumeaux.

Cette position demande de nombreux coussins pour être effectuée sans problème.

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Avec les coussins, on va placer la tête du bébé à hauteur du sein pour l’allaitement. Les fesses du bébé sont calées dans le coude de la maman, ses pieds sont à peu près parallèle au mur. La tête du bébé repose dans la paume de la maman et quand le bébé ouvre grand la bouche, elle l’amène dans un mouvement rapide à prendre le sein. Éventuellement avec sa main libre elle peut faire une bouché de sein puis venir caresser la bouche et le nez du bébé ce qui va provoquer un geste réflexe, le bébé ouvre grand la bouche.

Puis la maman se détend et essaye de se caler en arrière. C’est une position vivement recommandée quand on a des jumeaux.

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Voir les vidéos sur le youtube de Kidd’izy:

  1. Quelles sont les bonnes positions pour allaiter, partie 1
  2. Quelles sont les bonnes positions pour allaiter, partie 2
  3. Quelles sont les bonnes positions pour allaiter, partie 3 

A lire aussi: Lait maternel: de nombreux arômes à découvrir 

Mis à jour le 10 janvier  2018.

Les outils pour être un parent épanoui

parent épanoui

Quels sont les meilleurs outils pour être un parent épanoui?

Marie-Christine Eustache, coach parental près de Nantes, est formée en psychologie, développement du jeune enfant, communication non violente, spécialiste du burn out maternel et membre du réseau de professionnels de la périnatalité Kidd’izy. Elle vous accompagne pour vivre pleinement votre fonction de parent au quotidien.

guide des prénoms

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de savoir que chaque personne a sa propre notion de ce qu’est le fait d’être épanoui.
Vous en tant que parent, vous pouvez vous poser la question de ce que cela veut dire concrètement pour vous. Est-ce qu’être un parent épanoui veut dire s’occuper à 100% de vos enfants ? Est-ce déléguer l’éducation et la garde des enfants pour vous consacrer à votre profession ? Est-ce passer beaucoup de temps avec votre partenaire de vie ? Autant de questions à se poser pour définir quelles sont vos priorités.

parent épanoui

 

Il faut savoir que nous avons différents domaines de vie à travailler, à entretenir au quotidien :
La vitalité
La relation de couple
Les relations familiales
La vie sociale (vie de femme, vie d’homme)
L’activité professionnelle
La gestion de l’argent
Et bien sûr la gestion du temps qui va permettre un bon équilibre de l’ensemble.

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La vitalité

Si votre vitalité est faible vous aurez de la difficulté à travailler, à répondre aux besoins de vos enfants, aux demandes d’attention de votre conjoint(e). Ce point est donc le socle à travailler quotidiennement.
Les bases pour une bonne vitalité sont connues : une alimentation saine et une hydratation adéquate.

La pratique d’une activité sportive régulière comme de la marche, de la natation, du yoga permette de maintenir une forme physique indispensable à la vie avec des enfants.

Pensez à une gestion sur le long terme de cette vitalité. Avoir recours à une aide-ménagère même si vous pensez pouvoir tout faire, ralentir le rythme des sorties, des activités sera un bon investissement pour éviter l’épuisement qui pourrait arriver. Celui-ci arrive bien souvent plusieurs mois après la naissance et de façon insidieuse.

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Les enfants sont plein d’énergie, au grand désarroi parfois des adultes qui sont épuisés beaucoup plus rapidement.

L’importance du sommeil

Cela m’amène à vous préciser une information très importante sur le sommeil. Lorsqu’un nourrisson « fait ses nuits » c’est qu’il peut dormir 5h d’affilée. Je vous renvoie à la lecture de l’excellent livre du Sr Sears « Etre parent le jour et la nuit aussi » qui explique les rythmes veille/sommeil des tous petits et des plus grands.

En tant qu’adulte ayant connaissance de ce paramètre, vous pourrez récupérer du sommeil en faisant des micro siestes ou des siestes flash (lien). Même fermer les yeux 2-3 minutes en vous focalisant sur votre respiration vous aideront à récupérer de l’énergie. Ceci peut être fait plusieurs fois par jour.

Sur youtube, vous trouverez l’explication pour pratiquer une respiration relaxante qui vous aidera à vous endormir facilement le soir et même à vous rendormir en cas de réveil nocturne. Pour les premiers mois, vous pouvez avoir recours à une infirmière puéricultrice / nurse de nuit, certifiée Kidd’izy, c’est une bonne idée de cadeau à se faire offrir pour une naissance.

sketchnotes Sandra Boré// Sketchnotes réalisé par Sandra Boré pour le café d’expert de Kidd’izy //

 

En fonction des priorités que vous aurez déterminées, vous pourrez aménager votre planning afin de poser des temps pour vous seul(e), pour votre couple, pour voir vos ami(e)s, votre famille.

Un enfant grandi vite, rapidement il va se déplacer seul, développer ses apprentissages, il a besoin durant cette période de beaucoup d’attention. Les acquisitions que les enfants font petits sont des acquis pour la vie.

La prise de l’autonomie se fait au fur et à mesure et les premiers accompagnants pour cela sont les parents. Vous pouvez vous faire aider pour cela car ce n’est pas toujours facile de gérer les envies de découvertes, les volontés de « faire tout seul ».

Etre parent est une magnifique expérience à vivre et c’est une opportunité d’avoir un certain nombre de challenges à relever régulièrement. Vous avez le droit de vous faire aider, surtout ne restez pas seul(e) face à une difficulté même minime. Vous pouvez vous inscrire sur le site www.mariechristineeustache.fr et recevoir des informations régulièrement pour développer vos compétences parentales.

 

Article écrit par Marie-Christine Eustache, coach parentale, exerçant près de Nantes et membre du réseau de spécialistes certifiés Kidd’izy, suite à l’atelier d’expert organisé par Kidd’izy en date du 30 novembre 2017. Vous pouvez en savoir plus sur l’expérience, les prestations, les tarifs de Marie-Christine Eustache ici.

À lire aussi: Place à la parentalité positive ! Adieu l’éducation traditionnelle …

Mis à jour le 10 janvier 2018.

Comment se déroule une consultation d’allaitement ? Par Carole Hervé et Kidd’izy

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Kidd’izy : Bonjour Carole, vous êtes consultante en lactation certifiée IBCLC. Pouvez-vous nous dire comment se passe une consultation ?

Carole Hervé : Tout d’abord, les motifs réguliers d’appel d’une consultante en lactation sont : les questions liées aux douleurs de l’allaitement pour lesquelles la mère n’arrive pas à trouver de solution et les questions relatives à la prise de poids du nourrisson.

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Donc au cours de la consultation, j’invite évidemment la mère à venir avec son enfant et si elle a la chance d’être accompagnée par son ou sa partenaire, c’est l’idéal. Au cours de cet entretien, nous allons pratiquer ce que l’on appelle l’anamnèse, c’est-à-dire que je lui pose un certain nombre de questions pour avoir une vue d’ensemble sur sa situation, une sorte de photographie. Je vais évoquer les antécédents médicaux, je vais observer une ou plusieurs mises au sein, je vais potentiellement évaluer les structures orales du bébé, bien vérifier que le palais n’est pas trop haut, que la langue est suffisamment mobile, que le bébé a la capacité de bien placer sa langue sous le mamelon sans risquer de le léser, je vais observer également le frein de lèvre, le frein de langue. Je vais regarder comment la maman se positionne, si elle se sent à l’aise, si elle sait veiller à son propre confort pour amener un transfert de lait optimal.

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Donc ce sont tout un tas de petits indices que je vais collecter, que je vais observer, en général assez discrètement mais avec un œil relativement entraîné pour essayer de comprendre comment se passe le quotidien de cette maman, et comment répondre à ses préoccupations du moment pour l’aider à avoir un allaitement sur mesure et le plus serein possible.

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A lire aussi: Allaitement: pourquoi est-il recommandé par l’OMS 

Mis à jour le 9 janvier 2018.

L’ haptonomie utile pendant la grossesse pour l’accouchement ?

haptonomie grossesse

L’ haptonomie se définit comme étant la science de l’affectivité. Elle étudie les « phénomènes inhérents aux contacts dans les relations humaines » selon le dictionnaire Larousse. Elle vise à développer des facultés, comme le toucher, grâce auxquelles l’être humain peut atteindre l’épanouissement.

Toutefois, qu’en est-il de l’ haptonomie pendant la grossesse?

 

Le but de l’ haptonomie en prénatal est de préparer les parents à la naissance en établissant des relations affectives avec le bébé in utero. Cette pratique permet aussi de mieux appréhender la douleur de l’accouchement et sollicite la participation du père tout au long de la grossesse.

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La place de l’ haptonomie avant et pendant l’accouchement

 

Aujourd’hui il existe de nombreuses méthodes alternatives de préparation à la naissance et de plus en plus de personnes y font appel.

L’ haptonomie prénatale part du principe que la relation entre l’enfant et ses parents peut se créer et s’approfondir avant la naissance. Le but est que l’enfant se sente en sécurité et se sente « bienvenu » avant même sa naissance. Cela peut paraître surprenant, mais des études ont montré que les fœtus répondaient aux signaux extérieurs qu’ils soient vocaux ou tactiles.

haptonomie femme enfant

Une étude française datant de 2012 s’est penchée sur le sujet (1) en se demandant si l’ haptonomie facilite l’accouchement, et quelle est sa place en salle de grossesse.

Un premier entretien eut lieu pendant la grossesse, autour du neuvième mois. Celui-ci établissait les attentes des couples ayant suivi un accompagnement haptonomique, leurs attentes ainsi que leurs projets de naissance. Un second entretien eut lieu un mois après l’accouchement afin d’établir le lien entre le projet de naissance du couple et la réalité de l’accouchement.

 

Des statistiques difficilement trouvables

 

La proportion de femmes enceintes pratiquant l’ haptonomie est difficilement chiffrable, cette pratique étant relativement nouvelle. En effet, la pratique fut développée par le néerlandais Frans Veldman (1921-2010), dans les années 80.

Aujourd’hui, même si elle gagne en popularité, les bienfaits de la pratique demeurent quasi-impossibles à chiffrer.

Les Hautes Autorités de la Santé ont classé l’ haptonomie parmi les approches dont l’efficacité n’avait pas été évaluée. Par conséquent, il convient de s’en remettre aux témoignages des personnes l’ayant pratiquée. C’est ce que l’étude citée ci-dessus fait.

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Des témoignages encourageants

 

Tout d’abord, les témoignages de pères montrent que ces derniers se sentaient plus impliqués dans la grossesse de leur femme. Ceci était vrai notamment au niveau du rôle que devait être leur rôle pendant et après l’accouchement.

Ils déclarent être présents tant sur le plan physique que moral.

Cette présence du père et la préparation à la naissance à travers l’ haptonomie donne aussi confiance aux mères qui parviennent à se détendre en salle d’accouchement.  En effet, les mères se sentaient « plus sereines ». Certaines disaient redouter l’accouchement, l’ haptonomie les a aidées à contrôler leur appréhension et leur stress. De plus, une plus grande implication du père rassure aussi la mère, qui se sent soutenue et moins nerveuse.

 

Toutefois, même si l’ haptonomie était utile au bon déroulement de l’accouchement, elle ne permettait pas aux parents d’être autonomes en salle d’accouchement. En effet, la présence d’une sage-femme formé(e) en haptonomie était nécessaire à l’application des méthodes vues pendant la grossesse.

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Si vous attendez un bébé et que l’ haptonomie vous intéresse, vous pourrez trouver un professionnel sur Kidd’izy.

À lire aussi: Comment la femme perçoit son corps pendant et après la grossesse.

Retrouvez également sur notre site tous les conseils de qualité, puisant directement l’information dans des articles scientifiques publiées récemment.

Mis à jour le 9 janvier 2018.

 

Sources : 

(1) L’haptonomie, un projet pour une naissance. Elodie Adam.  Université de Lorraine. 2012.

Les troubles alimentaires du nourrisson et du jeune enfant

hamburger-alimentaation grossesse

25% à 50% des jeunes enfants souffrent de troubles alimentaires (1), dont 1,4% des nourrissons se trouvant en situation de malnutrition. D’après une étude suédoise, parmi 1% à 2% des nourrissons ayant montré des difficultés à manger et un retard de croissance durant leur première année, 70% ont gardé ces problèmes alimentaires et ce retard de croissance à l’école et à la maison.

Ce n’est qu’en 1994 que le DSM (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux) a introduit cette pathologie sous le nom de « trouble alimentaire du nourrisson et du jeune enfant », malgré sa connaissance bien des années avant.

 

troubles alimentaires

Descriptions des différents troubles alimentaires

Il existe plusieurs troubles alimentaires des nourrissons et des jeunes enfants (3) :

  • Les coliques du nourrisson: ces périodes quotidiennes de pleurs très réguliers durent quelques semaines. Leur durée dépend de l’enfant et des parents. Elles apparaissent généralement après 8 à 10 jours de pleurs inconsolables, et concernent 15% à 30% des nourrissons (5) durant leurs 3 premiers mois. L’enfant durant cette période va téter plus fréquemment et plus goulument que d’habitude. Les médicaments sont inutiles. Il faut consulter un expert. Il n’y a pas d’antidote miracle, il faut essayer de calmer le plus possible son enfant. les coliques disparaîtront.
  • Les vomissements psychogènes: ils sont sans cause organique, c’est-à-dire que les causes sont psychiques. Ils arrivent généralement vers 6 mois et peuvent être liés à des relations conflictuelles, qui se répercutent dans l’alimentation. Ces vomissements s’estomperont avec l’âge.
  • Le mérycisme : ce sont des remontées volontaires ou automatiques. L’enfant au lieu de recracher la nourriture remontée, va la redéglutir, la ravaler. Le mérycisme est un symptôme rare qui peut être à l’origine de troubles du comportement plus tard (6).
  • L’anorexie : il est le premier trouble à être reconnu d’origine psychique pour le pédiatre. Il y a 3 sortes d’anorexies du nourrisson :
  • L’anorexie d’inertie : c’est la forme la plus rare, la plus grave et la plus précoce (avant ou à 3 mois). Il y a une certaine forme dépressive. Elle vient principalement à cause d’un manque d’attachement entre la mère et l’enfant.
  • L’anorexie anxio-phobique: l’enfant a peur de la nourriture. Ce trouble du comportement alimentaire peut survenir à n’importe quel moment de la vie de l’enfant : de sa petite enfance comme  l’adolescence.
  • L’anorexie d’opposition : c’est la forme la plus fréquente. Elle survient plus tard (vers 6 mois) lors d’un changement de régime alimentaire, lors d’une transition vers l’autonomie alimentaire. Ce n’est pas que l’enfant n’a pas faim, mais qu’il refuse de manger.

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Dans cette anorexie d’opposition vont se distinguer 3 formes : l’anorexie simple qui n’est que passagère, dans laquelle il n’y a pas de cassure de la courbe de poids, et où l’enfant est plus ou moins constipé, et qui peut être résolue avec l’aide du papa ou d’une puéricultrice ; l’anorexie complexe, qui persiste et qui amène en plus des troubles du sommeil ou des colères, et qui nécessite l’aide d’un expert pour se résoudre.

 troubles alimentaires

Les Causes

Une étude française (2) s’étendant sur 4 ans, étudia 103 enfants de moins de 3 ans pour comprendre d’où pouvaient venir ces troubles du comportement alimentaire (TCA). Dans ces 103 enfants, 57 avaient des troubles alimentaires et 46 autres enfants étaient considérés en bonne santé, comme étant des mangeurs normaux.

Les parents ont dû remplir une fiche descriptive détaillant l’accouchement, le statut néonatal, l’historique médical, l’alimentation au lait et les traitements médicaux.

Les analyses ont indiqué que la césarienne, naître prématurément, les maladies néonatales, des antécédents de troubles alimentaires dans la famille, la consommation de protéines hydrolysâtes et les traitements composés d’inhibiteurs de la pompe à protons sont des facteurs de risque très importants de troubles alimentaires.

professionnel

En effet, 40% à 70% des enfants nés prématurés ou atteints de pathologie chronique sont atteints de troubles alimentaires (3).

 

Selon d’autres experts, les troubles alimentaires des nourrissons seraient dus à des causes psychiques comme un manque de sensibilité maternel et à un manque d’interaction avec la mère au cours des repas (4).

 

Si vous avez des questions quant à votre alimentation et à celle de votre enfant, n’hésitez pas à contacter un professionnel (nutrionniste, diététicien etc.) spécialisé en périnatalité sur Kidd’izy.

A voir aussi: L’avocat, le premier meilleur aliment pour bébé ?

MIs à jour le 9 janvier 2018.

Sources :

(1) « Tu vas manger ! » Trouble alimentaire du nourrisson et du jeune enfant : du refus au forçage alimentaire, Thomas Cascales et Jean Pierre Olives

(2) « Feeding disorders in infants and toddlers: At-risk situations and predisposing factors »

(3) « Troubles du comportement alimentaire de 0 à 3 ans », Magdalena Edom pédopsychiatre

(4) « Les problèmes alimentaires chez les bébés et les jeunes enfants », Maria Ramsay

(5) « Coliques du nourrisson », Le Figaro

(6) « Vomissements de l’enfant », Pediatric Surgery

 

Comment se déroule un atelier massage type ? Par Florence Gourdin et Kidd’izy

massage type bébé

 

Kidd’izy : Bonjour Florence Gourdin, vous êtes puéricultrice et instructrice en massage bébé. Comment se déroule un atelier massage type ? Qu’apportez-vous aux parents qui participent à ces séances ?

 

ostéopathe pro

 

Florence Gourdin : Un atelier massage se déroule un peu toujours de la même façon, mais tout dépend aussi de s’il s’agit d’un atelier en groupe, ou un atelier en individuel. Les ateliers en groupe, c’est en général des petits groupes de 2-3 mamans pour permettre de garder un climat le plus serein, le plus posé possible et favoriser les échanges.

Le déroulement est sinon toujours à peu près le même : c’est les parents qui massent leur bébé, et moi qui masse sur mon compagnon poupon ! Donc je montre les nouveaux mouvements que les parents apprennent et eux en parallèle le reproduisent sur leur bébé. Alors bien sûr, on se crée toujours avant cette petite bulle de contact, d’échange, pour mieux se connaître dans le groupe, pour mieux se connaître avec le bébé. Et après on démarre, après que le bébé soit d’accord et que les parents soient prêts, on démarre le massage. Donc ils suivent les mouvements que je fais sur le poupon, sur leur nouveau-né.

Donc ça c’est les nouveaux mouvements. Souvent, on en profite, comme c’est souvent plusieurs séances (l’idéal c’est que le massage, on ne l’apprenne pas en une seule séance car c’est assez court pour en connaître tous les principes, tous les secrets), en général je conseille plutôt 5 séances ce qui permet de voir les mouvements sur tout l’ensemble du corps. Du coup, d’une séance sur l’autre, ça nous permet de réviser les mouvements vus précédemment. Ce qui fait qu’à la fin d’une session complète de 5 séances, les parents maîtrisent vraiment l’ensemble des mouvements et le bébé les connait parfaitement aussi et est tout à fait réceptif (surtout ceux sur lesquels il est le plus sensible).

 

massage pour nourrisson Florence Gourdin

 

Sur le temps de l’atelier, on en profite aussi quand on a fait les mouvements, pour échanger avec les parents sur le bébé. Donc sur les moments idéaux pour le masser, les façons d’adapter le mouvement au fur et à mesure que l’enfant grandira, s’adapter au mouvement que fera le bébé (un bébé nouveau-né et un bébé de 6-7 mois n’aura pas tout à fait le même comportement au court du massage). Les parents peuvent être surpris : il était attentif et sans bouger tout petit et il ne voyait que votre visage, alors qu’un enfant plus grand pourra tout à fait prêt à recevoir le massage en admirant un magnifique jouet qu’il aura attrapé dans ses mains. Donc tout ça c’est important, il faut échanger avec les parents et leur apporter une meilleure connaissance de leur enfant ! C’est le but des ateliers massage.

 

experts certifiés

Kidd’izy : Et une fois que les parents ont acquis les bons gestes, à quelle fréquence conseillez-vous de masser bébé ?

 

Florence Gourdin : Ça va être un peu individuel selon le rythme de chacun. Ce que je dis souvent aux parents à la fin des sessions, c’est que le massage n’est pas qu’une histoire de bébé lorsqu’il est petit, et c’est génial de pouvoir garder ce contact-là avec l’enfant qui grandit. Il y a des techniques un peu plus développées et poussées lorsque que l’enfant grandit mais déjà les mouvements qu’ils ont appris sur un enfant petit peuvent être tout à fait poursuivis au fur et à mesure que l’enfant grandit et même vraiment tardivement.

 

massage type pour bébé

 

Garder cette idée de contact de massage tout au long de la vie, c’est vraiment un des principes du massage. Alors après, à quelle fréquence ? On sait que la vie va très vite : on rentre du travail, prendre du temps pour le masser on sait que ce n’est pas toujours évident. Mais dans ces cas-là, ce que je dis souvent aux parents aussi, c’est de ne pas faire forcément une session complète de massage, mais peut-être juste un massage du visage au moment où l’enfant va chercher à s’endormir par exemple. Ou l’enfant un peu plus grand ou un peu plus énervé, qui a mal autour du ventre, on va se servir peut-être plus de ce massage vraiment ciblé. Et si bien sûr on peut se prendre un petit quart d’heure pour faire une séance complète, c’est top ! Et ça favorise l’échange, c’est du temps que qualité qui sera apporté, justement si on s’accorde cette petite bulle de 10-15 minutes après une journée de travail. En général, tout le monde se sent mieux après.

La fréquence, je ne dirais peut-être pas tous les jours car c’est difficilement réalisable mais c’est à volonté !

A voir aussi: Contact parent-bébé dès la naissance ? L’exemple des prématurés 

Mis à jour le 9 janvier 2018.

Accessoires d’allaitement : les bouts de sein en silicone. Par Carole Hervé et Kidd’izy

accessoire lactation

 

Carole Hervé, consultante en lactation à Paris est interrogée sur l’utilité des accessoires, notamment des bouts de sein pour  l’allaitement.

 

Kidd’izy : Bonjour Carole, vous êtes consultante en lactation certifiée IBCLC sur Paris. Beaucoup de mamans demandent des accessoires à l’allaitement, aujourd’hui on parle beaucoup des bouts de sein en silicone. Dans quels cas sont-ils utiles ?

Carole Hervé : Merci pour cette question. Dans le trousseau de la jeune mère, beaucoup de personnes ont tendance à recommander d’utiliser, d’inclure, des bouts de sein en silicone. Le bout de sein en silicone c’est une espèce de petit écran, c’est comme ça qu’on l’appelle dans le jargon des consultantes en lactation.

C’est un petit accessoire qui vient se placer sur le mamelon pour éviter potentiellement qu’il y ait des frottements dus à l’allaitement. Ça c’est la belle image ! C’est l’aspect très vendeur et très marketing, si on peut dire, de l’objet, de l’accessoire.

allaitement-accessoire-maman

Au final, il y a un certain nombre de conditions et de circonstances dans lesquelles l’utilisation du sein en silicone est pertinente, mais c’est relativement peu. C’est-à-dire que si le bébé est né grand-prématuré et qu’il a besoin d’un fort stimulus oral pour enclencher la succion, peut-être que le silicone va l’aider. Si les mamelons de la maman sont tellement rétractés qu’il n’y a pas du tout de prise lorsqu’il tête (sachant que le bébé ne prend pas un mamelon mais il prend une bouchée de sein), si le mamelon est tellement ombiliqué qu’il n’arrive pas à saillir, à ce moment-là l’utilisation d’un bout de sein peut être pertinente.

Mais on ne va pas simplement poser l’écran sur le sein. On va essayer de l’ajuster, de faire en sorte qu’il adhère un minimum, de sorte à faire ressortir le mamelon. Même avec le sein en laine lorsque j’ajuste le bout de sein, le mamelon à tendance à ressortir.

Le bout de sein peut être utilisé dans un autre cas de figure, c’est-à-dire que la maman l’aura utilisé en début d’allaitement et puis elle se retrouve avec une lactation très très abondante qui submerge le bébé. Dans ce cas de figure, si on veille à l’utiliser convenablement, peut-être qu’on utilisera le bout de sein pour permettre au bébé de ne pas recevoir trop de lait d’un coup et de ne pas suffoquer au sein.

 

pro certifié consultant lactation

 

Donc c’est une situation qui mérite d’être accompagnée quoi qu’il arrive, ce n’est pas un outil que l’on va utiliser d’ambler dans ces cas de figures là.

Dans les autres situations, on a tendance à proposer un bout de sein parce que la maman a mal, mais lorsqu’elle a mal c’est souvent lié à un défaut de positionnement de la langue sur le sein ou du corps du bébé vis-à-vis du sein. Dans ce cas de figure, il est préférable de veiller à améliorer la position, de résoudre l’origine du problème plutôt que de mettre une sorte de rustine qui finalement ne va pas nous aider parce que lorsque le bébé tète, il a besoin de venir bien stimuler l’aréole et le mamelon de sorte qu’il prélève suffisamment de lait.

Il faut savoir que les canaux lactifères sont situés à trois centimètres à l’arrière de la base du mamelon. Lorsqu’on pose un bout de sein en silicone, de fait ça se comprend assez facilement : le bébé ne peut pas recevoir autant de lait. Donc il va le prélever selon les études entre 20 et 50% de lait en moins que s’il était en direct ! La conséquence est assez simple : s’il prélève moins de lait, le corps de la maman en produit moins, et d’autre part elle peut avoir des engorgements qui ne sont évidemment pas souhaitables.

En conclusion : on peut utiliser le bout de sein en silicone, mais on reste conscient des risques associés à son utilisation, et si on l’utilise on le fait avec l’aide d’une personne spécialisée qui va nous aider à juguler les risques associés à l’utilisation du bout de sein.

Voir aussi: Lait maternel: de nombreux arômes à découvrir

Mis à jour le 9 janvier 2018.

Véganisme : la vitamine B12, indispensable au développement de l’enfant ?

vegan Vitamine B12

Le véganisme peut être défini comme un mode d’alimentation excluant toute consommation d’origine animale. On compte aujourd’hui de plus en plus d’adeptes de ce régime alimentaire. Mais peu d’informations fiables circulent quant à son effet sur le corps humain.

Le véganisme exclut de facto la vitamine B12. Cette vitamine se retrouve exclusivement dans la production animale : viande rouge, poissons et fruits de mer, volaille, lait, œufs. Plusieurs questions se posent donc. Observe-t-on chez les vegans une carence en vitamine B12 ? Quels sont les effets d’un manque de cette vitamine ? Et particulièrement chez le jeune enfant ?

professionnel naturopathe kiddizy

Le véganisme entraîne une carence en vitamine B12

La vitamine B12 est une vitamine essentielle pour le corps pour la division des cellules, la formation de globules rouges et pour maintenir sain le système nerveux.

Une étude allemande (1) cherche à analyser l’impact d’un régime végan sur le niveau de fer et de vitamine B12. Pour cela, 113 personnes sont étudiées : 29 végans, 64 lacto-ovo-végétariens (des personnes ne consommant pas de viande mais des œufs et des produits laitiers) et 20 flexitariens (des personnes consommant de la viande occasionnellement).

Les chercheurs trouvent une carence en fer et en vitamine B12 pour les végans. En effet, plus le régime est restrictif, plus le niveau de lymphocytes et de plaquettes sanguines diminue.

Les lymphocytes sont des leucocytes qui jouent un rôle majeur dans le système immunitaire. Une baisse du nombre de lymphocytes fait que l’individu est plus exposé aux maladies.

Un des premiers résultats est donc que ne pas manger de chair animale entraîne de possibles carences, pouvant mettre en danger la protection immunitaire.

Un manque en vitamine B12 n’a cependant pas toujours de conséquences irréversibles sur l’adulte.

Mais qu’en est-il du jeune enfant ?

maman et bebe veganisme

Véganisme et vitamine B12 : quels effets sur l’enfant ?

Les premières années de l’enfant sont une période où son corps se forme. Une carence à ces âges-là peut donc avoir des conséquences graves sur le long-terme. Elle peut entraver son développement physique et psychique.

Une étude italienne s’intéresse aux jeunes enfants et aux nouveau-nés. La chercheuse montre en analysant le sang des enfants interrogés qu’un manque de vitamine B12 entraîne une anémie sévère et, si la carence est sévère, des dommages neurologiques irréparables sur l’enfant.

Le développement physique tout d’abord est entravé : un manque de fer entraîne des vertiges, des périodes de fatigue, une perte de cheveux etc. Ensuite, le développement neurologique est aussi touché.

La vitamine B12 est donc un minéral nécessaire au bon développement de l’enfant.

fruit bebe veganisme kiddizy

Où trouver la vitamine B12

Rassurez-vous, il existe des compléments alimentaires. Le véganisme est, au-delà d’une alimentation, un mode de vie qui, s’il exige des sacrifices, porte des idéaux qu’il peut être difficile de rejeter. Il est donc tout à fait possible pour l’enfant d’avoir un développement normal grâce à des compléments alimentaires en vitamine B12.

L’étude italienne déjà citée le confirme. Une injection de vitamines B12 suffit à rétablir le niveau nécessaire et éviter des carences qui pourraient avoir des conséquences à long-terme.

Le mode d’administration du complément alimentaire est important. C’est ce que cherche à analyser une autre étude allemande très récente (3). Les chercheurs mènent pour cela une expérience sur 12 semaines : ils donnent un dentifrice à 76 personnes vegans, l’un renforcé en vitamine B12, l’autre un simple placebo. La conclusion est que ce mode d’administration est très efficace. En effet, la vitamine B12 rentre rapidement dans le sang via les cavités orales.

pro kiddizy

Pas d’incompatibilité avec le jeune âge

Être vegan et avoir un enfant en bas âge n’est donc pas incompatible (cf article véganisme). Il faut cependant faire attention à son niveau de vitamines B12 et de fer pour détecter toute carence à temps et la traiter efficacement.

A voir aussi: Véganisme: est-ce compatible avec la grossesse ?

 

Si vous avez des questions quant à votre alimentation et à celle de votre enfant, n’hésitez pas à contacter un professionnel santé / bien-être certifié et spécialisé en périnatalité sur Kidd’izy.

Mis à jour le 9 janvier 2018

Sources :

(1) The impact of vegetarianism on some haematological parameters. Rima Obeid, Jürgen Geisel, Heike Schorr, Ulrich Hübner, Wolfgang HerrmannFirst published: November 2002Full publication history

(2) Effects of Vitamin B12 in Neonates and Young Infants. Gian Maria Pacifici

(3) Vitamin B-12–fortified toothpaste improves vitamin status in vegans: a 12-wk randomized placebo-controlled study. Anne-Kathrin Siebert3,7, Rima Obeid4,7, Stine Weder3, Hussain M Awwad5, Andreas Sputtek6, Juergen Geisel5, and Markus Keller