Les troubles alimentaires du nourrisson et du jeune enfant

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25% à 50% des jeunes enfants souffrent de troubles alimentaires (1), dont 1,4% des nourrissons se trouvant en situation de malnutrition. D’après une étude suédoise, parmi 1% à 2% des nourrissons ayant montré des difficultés à manger et un retard de croissance durant leur première année, 70% ont gardé ces problèmes alimentaires et ce retard de croissance à l’école et à la maison.

Ce n’est qu’en 1994 que le DSM (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux) a introduit cette pathologie sous le nom de « trouble alimentaire du nourrisson et du jeune enfant », malgré sa connaissance bien des années avant.

 

troubles alimentaires

Descriptions des différents troubles alimentaires

Il existe plusieurs troubles alimentaires des nourrissons et des jeunes enfants (3) :

  • Les coliques du nourrisson: ces périodes quotidiennes de pleurs très réguliers durent quelques semaines. Leur durée dépend de l’enfant et des parents. Elles apparaissent généralement après 8 à 10 jours de pleurs inconsolables, et concernent 15% à 30% des nourrissons (5) durant leurs 3 premiers mois. L’enfant durant cette période va téter plus fréquemment et plus goulument que d’habitude. Les médicaments sont inutiles. Il faut consulter un expert. Il n’y a pas d’antidote miracle, il faut essayer de calmer le plus possible son enfant. les coliques disparaîtront.
  • Les vomissements psychogènes: ils sont sans cause organique, c’est-à-dire que les causes sont psychiques. Ils arrivent généralement vers 6 mois et peuvent être liés à des relations conflictuelles, qui se répercutent dans l’alimentation. Ces vomissements s’estomperont avec l’âge.
  • Le mérycisme : ce sont des remontées volontaires ou automatiques. L’enfant au lieu de recracher la nourriture remontée, va la redéglutir, la ravaler. Le mérycisme est un symptôme rare qui peut être à l’origine de troubles du comportement plus tard (6).
  • L’anorexie : il est le premier trouble à être reconnu d’origine psychique pour le pédiatre. Il y a 3 sortes d’anorexies du nourrisson :
  • L’anorexie d’inertie : c’est la forme la plus rare, la plus grave et la plus précoce (avant ou à 3 mois). Il y a une certaine forme dépressive. Elle vient principalement à cause d’un manque d’attachement entre la mère et l’enfant.
  • L’anorexie anxio-phobique: l’enfant a peur de la nourriture. Ce trouble du comportement alimentaire peut survenir à n’importe quel moment de la vie de l’enfant : de sa petite enfance comme  l’adolescence.
  • L’anorexie d’opposition : c’est la forme la plus fréquente. Elle survient plus tard (vers 6 mois) lors d’un changement de régime alimentaire, lors d’une transition vers l’autonomie alimentaire. Ce n’est pas que l’enfant n’a pas faim, mais qu’il refuse de manger.

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Dans cette anorexie d’opposition vont se distinguer 3 formes : l’anorexie simple qui n’est que passagère, dans laquelle il n’y a pas de cassure de la courbe de poids, et où l’enfant est plus ou moins constipé, et qui peut être résolue avec l’aide du papa ou d’une puéricultrice ; l’anorexie complexe, qui persiste et qui amène en plus des troubles du sommeil ou des colères, et qui nécessite l’aide d’un expert pour se résoudre.

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Les Causes

Une étude française (2) s’étendant sur 4 ans, étudia 103 enfants de moins de 3 ans pour comprendre d’où pouvaient venir ces troubles du comportement alimentaire (TCA). Dans ces 103 enfants, 57 avaient des troubles alimentaires et 46 autres enfants étaient considérés en bonne santé, comme étant des mangeurs normaux.

Les parents ont dû remplir une fiche descriptive détaillant l’accouchement, le statut néonatal, l’historique médical, l’alimentation au lait et les traitements médicaux.

Les analyses ont indiqué que la césarienne, naître prématurément, les maladies néonatales, des antécédents de troubles alimentaires dans la famille, la consommation de protéines hydrolysâtes et les traitements composés d’inhibiteurs de la pompe à protons sont des facteurs de risque très importants de troubles alimentaires.

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En effet, 40% à 70% des enfants nés prématurés ou atteints de pathologie chronique sont atteints de troubles alimentaires (3).

 

Selon d’autres experts, les troubles alimentaires des nourrissons seraient dus à des causes psychiques comme un manque de sensibilité maternel et à un manque d’interaction avec la mère au cours des repas (4).

 

Si vous avez des questions quant à votre alimentation et à celle de votre enfant, n’hésitez pas à contacter un professionnel (nutrionniste, diététicien etc.) spécialisé en périnatalité sur Kidd’izy.

A voir aussi: L’avocat, le premier meilleur aliment pour bébé ?

MIs à jour le 9 janvier 2018.

Sources :

(1) « Tu vas manger ! » Trouble alimentaire du nourrisson et du jeune enfant : du refus au forçage alimentaire, Thomas Cascales et Jean Pierre Olives

(2) « Feeding disorders in infants and toddlers: At-risk situations and predisposing factors »

(3) « Troubles du comportement alimentaire de 0 à 3 ans », Magdalena Edom pédopsychiatre

(4) « Les problèmes alimentaires chez les bébés et les jeunes enfants », Maria Ramsay

(5) « Coliques du nourrisson », Le Figaro

(6) « Vomissements de l’enfant », Pediatric Surgery

 

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