RGO: reflux gastro-œsophagien des nourrissons

Nourisson reflux
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Toutes les mamans connaissent le reflux gastro-œsophagien (RGO) comme explications des remontées ou vomissements de son bébé.

 

Avant tout, le RGO est un problème fréquent chez les nourrissons. Il se manifeste dans les 3 premiers mois de croissance, chez près de 50% des nouveau-nés (1). Heureusement, dans la plupart des cas, les RGO sont bénins.

Les RGO, pour être plus précis, sont des remontées du contenu de l’estomac dans l’œsophage, qui provoquent vomissements et régurgitations. C’est pourquoi, ils se manifestent généralement après les repas, favorisés par une alimentation liquide et les changements de position du bébé.

 

 

bébé père couche de soleil

 

2 cas de RGO bien distincts

En effet, on distingue 2 types de reflux gastro-œsophagiens (RGO) chez les bébés :

– Prenons le cas des RGO simples. Ces derniers touchent près de la moitié des nourrissons et disparaissent généralement au bout de 3 mois. En ce qui concerne les vomissements, ils peuvent être atténués par des changements dans les horaires d’alimentation ou bien l’utilisation d’aliments plus consistants pour nourrir le bébé.

En revanche, 5% des enfants continuent d’avoir les symptômes de RGO après les premiers mois de leur développement.

– Les RGO pathologiques, quant à eux, se manifestent par une faible prise de poids, des signes d’œsophagite (lésion inflammatoire chronique de l’œsophage) et une respiration difficile du nourrisson (2). C’est ainsi que les vomissements et régurgitations entraînent alors certaines complications pour le nourrisson.

 

 

bébé pieds fleurs

Comment traiter les RGO ?

Les organisations nord-américaine et européenne NASPGHAN et ESPGHAN (North American Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition et European Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition) ont publié en 2009 des recommandations concernant le diagnostic et le traitement des RGO en pédiatrie (3).

Traitement: RGO bénin

En cas de RGO bénin, il est avant tout nécessaire d’adapter l’alimentation du bébé ou de la maman. D’autant plus que l’enfant y est très sensible.

D’ailleurs, dans certains cas, les vomissements du nourrisson sont causés par une sensibilité aux protéines du lait.

  • C’est la raison pour laquelle, les bébés allaités au sein sont en moyenne moins touchés par le RGO que les bébés nourris au biberon (étude du King George V Hospital, Australie, montre qu’un pH plus bas du lait maternel se traduit par des épisodes de RGO plus courts (4). Cependant, certains nourrissons sont sensibles aux protéines de lait de vache assimilées par la maman. C’est pourquoi, il faudra que la mère adapte légèrement son régime alimentaire, en augmentant la portion de fruits et légumes et en diminuant (voir en supprimant) fortement les laitages.
  • Quant aux bébés nourris au biberon, il existe des formules plus épaisses ou anti-régurgitation sur le marché pour diminuer les vomissements. En revanche, dans certains cas spécifiques, pouvant aller jusqu’à une intolérance allergique aux protéines de lait, le pédiatre conseillera un lait de substitution sans protéine de lait.

 

 

bebe-rgo

 

Traitement: RGO pathologique

En cas de RGO pathologiques, les traitements pharmacologiques sont nécessaires. C’est pourquoi, la principale solution consiste à prendre des anti-sécrétoires gastriques, afin de diminuer les symptômes de la maladie et empêcher les remontées acides. Toutefois, certains de ces agents peuvent favoriser le risque de pneumonie et d’infection gastro-intestinale. Le traitement doit donc être suivi par un médecin.

Enfin, la thérapie chirurgicale anti-reflux peut être envisagée pour les enfants présentant des RGO répétés ou sur qui les traitements pharmacologiques ne marchent pas. De même, pour les enfants présentant des problèmes respiratoires comme de l’asthme auront affaire à la thérapie chirurgicale.

 

 

pieds-bebe-rgo

 

Une nouvelle perspective pour le traitement des RGO?

En effet, des traitements pourraient évoluer dans les années à venir.

Une étude récente de l’Université du Texas, présentée dans le Journal de l’Association Médicale Américaine (JAMA)(5), a étudié le RGO de l’adulte. En effet, la découverte est de taille : les lésions de l’œsophage par les reflux gastro-œsophagiens ne seraient pas causées par l’acide de l’estomac, mais par une brûlure chimique faite par le corps en réponse à ce reflux…

Peut-on en dire de même pour les nouveau-nés? En ce qui concerne ce sujet, de nouvelles recherches doivent être entreprises pour valider ou non un tel lien chez les bébés.

C’est pourquoi, si votre bébé présente les symptômes de RGO pathologiques, Kiddizy vous conseille d’effectuer rapidement un examen complet par votre pédiatre.

 

Sources:
(1): Pharmacological treatment of children with gastro-oesophageal reflux. M. Tighe, N. A. Afzal, A. Bevan, A. Hayen, A. Munro, R. M. Beattie. Cochrane Upper GI and Pancreatic Diseases Group, 2014
(2): Discerning differences: gastroesophageal reflux and gastroesophageal reflux disease in infants. S. M. Henry, Duke University School of Nursing, Durham, NC, USA, 2004
(3): Pediatric Gastroesophageal Reflux Clinical Practice Guidelines: Joint Recommendations of the North American Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition (NASPGHAN) and the European Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition (ESPGHAN) Y.Vandenplas Co. D. Rudolph, C. Di Lorenzo, E. Hassall, G. Liptak, L. Mazur, J. Sondheimer, A. Staiano, M.Thomson, G. Veereman-Wauters, T. G. Wenzl, 2009
(4): Influence of Breast Versus Formula Milk on Physiological Gastroesophageal Reflux in Healthy, Newborn Infants. H.J. Heacock, H.E. Jeffery, J.L. Baker, M. Page. Department of Perinatal and Fetal Medicine, King George V Hospital for Mothers and Infants, Camperdown, Australia, 1992
(5): Association of Acute Gastroesophageal Reflux Disease With Esophageal Histologic Changes. K. B. Dunbar, A.T. Agoston, R. D. Odze, X.Huo, T. H. Pham, D. J. Cipher, D. O. Castell, R. M. Genta, R.F. Souza, S. J. Spechler. The Journal of the American Medical Association, 2017

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