Coronavirus : quelles conséquences à long terme ?

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Article mis à jour le 22 juin 2020

Même si elles manquent de recul, des études sur les conséquences à long terme du coronavirus émergent. Globalement, il en résulte que ces conséquences dépendent de la gravité de l’infection virale. Elles peuvent s’étendre au-delà des poumons.

Le Docteur Harlan Krumholtz, cardiologue à l’Université de Yale déclare en effet que le Covid-19 peut affecter les poumons, le cœur, le foie, les reins, le système sanguin et le système nerveux.

En avril 2020, une étude scientifique réalisée en Chine sur 34 personnes atteintes du Coronavirus a montré que les activités biologiques ne reviennent pas complètement à la normale, que les symptômes aient été forts ou non.

Le National Health Service du Royaume-Uni a fait des suppositions sur le suivi des patients hospitalisés atteints du Coronavirus :

  • 45% nécessiteront des soins médicaux en continu ;
  • 4% auront besoin d’une réadaptation ;    
  • 1% seront contraints d’avoir en permanence des soins importants.

Une fonction hépatique altérée par le coronavirus

Le Coronavirus s’introduit dans le système sanguin. Le foie étant un organe très vascularisé, le virus peut donc impacter son fonctionnement. Sa fonction est de filtrer les toxines du sang et de produire des nutriments utiles pour le corps. Une augmentation des enzymes du foie montre que certaines cellules de cet organe sont détruites. Cette destruction altère sa fonction, et peut même entraîner des insuffisances hépatiques. Cependant, il est probable que ce ne soit pas une altération permanente.

Des conséquences cardio-vasculaires

Une étude réalisée en Chine sur 191 patients, incluant 137 survivants et 54 morts, a montré que 12% des survivants ont des problèmes d’insuffisance cardiaque, y compris ceux qui n’avaient pas montré de détresse respiratoire. Les problèmes pulmonaires engendrés par le coronavirus en sont en partie la cause. Le cœur s’emballe car les poumons n’arrivent pas à attraper l’air.

D’autre part, l’inflammation créée par le virus peut entraîner l’arrachement de plaques et de caillots sur les parois sanguines. Cela peut provoquer des AVC, des crises cardiaques ou des embolies veineuses (obstruction d’un vaisseau sanguin par un caillot).

coronavirus coeur

Le fait de mettre les individus sous assistance respiratoire peut également affaiblir leurs muscles respiratoires.

Par la suite, les médecins remarquent que certains présentent une insuffisance cardiaque (cœur affaibli qui ne pompe plus efficacement le sang) ou de l’arythmie (irrégularité du rythme cardiaque) après leur guérison. Se pose alors la question : resteront-ils à vie des patients en cardiologie ?

Des dommages pulmonaires

Le virus peut entraîner une dégradation de la capacité des poumons à oxygéner le sang. Par la suite, cela peut engendrer un endommagement important des tissus pulmonaires.

Dans 1 cas diagnostiqué sur 4, le Coronavirus peut se transformer en pneumonie. En effet, les cellules immunitaires, produites en nombre tellement important, en viennent à détruire toutes les cellules sur leur passage, y compris les saines. Les poumons prennent l’apparence de « nids d’abeille », selon l’OMS. Les individus ont alors besoin d’une assistance respiratoire, dans les cas les plus graves. Ainsi, les médecins remarquent une baisse de 20 à 30% de la fonction pulmonaire chez une partie importante de patients.

En comparaison avec le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS-CoV) et le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), qui ont des fonctionnements similaires au Covid-19, les médecins recommandent des scanners pulmonaires réguliers

En effet, le SRAS a été responsable de plusieurs milliers de morts dans les années 2002-2003. 1/3 des patients guéris étaient encore atteints au niveau des poumons 3 ans après. Cependant, leurs tissus pulmonaires s’étaient résorbés 15 ans plus tard. 

Le MERS, découvert en 2012, est responsable de fibroses pulmonaires permanentes (lésion des poumons caractérisée par la présence trop importante de tissu conjonctif, entraînant une gêne respiratoire) sur 1/3 des personnes touchées.

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coronavirus poumons

Des problèmes rénaux dus au coronavirus

Le virus se propage également dans les reins. Ils filtrent en permanence le sang, dans lequel est présent le virus. Les médecins ont remarqué chez certains patients une insuffisance rénale après la guérison, des patients qui n’avaient pourtant jamais eu de problèmes de reins. Dans une étude, le docteur James Chalmers, consultant respiratoire à l’hôpital de Ninewells (Ecosse), note un nombre de dialyses important.

6% des personnes touchées par le SRAS-CoV et 25% de celles infectées par le MERS-CoV ont souffert d’une insuffisance rénale. Des recherches montrent que le Covid-19 peut entraîner des complications équivalentes.

Des répercussions neurocognitives

Tout d’abord, le manque d’oxygène à un moment donné a sûrement un rôle dans les symptômes neurologiques.

La réanimation peut entraîner des séquelles neurocognitives, du fait qu’une machine respire pour la personne par exemple.

Les médecins notent un nombre important de stress post-traumatiques. C’est un stress apparaissant après un événement traumatisant qui se caractérise par :

  • Des reviviscences : l’individu va revivre certains passages de l’événement, qui peuvent être ici des difficultés à respirer par exemple.
  • Un évitement de ce qui pourrait lui rappeler l’événement.
  • Des troubles cognitifs : des troubles de la concentration par exemple.
  • Des problèmes de sommeil.
  • Un comportement négatif : émotions négatives, aucune envie pour rien…

La docteure Jennifer Frontera, neurologue à l’hôpital de New-York a observé des évanouissements et des mouvements inhabituels de la part de certains patients. Ces réactions invitent à penser que le Covid-19 pourrait avoir des répercussions sur le système nerveux.

Certains vont simplement avoir une légère perte d’odorat et de goût. D’autres sont allés jusqu’à développer une encéphalite (inflammation aiguë du cerveau, due à une infection virale ou à un dysfonctionnement du système immunitaire).

coronavirus cerveau

Des études neurologiques avaient été réalisées sur le SARS-CoV, relativement similaire au Covid-19, qui attaque également les poumons. Une étude de 2005 réalisée sur le cerveau de 8 personnes décédées du SARS a montré que le virus était présent dans la totalité des cerveaux. Ces résultats laissent penser qu’il pourrait en être de même pour le Covid-19.

Des travaux plus récents portant sur le Covid-19 ont montré que le virus pouvait se propager dans le liquide céphalorachidien (liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle spinale). Cela suggère qu’il pourrait remonter jusqu’au cerveau. Toutefois, il pourrait aussi rester dans ce liquide.

Des recherches qui doivent être poursuivies

Les recherches sur l’impact du Covid-19 au niveau neurologique doivent être poursuivies. En effet, il faudrait dans ce cas adopter un traitement plus particulier pour le cerveau. De plus, la question se pose de savoir si le virus pourrait se cacher dans les cellules du cerveau et se réveiller plus tard en provoquant certaines maladies. 

En raison des conséquences sur le long terme que peut avoir le virus, les personnes guéries du Covid-19 pourraient rester vulnérables à vie. Cette vulnérabilité devrait dépendre de la gravité des symptômes.

Cependant, ce sont encore des hypothèses basées sur des observations à court terme et des comparaisons avec d’autres coronavirus. Il faudra attendre quelques années avant d’avoir des réponses sur la durée des conséquences du Covid-19, …

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Sources :

« Plasma Metabolomic and Lipidomic alterations associated with COVID-19 », MedRxiv

« Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with Covid-19 in Wuhan, China : a retrospective cohort study », Lancet