Endométriose : l’infertilité enfin décodée!

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Le nombre de femmes déclarant une incapacité à concevoir était de 3,6% en 1978, 6,3% en 1988 et de 11,9% en 1994.

Aujourd’hui, l’infertilité toucherait entre 18 et 24% des couples français, selon l’Observatoire Epidémiologique de la Fertilité et l’Enquête nationale périnatale (1).

Les causes ne sont pas toutes déterminées, mais il semblerait que chez la femme, l’endométriose en soit une des principales origines.

 

Endométriose : 1 femme sur 10 concernée

Tout d’abord, l’endométriose est une maladie chronique. Elle touche environ 10% des femmes en âge de procréer, selon les chercheurs de l’université de Milan (2).

L’endomètre est la muqueuse utérine qui recouvre la paroi de l’utérus. Il s’élargit chaque mois sous l’influence des hormones féminines pour accueillir une éventuelle grossesse. C’est pourquoi on parle d’endométriose lorsqu’un tissu similaire à l’endomètre se greffe en dehors de l’utérus. Il peut se placer sur les organes digestifs, la vessie ou encore les reins, et apparaît principalement chez les femmes de moins de 35 ans.

L’endométriose se manifeste par une multitude de symptômes: règles douloureuses, douleurs pelviennes, difficulté à uriner, diarrhées ou constipations, troubles digestifs et une grande fatigue.

 

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Endométriose: 2 fois plus de chance d’être infertile

Une étude américaine a été réalisée auprès de 362 219 femmes en âge de procréer en 2016(3). L’étude s’est basée sur des données collectées auprès d’infirmières de 1989 à 2005. Parmi les femmes examinées, 4 612 étaient infertiles.

Les recherches ont mené à la conclusion suivante : les femmes ayant eu une endométriose ont 2 fois plus de chance d’être infertiles que les femmes n’en ayant jamais eue. C’est ainsi que la relation entre l’infertilité et la maladie n’a été observée que pour les femmes âgées de moins de 35 ans.

 

Une maladie difficile à diagnostiquer

En effet, on estime qu’en moyenne l’endométriose est détectée avec un retard de 5 ans, ce qui donne le temps à la maladie de se propager et de causer des dommages importants.

 

 

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Les méthodes pour détecter l’endométriose ?

Elles sont soit peu précises soit trop invasives:

– Les examens radiologiques permettent de visualiser les organes internes et détecter d’éventuelles lésions ou kystes causés par la maladie, mais ne permettent pas de la déceler rapidement.

– La laparoscopie consiste à insérer une caméra via le nombril. C’est la technique de référence pour un diagnostic complet de la maladie.

– La laparotomie consiste à ouvrir l’abdomen pour accéder à la cavité abdominale. Elle est efficace pour repérer la maladie et même la traiter.

 

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Et les traitments ?

Il n’existe pas encore de moyen définitif de traiter la maladie: l’endométriose est dépendante des œstrogènes, des hormones naturellement sécrétées dans le corps.

Les médecins fournissent généralement des analgésiques pour diminuer la douleur. Les traitements hormonaux sont également indiqués pour soulager les symptômes. Lorsque la douleur est trop forte, la chirurgie est employée pour faire une ablation ciblée de l’endométriose.

Concernant les taux de récidive, ils sont plus importants lorsque la maladie est sévère : le Royal Free Hospital de Londres a révélé un taux de 36,9% de récidive lorsque la maladie est à un stade minimal et de 74,4% pour un stade évolué (4).

 

Attention donc, si vous présentez des symptômes similaires à ceux évoqués plus haut, Kiddizy vous conseille de consulter votre médecin traitant rapidement.

Suivez le guide nutrition de l’INPES ou consultez un thérapeute en infertilité pour être suivie personnellement.

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Sources :
 (1) INSERM, Après un an d’essais, près d’un quart des couples infertiles, 2012
(2) P. Viganò, F. Parazzini, E. Somigliana, P. Vercellini, 2004
Second Department of Obstetrics and Gynecology and Istituto Auxologico Italiano, Cusano Milanino, University of Milan, Milano, Italy
 (3) A prospective cohort study of endometriosis and subsequent risk of infertility. J. Prescott, L.V. Farland, D.K. Tobias, A.J. Gaskins, D. Spiegelman, J.E.Chavarro, J.W. Rich-Edwards, R.L.Barbieri, S.A.Missmer, 2016
(4) Gonadotropin-releasing hormone analogues for the treatment of endometriosis: long-term follow-up. K.G. Waller, R.W. Shaw. Academic Department of Obstetrics and Gynaecology, Royal Free Hospital, London, United Kingdom, 1993

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