Traitement des ovaires polykystiques: nouvelle solution contre l’infertilité ?

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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ou syndrome de Stein-Leventhal représente 80% des cas d’infertilité anovulatoire (1).

Il se caractérise par une production anormale d’hormones masculines par la femme, ce qui perturbe la production d’ovules en favorisant l’apparition de kystes.

Il existe de multiples traitements, incluant des méthodes pharmacologiques et des mesures plus invasives, mais une nouvelle étude vient ajouter un éclairage sur la manière dont on pourrait traiter la maladie.

 

Une maladie difficile à diagnostiquer

Le SOPK touche 5 à 13% des femmes en âge de procréer. Il se manifeste par plusieurs symptômes : un cycle menstruel irrégulier ou absent, une pilosité importante sur le visage et le corps (hirsutisme), une prise de poids, l’apparition d’acné, ainsi qu’une accélération de la chute du cheveu et du poil (2).

Egalement, ce syndrome rend parfois le corps résistant à l’insuline fabriquée par le pancréas, et peut augmenter la tendance au diabète de type 2. L’anxiété et la dépression y sont également associées.

La pluralité des symptômes en font une maladie difficile à diagnostiquer, d’autant plus qu’ils ne sont pas toujours tous présents.

Le SOPK peut se manifester dès l’adolescence et s’aggraver au fil du temps s’il n’est pas traité.

 

 

 

De multiples traitements dont l’efficacité diffère selon les troubles et les personnes

 

I) Premier traitement

Le traitement premier consiste à faire des changements dans ses habitudes de vie : exercer une activité physique régulière, prendre de l’acide folique sur une base constante avant la grossesse régulièrement, éviter la consommation de tabac et d’alcool et ne pas subir de stress extérieur.

L’ostéopathie et la sophrologie sont des techniques non invasives, qui peuvent être effectuées dans des cas d’infertilité pour mieux préparer la maman à pouvoir accueillir un fœtus. L’ostéopathie est une technique douce et manuelle, quant à la sophrologie, elle est au croisement de la relaxation et de la méditation.

 

Pour en savoir plus sur ces techniques, nous vous conseillons de visionner les interviews de nos experts ostéopathes et sophrologues ici. Vous pouvez également être mis en relation avec l’un d’entre eux directement pour un avis.

Ces mesures simples seraient associées à un meilleur taux de fécondité, mais à ce jour des études doivent être envisagées pour l’affirmer avec plus de consistance.

L’utilisation de médicaments à base de citrate de clomifène pour déclencher l’ovulation est également envisagée. Ils modulent les récepteurs d’œstrogènes, responsables en partie de l’équilibre du cycle menstruel.

 

2) Traitement second

Si ces solutions ne sont pas satisfaisantes, d’autres traitements peuvent être utilisés, comme le traitement par injection de gonadotrophines, qui sont des hormones stimulant l’ovulation. Cette alternative est cependant coûteuse et risque de provoquer une hyperstimulation des ovaires, qui peut mener à une hospitalisation, mais également à une grossesse multiple (3).

 

 

 

Egalement, le drilling ovarien par cœlioscopie est autre une alternative. Cette opération chirurgicale consiste à percer un ovaire en introduisant un petit instrument et une caméra miniature via le nombril. Cela permet de rétablir l’équilibre hormonal de la femme.

Après l’opération, le taux d’ovulation monte à 54 à 76% dans les 6 mois suivant la chirurgie. Le drilling ovarien est considéré comme plus avantageux que l’injection de gonadotrophines, car le risque de gestation multiple est inférieur.

Le dernier recour est la fertilisation in vitro (FIV). Cette solution est le premier traitement nécessitant de grands changements dans les habitudes de vie et la décision est plus difficile à prendre.

 

 

 

Une découverte qui ouvre la voie à de nouvelles solutions

I) Le SOPK

Jusqu’ici, le SOPK était considéré comme une maladie ne touchant que les ovaires. Une récente étude conduite par le Laboratoire de Développement et de Plasticité Cérébrale de l’INSERM de Lille démontre que le SOPK inclurait aussi l’activité des neurones situés au centre du cerveau (4).

Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles possibilités de traitement, axés non plus sur les ovaires mais sur les neurones.

 

2) Hormones

Les chercheurs ont remarqué que la sécrétion d’hormones masculines à l’origine de la maladie était intimement liée à un déséquilibre entre deux autres hormones : l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone anti-Müllerienne (AMH). Elles sont impliquées dans le mécanisme d’ovulation. Chez les femmes atteintes par le SOPK, la sécrétion de LH est anormalement élevée, et la AHM est deux à trois fois plus concentrée dans le sang.

La LH est sécrétée sous le contrôle de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH), qui est produite par les neurones présents dans la partie du cerveau appelée hypothalamus. L’AMH est également à l’origine de l’augmentation de l’activité de 50% des hormones GnRH.

Ce lien entre les GnRH, la LH, l’hormone anti-Müllerienne et les hormones masculines sécrétées serait donc à l’origine du syndrome des ovaires polykystiques. De nouvelles voies de traitements axées sur l’activité neurologique sont donc à prévoir…

 

Dans la cadre d’un accompagnement prénatal en vue de donner la vie, et avant tout méthode invasive, nous vous conseillons des moyens plus naturels et une bonne hygiène de vie quotidienne.

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09/06/2016

(1): Treatment of infertility in women with polycystic ovary syndrome: approach to clinical practice. A. Sanches Melo, R. A. Ferriani, P. A.Navarro. Universidade de São Paulo, Faculdade de Medicina de Ribeirão Preto, Departamento de Ginecologia e Obstetrícia
(2): Less Than A Wife”: A Study of Polycystic Ovary Syndrome Content in Teen and Women’s Digital Magazines. N. Sanchez, H. Jones, School of Social Work, University of Missouri, Columbia, Catholic Community Services of Western Washington, Newcastle
(3): Use of exogenous gonadotropins in anovulatory women: a technical bulletin. The practice committee of the American society for reproductive medicine
(4): Novel role for anti-Müllerian hormone in the regulation of GnRH neuron excitability and hormone secretion. I. Cimino, F. Casoni, X. Liu, A. Messina, J. Parkash, S. P. Jamin, S. Catteau-Jonard, F. Collier, M. Baroncini, D. Dewailly, P. Pigny, M. Prescott, R. Campbell, A. E. Herbison, V. Prevot P. Giacobini

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