Les relations fraternelles : entre complicité et rivalité ?

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Les relations fraternelles : entre complicité et rivalité ?

 

Le 10 avril 2017, la fête des frères et sœurs était de retour en France ! Depuis 2003, cette fête permet de célébrer les relations fraternelles, tantôt de complicité, tantôt de rivalité entre frères et sœurs. Avec un taux de fécondité de 1,93 enfant par femme en 2016, la France reste la championne d’Europe.

Alors, chez Kiddizy on s’est dit qu’il fallait en parler ! Car aborder les thématiques de la maternité et la parentalité, c’est aussi s’intéresser aux relations fraternelles entre nos enfants. On se dit souvent qu’un enfant unique va se sentir seul, qu’il lui faut donc un ami, un camarade, pour jouer, grandir et se construire.Mais les relations qui unissent frères et sœurs peuvent s’avérer ardues.

Ainsi comment peut- on harmoniser ses relations et préparer notre enfant à la naissance d’un nouveau membre de la famille ?

 

 

Les différentes relations possibles entre frères et sœurs

 

Les relations complices et fraternelles

Les relations fusionnelles existent entre frères et sœurs. Selon l’étude “ pupett interview”  de Ablow & Measelle de 1993, l’âge et le sexe sont des facteurs essentiels à cette relation. En effet, entre la naissance du bébé et ses 4 ans, s’il est du même sexe que son aîné, sa relation va avoir tendance à être plus fusionnelle et proche. Alors qu’avec un aîné de sexe opposé, la relation va avoir tendance à être moins forte .

Néanmoins, il faut noter qu’une relation  fraternelle très proche peut exister dès le plus jeune âge. En effet, ils peuvent même être très tactiles et protecteurs envers l’un et l’autre.

De plus, une bonne relation fraternelle permet un apprentissage plus rapide et optimale du socius. En d’autre termes, cette relation permettra aux enfants d’intérioriser les règles sociales en imitant l’autre.

 

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Les relations de rivalité ou de haine

Les relations fraternelles ont un impact très important sur la construction de la personnalité de l’enfant. Dès son plus jeune âge, un mécanisme d’imitation de l’aîné va se produire. Dès lors, si l’aîné rejette son frère ou sa sœur, le bébé peut intérioriser ce rejet.

La jalousie

La jalousie est la première évidence s’imposant à l’enfant envers son frère ou sa sœur. Freud est à l’origine du complexe l’Œdipe qui présuppose que l’enfant peut développer des sentiments amoureux pour son parent de sexe opposé. Dans cette optique, la jalousie de l’aîné à l’égard du nouveau-né peut s’expliquer par la peur de l’enfant de perdre sa mère ou son père. Cette jalousie peut être :

  • Extériorisée :  par des comportements violents, des crises de larmes vis à vis de son frère ou de sa sœur par exemple.
  • Intériorisée :  par des comportements d’isolement par exemple. Pour faire face à cette tendance, il faut l’inviter à parler quotidiennement de ses sentiments vis à vis de son frère ou de sa sœur et de sa place dans la famille.

Le complexe fraternel ?

N. Zilkha a développé le concept de « complexe fraternel » qui est présent le plus souvent en cas de très faible différence d’âge entre les enfants ou entre jumeaux. Ce complexe nous interroge sur la place de chacun des enfants dans la famille. En effet, l’un peut dès sa naissance se sentir complexé par un frère ou une sœur plus souriant et plus autonome que lui. Ce complexe, loin d’être une simple étape de la vie, peut avoir deux conséquences :

  • La motivation : il peut pousser l’un des enfants à se dépasser pour être “aussi bien que son frère ou sa sœur”
  • L’abandon : l’enfant peut abandonner sous le prétexte : “ de toute façon je ne ferai jamais aussi bien que mon frère ou ma sœur”

Que pouvons nous faire pour préparer notre enfant à l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur ?

 

 

Une relation parents-enfants harmonieuse

La relation parents enfants est la première à avoir un impact réel sur la relation horizontale fraternelle. En 1998, le chercheur américain Brody, a mis en avant ce constat en affirmant que l’attachement à ses parents dès les premiers mois de la naissance impact  directement la relation avec ses frères et sœurs. Une corrélation positive s’établit dès lors. Des recherches scientifiques approfondies ont été menées 

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Un cadre de vie qualitatif plus important que quantitatif

De plus, l’étude approfondie de Brody, mêlant 4 indicateurs différents, a montré que ce n’était pas le revenu, ou le statut socio-économique du foyer qui avait le plus fort impact sur les relations fraternelles. Ce sont plutôt l’organisation du foyer et l’environnement externe qui sont des variables plus importantes.

 

 

Pour faciliter les relations fraternelles, Kiddizy vous donne ses petits conseils en plus !

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  • Place aux jeux : les jeux de rôles peuvent être une idée très pertinente pour améliorer la communication. L’aîné, afin de se préparer au mieux à l’arrivée du bébé, peut essayer de se mettre à sa place sous la forme de jeux de rôles. .
  • Place à la parole : il faut aider votre enfant à parler. Comment se sent -il  dans cette relation fraternelle ?  S’il ne peut exprimer ses émotions, vous pouvez fabriquer des images : avec des soleils, de la pluie, des nuages et l’inciter à pointer du doigt les émotions correspondantes !
  • Place à l’autonomie : pour aider votre plus grand à donner le bon exemple à son frère ou sa sœur, il faut le responsabiliser dès le plus jeune âge avec des tâches simples et régulières. Il saura dès lors qu’il a une véritable place et IMPORTANCE dans la famille
Kiddizy vous met en relation avec les meilleurs professionnels, tous spécialistes de la maternité et parentalité !

En remplissant ce questionnaire d’orientation, vous serez contactés individuellement pour valider vos besoins et vous faire accompagner.

Sources :

Ablow, J.C. & Measelle, J.R. (1993).  The Berkeley Puppet Interview: Interviewing and coding systems manuals. University of Oregon: Department of Psychology.
Brody, G.H. (1998). Sibling relationship quality: Its causes and consequences. Annual Review of Psychology, 49, 1–24.

 

 

 

 

 

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