Accouchement : faut-il pousser tout de suite ou attendre un peu?

accouchement

A la fin de l’accouchement, le moment de la poussée est la dernière étape avant l’arrivée de bébé. Ce moment clé est à la fois très attendu par les mamans, mais aussi souvent redouté. Sur le plan médical, les spécialistes s’interrogent sur le moment idéal pour demander aux femmes enceintes de pousser. Une grande étude sur ce sujet a été récemment publiée dans la revue scientifique JAMA.

Article mis à jour le 12 février 2019

 

Poussée à l’accouchement: 

immédiate vs retardée 

 

 

Le travail de l’accouchement mène à une dilatation complète du col de l’utérus. Pour que bébé puisse alors pointer le bout de son nez, la femme enceinte doit alors pousser. Selon les spécialistes, deux stratégies de poussées peuvent être considérées :

  • La poussée immédiate, où la poussée a lieu en même temps que les contractions, dès que la dilatation complète du col de l’utérus est constatée ;
  • La poussée retardée, où un temps d’attente est laissé pour que le fœtus puisse descendre spontanément avant de procéder à la poussée.

 

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Jusque-là, les spécialistes, au cours de leur pratique, accordaient plusieurs avantages à la poussée retardée :

  • Une plus grande efficacité ;
  • Une réduction de la fatigue chez la mère ;
  • Un moindre recours aux forceps ou à la ventouse ;
  • Une baisse du risque de déchirures du périnée ;
  • Une réduction du stress et de la fatigue du fœtus.

 

Mais ces bénéfices nécessitaient d’être confirmés ou non par des études scientifiques rigoureuses.

 

 

Des résultats en faveur d’une poussée immédiate à l’accouchement

 

 

Dans ce contexte, une étude a été menée dans 6 centres américains entre 2014 et 2017, sur 2 404 femmes, sans enfants, d’âge moyen 26,5 ans, admises pour un accouchement spontané ou déclenché à partir de 37 semaines de grossesse.

 

Le taux d’accouchement spontané s’est avéré similaire chez les femmes ayant pratiqué une poussée immédiate et chez les femmes ayant pratiqué une poussée retardée de 60 minutes. Le taux de césarienne et de recours aux instruments étaient semblables entre les deux groupes de femmes.

 

En revanche, la poussée immédiate diminuait significativement la durée de la seconde phase de l’accouchement par rapport à la poussée retardée (102 minutes contre 134 minutes), et ce malgré une durée de poussée active plus longue (83 minutes contre 74 minutes).

 

 

maman et bébé accouchement

 

 

Certaines complications materno-fœtales étaient similaires dans les deux groupes de femmes (taux de déchirures périnéales et d’endométrite, atteintes néonatales).

Cependant, les taux de chorioamniotite (infection du placenta et du liquide amniotique) et d’hémorragie du post-partum étaient significativement plus faibles en cas de poussée immédiate, par rapport aux poussées retardées.

 

 

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D’après ces résultats, retarder la poussée ne changerait pas l’issue de l’accouchement, mais pourrait augmenter le risque de certaines complications obstétricales. Attendre pour pousser n’aurait donc pas que des avantages.

 

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Source

 

Cahill, A.G. et al. 2018. Effect of Immediate vs Delayed Pushing on Rates of Spontaneous Vaginal Delivery Among Nulliparous Women Receiving Neuraxial Analgesia: A Randomized Clinical Trial. JAMA 320(14):1444-1454. doi: 10.1001/jama.2018.13986.

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