Prématurité: les multiples causes chez les nourrissons

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La prématurité en plusieurs caractéristiques

Prématurité: les naissances prématurées représentent 75% de la morbidité infantile (1). C’est pourquoi, pour les parents, c’est une difficulté de plus à surmonter… Heureusement, plus les enfants naissent tard, plus les chances de survie sont élevées.

L’étude EPIPAGE (étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels), distingue 3 types de bébés prématurés (2):

– L’enfant extrêmement prématuré, né entre la 22ème et la 26ème semaine de grossesse (taux de survie de 60%).

– L’enfant grand prématuré, né entre la 27ème et la 31ème semaine (taux de survie de 94%)

– L’enfant modérément prématuré, né entre la 32ème et la 34ème semaine (taux de survie de 99%).

La prématurité peut être spontanée, par un travail prématuré ou une rupture de la membrane fœtale, ou provoquée par les médecins (25 à 30 % des naissances prématurées), en raison de menaces pour la santé du bébé et de la mère: une pré éclampsie, un placenta prævia ou un retard de croissance intra-utérin.

 

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La prématurité a plusieurs causes

Tout d’abord un enfant naît prématurément sous l’influence de plusieurs facteurs. Par exemple, notre article sur le stress prénatal mettait en avant le lien entre le stress prénatal et la prématurité. On estime cependant que 50% des causes de prématurité sont inconnues.

Les facteurs de risque cliniques représentent toutefois environ 25% des risques de naissance prématurée . Et un faible poids d’avant grossesse (IMC inférieur à 19,8), une infection génito-urinaire (à l’origine d’une rupture des membranes), un historique d’accouchement prématuré, la gestation multiple… Les causes sont nombreuses.

En cas de jumeaux, le risque de naissance en dessous de 37 semaines est de 58%. En cas de quadruplés, le risque est estimé à 91%!

Ensuite le saignement vaginal est un autre facteur clinique. En effet ses origines sont en partie inconnues, mais une mauvaise insertion du placenta dans la cavité utérine (placenta prævia) ou un décollement placentaire peuvent être causes d’un saignement.

Il y a également des prédicteurs biophysiques et biologiques. Les contractions utérines ou la dilatation du canal cervical représentent des prédicteurs biophysiques. Une altération de la fleur vaginale ou la détection de fibronectine fœtale à 24 semaines de gestation sont aussi associées à des naissances prématurées (prédicteurs biologiques) (3).

La fibronectine fœtal est une glycoprotéine normalement présente dans la matrice extracellulaire. Elle joue aussi un rôle essentiel dans l’adhésion des cellules à cette matrice, et sa présence dans les secrétions cervico-vaginales a révélé une corrélation avec la prématurité.

 

 

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Comment prendre soin d’un bébé prématuré ?

Pour conclure, les soins kangourou, qui consistent en plusieurs actions à mener auprès de bébé pour qu’il puisse se développer avec le moins de risques possibles :

Garder un contact tactile avec le nourrisson. Le bébé prématuré en contact peau à peau avec sa mère présente un taux de cortisol (hormone de stress) plus bas. C’est donc ce qui stimule un développement plus rapide et équilibré (4). 

Le nourrir. Le bébé prématuré peut avoir besoin d’être nourri par intraveineuse au début. Ainsi, dès que le bébé est arrivé à un stade de maturité plus développé, il est donc conseillé d’allaiter.

Eviter la surstimulation: un enfant prématuré a besoin de se développer à son rythme, et l’hôpital est source de nombreuses stimulations désagréables. Afin qu’il reçoive des sensations agréables, il est important de l’éviter. 

Un bébé prématuré a besoin de beaucoup d’amour et de tendresse !

 

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30.05.2016

(1): Institute of Medicine (US) Committee on Understanding Premature Birth and Assuring Healthy Outcomes; Behrman RE, Butler AS, editors, National Academy of Sciences
(2): INSERM – La survie des enfants grands prématurés en France s’améliore : premiers résultats de l’étude EPIPAGE 2
(3): B.M. Mercer, R.L. Goldenberg, A.H. Das A, Moawad, J.D. Iams, P.J. Meis, R.L. Copper, F. Johnson, E. Thom, D. McNellis, M. Miodovnik, M.K. Menard, S.N. Caritis, G.R. Thurnau, S.F. Bottoms, J. Roberts.National Institute of Child Health and Human Development Maternal-Fetal Medicine Units Network, Bethesda, Maryland, USA.
(4): E. Mörelius, A. Örtenstrand, E. Theodorsson, A. Frostell. Linköping University Department of social and welfare studies, Sweden.
(5): McGuire W, Anthony MY. Tayside Institute of Child Health, Ninewells Hospital and Medical School, Dundee, UK

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