Existe-t-il un risque à déclencher le travail chez la femme enceinte ?

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Quand le terme de la grossesse approche, mais que bébé ne pointe pas le bout de son nez, la perspective du déclenchement du travail se profile. Au-delà des recommandations des autorités de santé, quels sont les avantages et les inconvénients à déclencher le travail ? Une récente étude a comparé les bénéfices et les risques du déclenchement par rapport à une attitude expectative.

 

Les recommandations officielles sur le déclenchement artificiel du travail

 

L’échographie de datation du premier trimestre de la grossesse permet de calculer la date présumée d’accouchement ou terme de la grossesse.

Mais que se passe-t-il si la femme enceinte n’a toujours pas accouché à cette date ?

Le dépassement de ce terme peut être associé à diverses complications, à la fois pour la mère et l’enfant.

Pour les prévenir, une surveillance étroite et régulière est mise en place dès le dépassement du terme et la décision de déclencher artificiellement le travail peut être prise par l’équipe médicale, en concertation avec la femme enceinte.

D’une manière générale, le déclenchement artificiel du travail peut être indiqué dans diverses situations, selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé :

  • La rupture prématurée des membranes (plus communément appelée la rupture ou la fissure de la poche des eaux), en raison d’un risque infectieux majeur ;
  • Le diabète gestationnel mal équilibré ou ayant des effets négatifs sur le fœtus ;
  • Les grossesses multiples ;
  • La suspicion d’une macrosomie fœtale (poids de naissance estimé supérieur à 4 kg) ;
  • Un retard de croissance intra-utérin ;
  • Un antécédent d’accouchement rapide (inférieur à 2 heures) ;
  • Une hypertension artérielle et/ou une pré-éclampsie.

Selon les cas, le déclenchement du travail peut avoir lieu avant le terme, à terme ou après dépassement du terme. Par ailleurs, le déclenchement du travail peut être pratiqué à la demande de la patiente, pour convenance personnelle.

 

 

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Le déclenchement artificiel du travail en pratique

 

Actuellement, le déclenchement du travail peut être réalisé selon deux méthodes :

  • L’administration d’un gel de prostaglandines par voie vaginale ;
  • La perfusion intraveineuse d’ocytocine associée à une rupture de la poche des eaux.

Ces deux méthodes peuvent selon les cas être utilisées seules ou successivement.

Le décollement des membranes au cours d’un toucher vaginal peut provoquer des douleurs et des saignements. De plus, les contractions utérines provoquées peuvent être plus douloureuses que celles observées au cours d’un travail spontané.

Par ailleurs, comme au cours de n’importe quel accouchement, des contractions excessives de l’utérus ou un arrêt de la dilatation du col peuvent nécessiter la réalisation d’une césarienne.

 

 

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Bénéfices et risques du déclenchement du travail après 39 semaines d’aménorrhée

 

Afin de mieux évaluer l’intérêt respectif du déclenchement et d’une attitude expectative, des chercheurs ont analysé les études scientifiques menées dans ce domaine. Les grandes études de cohorte semblent indiquer que le meilleur moment pour l’accouchement se situe à partir de 39 semaines d’aménorrhée (SA).

Ainsi, les complications néonatales diminuent progressivement tout au long de la grossesse jusqu’au terme de 38 à 39 SA. Au-delà, le risque de décès infantile augmente significativement chez les femmes de 35 ans ou plus.

Quel que soit l’âge maternel, un accouchement à 39 SA minimise le risque de mortalité de l’enfant.

Par ailleurs, plusieurs études scientifiques ont mis en évidence que le risque de césarienne diminue dans le cas d’un déclenchement du travail à 39 SA, par rapport à une attitude expectative.

Les données scientifiques les plus récentes indiquent que le déclenchement artificiel du travail à terme (39 SA) est moins risqué que l’attitude expectative, à la fois vis-à-vis du risque de césarienne et de complications périnatales. Déclencher serait donc mieux qu’attendre !

 

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Sources

Haute Autorité de Santé. Recommandations Professionnelles. Avril 2008. Déclenchement artificiel du travail à partir de 37 semaines d’aménorrhée

Rozenberg. À la question du déclenchement de principe du travail à 39 semaines d’aménorrhée, la réponse est dans la question. Gynécologie Obstétrique Fertilité et Sénologie. 16 avril 2018. Doi : 10.1016/j.gofs.2018.03.009.

 

Article écrit le 11 juin 2018.

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