Addictions & drogues enceinte : comment les maîtriser pour le bien de bébé?

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Addictions: beaucoup de femmes en souffrent. Quelles sont les conséquences sur bébé sur le court et le long terme? Comment les aider à décrocher?

 

On sait  que l’usage de drogues est fortement déconseillé durant la grossesse et l’allaitement. Les conséquences des addictions sont néfastes pour le fœtus et le nouveau-né.

Mais au lieu de blâmer les femmes accros à différentes substances, il semble que les accompagner et les assister dans leur quête de sobriété soit une méthode plus efficace pour leur permettre d’arrêter.

Une étude américaine (1) a récemment montré que la période la plus propice au développement d’une addiction est de 18 à 29 ans. La période reproductive s’étend, elle, de 18 à 44 ans.

 

De nombreuses femmes concernées

D’après des statistiques américaines, qui se vérifient aussi en Europe et en Australie :

 5,9% des femmes enceintes utilisent des drogues illicites, 8,5% boivent de l’alcool et 15,9% fument des cigarettes.

Par conséquent, 380 000 foetus sont exposés à des drogues illicites, 550 000 à l’alcool, et plus d’un million au tabac aux États-Unis. Les drogues utilisées les plus communes sont la nicotine, suivie de l’alcool, du cannabis, et des drogues dures comme la cocaïne et les opiacés. Selon l’OMS, le cannabis est la substance illicite dont la consommation est la plus répandue dans le monde, suivi des amphétamines et des opiacés.

 

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Des conséquences des drogues légales néfastes pour le bébé…

Connaître les conséquences des addictions sur leur nouveau-né pousse  de nombreuses futures mères à stopper leur consommation. Effectivement, 96% des femmes alcooliques, 78% de celles consommant du cannabis, 73% des cocaïnomanes et 32% des fumeuses réussissent à s’abstenir durant leur grossesse.

Par contre, la consommation de drogues augmente après l’accouchement. Seulement trois mois après ce dernier, 58% des anciennes fumeuses, 51% des anciennes alcooliques, 41% des femmes consommant du cannabis et 27% des anciennes cocaïnomanes reprennent.

 

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La consommation excessive d’alcool durant la grossesse augmente le risque de fausse-couche, et de mort prématurée du nouveau-né.

En plus de cela, les bébés naîtront généralement plus tôt, et seront plus petits. Ils pourraient aussi souffrir d’un retard de développement neuronal.

Sur le long terme, l’enfant aurait des difficultés cognitives et sociales. Il pourrait en effet avoir plus de mal à apprendre à parler et à s’exprimer. Ces conséquences le suivront jusqu’à l’âge adulte.

Une consommation très occasionnelle d’alcool n’aurait pas ces conséquences.

La consommation de tabac a des conséquences directes sur bébé. Le cordon ombilical pourrait être touché, le risque de fausse couche augmente, le poids de naissance sera plus faible. Les risques de mortalité infantiles augmentent aussi.

La fumée secondaire est aussi très dangereuse pour le nouveau-né. Elle peut causer des infections respiratoires et auditives, des retards de développement cognitifs et comportementaux. Les femmes fumeuses avant la grossesse sont plus propices d’arrêter l’allaitement rapidement pour pouvoir reprendre la consommation de cigarettes.

 

…et illégales.

La consommation de cannabis est également déconseillée. Les mythes selon lesquels elle serait inoffensives sont faux. Les conséquences incluent une naissance prématurée, et un poids faible. Le développement du cerveau du bébé et de l’adolescent, l’attention, ainsi que ses développements comportementaux et cognitifs pourraient aussi s’en trouver négativement affectés.

La consommation d’autres drogues est aussi fortement déconseillée. Seulement, peu d’études arrivent à isoler la consommation d’autres drogues que la cigarette ou l’alcool, pour en déceler leurs conséquences propres.

Elles s’accompagnent généralement d’une faible attention de la mère envers l’enfant et d’une instabilité du foyer peu propice au développement de l’enfant.  

 

 

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Comment se sortir de ses addictions pour le bien-être de l’enfant?

Il existe de nombreux services capables d’accompagner la personne dépendante. Pour celles souffrant d’addiction, des centres spécialisés de discussion et d’accompagnement leur permettent d’apprendre à prendre soin d’elles-mêmes et leur enfant. Les fumeuses en sont quant à elles remises à leur volonté, et à la certitude qu’arrêter de fumer ne pourra qu’avoir des conséquences positives sur leur vie et celle de leur enfant.

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Source :
(1) Substance use during pregnancy. Ariadna Forray.

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